RichardCulek est originaire de Liberec. " C'est une ville de 120.000 habitants, située à 100 kilomètres au nord de Prague, dans une région montagneuse d'une grande beauté naturelle. L'hiver, on peut y skier, et on n'est pas très loin de la frontière allemande. Le club du Slovan Liberec, où j'ai fait toutes mes classes, a joué des matches de Coupe de l'UEFA ces dernières années, mais à l'époque, c'était encore un petit club de province. A 17 ans, j'ai été champion de D2 avec ce club et je suis monté en D1. Puis, je suis parti à Chemnitz, en D2 allemande....

RichardCulek est originaire de Liberec. " C'est une ville de 120.000 habitants, située à 100 kilomètres au nord de Prague, dans une région montagneuse d'une grande beauté naturelle. L'hiver, on peut y skier, et on n'est pas très loin de la frontière allemande. Le club du Slovan Liberec, où j'ai fait toutes mes classes, a joué des matches de Coupe de l'UEFA ces dernières années, mais à l'époque, c'était encore un petit club de province. A 17 ans, j'ai été champion de D2 avec ce club et je suis monté en D1. Puis, je suis parti à Chemnitz, en D2 allemande. J'y ai joué deux ans. C'était la première fois que je quittais ma famille, mais je n'étais qu'à 200 kilomètres de chez moi et je rentrais régulièrement. Au niveau footballistique, l'expérience fut positive. Malheureusement, lors de ma deuxième saison, une vilaine blessure au genou m'a contraint à neuf mois d'inactivité. C'est le grand regret de ma carrière : j'ai eu la poisse au plus mauvais moment, car à cette époque, Munich 1860 s'intéressait à moi et j'aurais pu partir en Bundesliga. Au lieu de cela, je me suis retrouvé sans contrat... et donc, sans revenus. Ce fut un sale moment à passer, mais je peux m'estimer heureux d'avoir retrouvé toutes mes facultés. J'ai repris la compétition au Slovan Liberec, mon club d'origine où j'étais retourné, faute d'autres possibilités. Puis, je suis parti aux Bohemians Prague. Là, mon entraîneur adjoint était un certain Antonin Panenka, devenu une légende vivante en République Tchèque. Je n'avais que deux ans lorsqu'il a converti son fameux tir au but en finale de l'EURO 1976, mais j'ai souvent revu les images à la télévision par la suite, et lorsque j'ai eu l'occasion de le côtoyer, j'ai été subjugué par sa technique. Après une saison dans la capitale tchèque, j'ai été transféré à Lommel, en D2. J'ai directement été champion et je suis monté en D1. Puis, après la faillite, je suis parti au FC Brussels où j'ai remporté, pour la troisième fois de ma carrière, un titre de champion de D2. Cette saison-là, j'ai également disputé avec Lommel la finale de la Coupe de Belgique, perdue 1-0 contre Westerlo. J'attends encore un titre en D1... mais je crois que ce ne sera pas pour cette année... " (il rit). - " Entre 15 et 18 ans, j'ai régulièrement été appelé dans les équipes nationales de jeunes. J'ai encore fait l'objet de l'une ou l'autre sélection en Espoirs, mais la concurrence était rude : il y avait énormément de talent en République Tchèque. J'ai, par exemple, joué avec PatrikBerger (ex-Liverpool), VratislavLokvenc (Bochum), TamasGalasek (Ajax) et PetrGabriel (Bielefeld). Je n'ai plus de contacts réguliers avec tous ces gens, mais on se retrouve de temps en temps pendant les vacances en République Tchèque, lorsqu'on organise des tournois avec des personnalités ".