Pas d'accord avec ceux qui diabolisent Florentino Perez, le président du Real Madrid et rejettent les sommes citées pour les transferts de Kaká et C. Ronaldo. On les trouve indécentes, pornographiques ( sic), éc£urantes, etc. Personnellement, on préfère qu'un club comme le Real, qui ne pense qu'à développer du beau football, trouve des arrangements commerciaux totalement licites avec des banques pour acquérir des footballeurs de rêve. C'est une meilleure nouvelle que celles d'achats de chasseurs bombardiers ou de tanks, non ?
...

Pas d'accord avec ceux qui diabolisent Florentino Perez, le président du Real Madrid et rejettent les sommes citées pour les transferts de Kaká et C. Ronaldo. On les trouve indécentes, pornographiques ( sic), éc£urantes, etc. Personnellement, on préfère qu'un club comme le Real, qui ne pense qu'à développer du beau football, trouve des arrangements commerciaux totalement licites avec des banques pour acquérir des footballeurs de rêve. C'est une meilleure nouvelle que celles d'achats de chasseurs bombardiers ou de tanks, non ? Et trouver les salaires des mêmes joueurs " immoraux en temps de crise " est tout aussi inutile. Réagit-on de la sorte quand on révèle les gains de stars du cinéma ou de la chanson ? Non ! Dès lors, tant que tout est légal et que personne n'est volé, pourquoi pas ? Cela dit, on doit aussi - toujours - se rappeler les axiomes du foot : " On ne peut aligner que 11 joueurs à la fois " et " Sans collectif, les vedettes ne servent à rien ". Et là, sportivement, on a le droit d'attendre le Real au tournant. On verra si le coach chilien Manuel Pellegrini tirera autant de bienfaits de C. Ronaldo que Sir Alex Ferguson. Le défi est clair. Perez a dit : " Le Real doit être le meilleur club du 21e siècle. " Bonjour la pression pour Pellegrini... que le DT madrilène Jorge Valdano a soustrait à Villarreal pour 4 millions d'euros seulement. Car on ne s'inquiète jamais que les coaches soient sous-payés ! En Belgique, on note une grosse présence de coaches étrangers. Laszlo Bölöni est resté au Standard et si son nouveau salaire y est pour quelque chose, il en va de même avec la qualification aux poules de la Champions League. Il mène le peloton de la D1 devant le Hollandais Adri Koster au Club Bruges (un formateur de l'Ajax), les Serbes Aleksandar Jankovic (Lokeren) et Miroslav Djukic (un gros calibre qui atterrit à Mouscron) et le râleur mais efficace Hollandais Dennis van Wijk à Roulers. Cinq coaches étrangers sur 16 clubs (sans citer Dick Advocaat à la tête des Diables), c'est une proportion impressionnante et un signe que les dirigeants commencent à comprendre. On a trop souvent prétendu que les joueurs belges manquaient de qualité. Mais trop rares ont été ceux à dire que c'étaient surtout les entraîneurs belges qui devaient s'améliorer. Notre Enquête Secrète effectuée auprès de 300 pros de D1 et parue la semaine dernière a fait un tabac. Elle confrontait de façon anonyme nos footballeurs pros à tous les secteurs de leur vie sportive. La presse en parla au-delà de nos espérances et, surprise, les résultats concernant l'homosexualité dans le foot furent particulièrement mis en évidence. L'ASBL Arc-en-ciel Wallonie, Fédération wallonne des associations Lesbiennes, Gays, Bis et Transgenres, ne cacha pas son émoi, estimant même que nous avions fait passer les pros de D1 pour des homophobes en imprimant une question et une réponse de la manière suivante : -Y a-t-il de la place pour les homosexuels dans le football ?-Oui : 32,2 %-Non : 67,8 %Nous n'avons certainement jamais songé un seul instant que tous les pros de D1 étaient homophobes, mais la communauté homosexuelle estime que le résultat tel que nous l'avons présenté ne correspond pas absolument au questionnaire. Voici, donc, le questionnaire tel qu'il fut soumis aux pros et les réponses en découlant : -Question : Y a-t-il de la place pour l'homosexualité dans le football ?-Possibilités de réponses : Oui, certainement - Oui, c'est plus ou moins accepté - Non, cela reste un tabou-Réponses : Oui, certainement à 16,1 % - Oui, c'est plus ou moins accepté à 16,1 % - Non, cela reste un tabou à 67,8 %.C'est vrai, nous avons simplifié les réponses pour des raisons d'espace et de lisibilité. Mais avons-nous, pour autant, tronqué la réalité et recherché le sensationnalisme ? Certainement pas : tout est ici une question d'interprétation. Parce qu'on peut épiloguer longuement sur ce que recouvre le concept de " tabou " pour les pros (tabou à leurs yeux, aux yeux des autres, en étant homophobe ou non... ?). Nous ne sommes pas allés dans ces détails, nous bornant à commenter que seulement 32,7 % des pros estiment que les homos ont leur place dans le foot. A vous de vous faire votre opinion...l PAR JOHN BAETE