Toni Brogno a retrouvé Westerlo en plein marasme, un club quitté par la grande porte comme buteur de haut vol en l'an 2000. Voici son explication de la descente aux enfers campinoise: "En l'espace de deux ans, pour des raisons budgétaires, bon nombre de joueurs de valeur ont quitté le Kuipke. Je songe à Benoît Thans, Coen Burg, Dejan Mitrovic, Rudi Janssens, Dalibor Mitrovic, Lukas Zelenka, Marc Schaessens et ...

Toni Brogno a retrouvé Westerlo en plein marasme, un club quitté par la grande porte comme buteur de haut vol en l'an 2000. Voici son explication de la descente aux enfers campinoise: "En l'espace de deux ans, pour des raisons budgétaires, bon nombre de joueurs de valeur ont quitté le Kuipke. Je songe à Benoît Thans, Coen Burg, Dejan Mitrovic, Rudi Janssens, Dalibor Mitrovic, Lukas Zelenka, Marc Schaessens et Kevin Vandenbergh notamment. Dans ces conditions, il était utopique de penser que Westerlo tiendrait, une fois encore, la dragée haute aux meilleurs cette saison. Pour moi, l'équipe pouvait prétendre tout au plus à une place dans le ventre mou du classement, à mi-chemin entre les candidats à l'Europe et les mal lotis. Si nous sommes loin du compte, c'est dû à un début de championnat catastrophique à la faveur duquel nous avions dû affronter, lors des cinq premières journées, quatre adversaires qui se retrouvent comme par hasard aux premières loges aujourd'hui: Anderlecht, Bruges, le Lierse et St-Trond. Avec trois unités à peine après cinq rencontres, nous n'en menions pas large au classement, au même titre que d'autres, d'ailleurs, qu'on n'attendait pas non plus dans une position aussi peu enviable. Comme le Standard. L'exemple des Liégeois, longtemps malmenés en phase initiale de la compétition, atteste combien il est difficile de s'extirper d'un tel panier de crabes. Les Rouches y sont lentement parvenus, ces dernières semaines et, à notre niveau, nous les avons imités comme en témoignent nos deux victoires consécutives contre La Gantoise et Lommel. Nous avons repris du poil de la bête et si nous persévérons sur cette voie, nous devrions vivre une campagne tranquille. Mais je crains toutefois que les coups d'éclat, dont nous étions coutumiers dans nos installations face aux ténors, ne nous seront plus réservés. Trop d'individualités marquantes ont quitté Westerlo, tant cette année que la saison précédente. Dès lors, nous devons à présent essentiellement tirer notre force du collectif. C'est pourquoi, personnellement, je ne flambe plus comme à l'époque de mes 30 buts. Je marque moins mais je compense par des assists, ce qui ne se vérifiait guère en 1999-2000. L'essentiel, toutefois, n'est pas la bonne marche de Toni Brogno mais celle du club. Et maintenant, nous avons tous nos apaisements à ce niveau.