Après avoir analysé les deux nuls blancs qui sanctionnèrent Standard-Anderlecht et Genk-Bruges, il était évident de revenir tactiquement sur le sommet Bruges-Standard qui s'est terminé par un 4-4 totalement inédit. Rarement pareil dénouement fait suite à un déroulement de match tel qu'on l'a vécu à l'Olympiastadion. Généralement, ce genre de résultat clôture une rencontre débridée où les occasions fusent d'un côté à l'autre et où les deux équipes évoluent de manière offensive. Ici, même si les spectateurs neutres se sont raffolés, l'emprise des Flandriens fut quasi totale pendant plus d'une heure et le Standard presque inexistant.
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Après avoir analysé les deux nuls blancs qui sanctionnèrent Standard-Anderlecht et Genk-Bruges, il était évident de revenir tactiquement sur le sommet Bruges-Standard qui s'est terminé par un 4-4 totalement inédit. Rarement pareil dénouement fait suite à un déroulement de match tel qu'on l'a vécu à l'Olympiastadion. Généralement, ce genre de résultat clôture une rencontre débridée où les occasions fusent d'un côté à l'autre et où les deux équipes évoluent de manière offensive. Ici, même si les spectateurs neutres se sont raffolés, l'emprise des Flandriens fut quasi totale pendant plus d'une heure et le Standard presque inexistant. Les deux coaches avaient choisi d'évoluer en 4-4-2. La programmation très professionnelle des entraînements de la semaine (à la même heure que le coup d'envoi de la rencontre) n'a pas empêché l'endormissement du début de match craint par MichelPreud'homme. Ceci dit, l'arbitre a également influencé le résultat par quelques décisions inappropriées. Entre autres, le but annulé d' Igor De Camargo sur une déviation du bras totalement involontaire de Karel Geraerts, ensuite le fait que Jonathan Blondel aurait dû être exclu en première mi-temps au moins pour une deuxième carte jaune, puis le deuxième but du Standard est inscrit par MarouaneFellaini en position hors-jeu et enfin le troisième but rouche qui est entaché d'une poussée dans le dos des deux mains de MohammedSarr sur SvenVermant au moment où celui-ci essaie de sauver près du poteau la reprise de la tête d' OguchiOnyewu. L'organisation en zone de Bruges sur phases arrêtées a été mise à mal aussi bien sur le 3e que sur le 4e but des Rouches. Le but d'Onyewu est consécutif à un corner botté par SergioConceiçao. Il n'y a comme d'habitude chez les Brugeois, personne aux deux piquets. La présence d'un seul joueur au premier piquet aurait suffi à dégager la reprise de l'Américain. De plus, le buteur ainsi que RicardoSaPinto sont libres de tout marquage. IbrahimSalou se fait surmonter par le coup de pied du Portugais et laisse Onyewu décroiser sa tête tout à son aise. Pratiquer la zone sur phases arrêtées ? Pourquoi pas, mais à un certain moment, il faut prendre les adversaires en charge et disputer le duel en allant au ballon. Aucun de ces paramètres ne se produit sur cette action. L'égalisation tombe sur une très longue rentrée en touche d'Onyewu prolongée par Fellaini en direction d' AliLukunku complètement esseulé au second poteau. Encore une fois l'organisation en zone de Bruges est mise en boîte par les Standardmen comme Roulers l'avait fait à deux reprises en début de championnat, également sur rentrée en touche. On remarque sur le schéma que, aussi bien Elrio Van Heerden, Gaëtan Englebert, Blondel et Jeanvion Yulu-Matondo ne prennent en charge aucun joueur alors que Conceiçao, Sa Pinto et surtout Lukunku sont complètement libres au deuxième piquet. Une nouvelle fois, Salou est surmonté par la prolongation de Fellaini et le revenant Ali n'a plus qu'à déposer sa tête pour égaliser. Emilio Ferrera va peut-être devoir revoir son organisation tactique défensive sur phases arrêtées. Le coach évoque le manque de taille de son équipe mais je ne pense pas que Salou, qui par deux fois est surmonté par le ballon, soit un joueur manquant d'arguments physiques. par Étienne Delangre