Je vous parlais l'autre jour des gardiens qui bougent avant le penalty : c'est un exemple parmi moult d'équivoque que le foot aime laisser planer, de polémique qu'il aime laisser fleurir. Ce serait facile à résoudre, mais les auteurs des lois (qui sont pour cela fauteurs de troubles) ne les résolvent pas. Comme s'il fallait qu'une zone de controverse et un brin de ranc£ur soient toujours à disposition du perdant pour le consoler... Je vous cite ci-après trois autres petites bêtises, elles me portent sur le système à intervalles réguliers.
...

Je vous parlais l'autre jour des gardiens qui bougent avant le penalty : c'est un exemple parmi moult d'équivoque que le foot aime laisser planer, de polémique qu'il aime laisser fleurir. Ce serait facile à résoudre, mais les auteurs des lois (qui sont pour cela fauteurs de troubles) ne les résolvent pas. Comme s'il fallait qu'une zone de controverse et un brin de ranc£ur soient toujours à disposition du perdant pour le consoler... Je vous cite ci-après trois autres petites bêtises, elles me portent sur le système à intervalles réguliers. 1. Quand vous effectuez une rentrée en décollant un pied du sol, ou en ayant trois orteils qui dépassent à l'intérieur du terrain, ou en lançant le ballon mollement plutôt qu'en le propulsant franchement depuis la nuque et des deux mains, dans tous ces cas-là, vous êtes fautif. C'est une mauvaise rentrée, et la sanction est que le ballon passe à l'adversaire : bien fait pour vous, z'avez qu'à respecter les règles ! Par contre, si vous tentez une longue rentrée vers le point de corner, et que le ballon chatouille la ligne de touche sans finalement entrer dans le terrain, les lois du jeu font preuve envers vous d'une totale mansuétude : vous pouvez recommencer ! C'est stupide et immérité, vu que vous avez raté lamentablement ce qu'on vous demandait, à savoir remettre le ballon en jeu ! C'est même d'autant moins mérité que la Loi 15, qui traite de la rentrée en touche, précise que " l'exécutant doit faire face au terrain ". Or, quand il tente pareil lancer long, l'exécutant fait davantage face au drapeau de coin qu'au terrain proprement dit ! En pareil cas, rendre la rentrée à l'adversaire laisserait donc mon ulcère en stand-by. 2. Parlons des ballons liftés aériens qui, le long d'une touche ou plus souvent sur coup de coin, paraissent û je dis bien paraissentû sortir un instant des limites (à cause de l'effet donné au ballon) avant de réintégrer le ground. En pareil cas, faut vraiment avoir 11 compas dans l'oeil pour oser siffler ou lever son drapeau : referee, si tu le fais en ton âme et conscience et en amenant l'annulation d'un but, t'étonne pas que la foule flouée hurle à la mort... Ici donc, rapport à mon ulcère, ce serait plus malin de ne décréter le ballon sorti que lorsqu'il a touché le sol. Et de nous laisser admirer les belles trajectoires tordues dans tous les autres cas ! Je vous vois venir, futés que vous êtes : vous allez rappeler qu'il y a aussi des ballons en l'air qui paraissent franchir la ligne DE BUT avant d'être dégagés ! Je vous répondrai d'abord que, si j'avais le courage d'arbitrer, je préférerais n'avoir que ça à zyeuter comme un lynx, et d'avoir hors des pattes les ballons à effet évoqués ci-dessus. J'ajouterai ensuite que, personnellement, ça ne me dérangerait pas qu'un but ne soit validé que si le ballon touche terre derrière la ligne ou s'il échoue û littéralement û dans les filets. En rugby, faut bien aplatir l'essai pour qu'il soit validé, non ? 3. Last, but le plus flagrant. Coup de pied de but : la Loi 16 énonce que le ballon doit être sorti du grand rectangle pour être en jeu. J'en ignore la raison profonde et historique, mais admettons. Il arrive : a) que le gardien donne un coup de pied de but court, pour un équipier aux abords de ce grand rectangle ; b) qu'un attaquant adverse et futé se rue en pressing sur le défenseur vers lequel voyage le ballon ; c) que ledit défenseur, pour ne pas risquer la grosse gaffe, aille vers le ballon en rentrant dans son rectangle, et remette le cuir à son gardien. Et l'arbitre fait recommencer le coup de pied de but ! C'est d'un grand ridicule injuste, cela ne récompense pas l'attaquant éveillé qui a poussé le défenseur à la faute : la footosophie la plus élémentaire hurle que l'équipe attaquante doit bénéficier d'un coup franc indirect ! Je sais, vous n'êtes pas toujours d'accord avec mes élucubrations, et j'admets. Mais si vous ne l'êtes pas dans ce cas précis, c'est vraiment que vous avez choisi la mauvaise foi parce que ma tête ne vous revient pas ! Là, je ne vous félicite pas et mon ulcère non plus... par Bernard JeunejeanÇa ne me dérangerait pas qu'un but ne soit validé que si le ballon touche terre derrière la ligne