Curiosité : les familles Comitis, Augousti et Morfou concentrent les fonctions de présidents, CEO, responsables de la communication et directeurs de marketing de l'Ajax Cape Town, du Bloemfontein Celtic, des Mpumalanga Black Aces et des Kaizer Chiefs ! Le népotisme n'est pas un phénomène rare au sein des clubs de foot dans le monde, mais ces quatre clubs évoluent dans le septième plus grand championnat du monde. ...

Curiosité : les familles Comitis, Augousti et Morfou concentrent les fonctions de présidents, CEO, responsables de la communication et directeurs de marketing de l'Ajax Cape Town, du Bloemfontein Celtic, des Mpumalanga Black Aces et des Kaizer Chiefs ! Le népotisme n'est pas un phénomène rare au sein des clubs de foot dans le monde, mais ces quatre clubs évoluent dans le septième plus grand championnat du monde. Et oui, la Premier Soccer League d'Afrique du Sud, PSL en abrégé, émarge au top 7 mondial en matière de marketing, de droits TV et de budget ! Je vous entends déjà rire, comme cela m'arrive souvent quand j'assiste, par exemple, à un match entre Amazulu et les Lamontville Golden Arrows, le derby de Durban, sur Supersport TV. Le niveau est loin d'être exceptionnel mais qu'importe ? Des entraîneurs comme Foppe de Haan, Ruud Krol et Hristo Stoitchkov y ont gagné leur croûte la saison passée. Leur croûte ? Dans le cas de l'excentrique Bulgare, ancienne star de Barcelone, nous pouvons parler de caviar et de truffes. Son salaire mensuel était de 75.000 euros, chez les illustres Mamelodi Sundowns. Outre ses magnifiques stades et ses retransmissions, la PSL se distingue également en merchandising. Certains pays européens feraient bien d'en prendre de la graine. Imaginez qu'on puisse acheter des maillots de tous les clubs dans n'importe quel aéroport belge, voire même dans les pays limitrophes. C'est possible pour la PSL. Maillots, survêtements, casquettes.... on trouve partout les produits de n'importe quel club, petit ou grand. Hélas, ce succès commercial et financier ne se reflète pas sur le terrain. Ainsi, Norikazu Murakami, l'avant japonais des Platinum Stars, convainc rarement son entraîneur de le titulariser. Non que ses coéquipiers soient si brillants. L'ancien universitaire japonais, qui n'a joué qu'à Singapour, est simplement trop faible. Qui s'en plaint ? Les supporters n'en savent rien et la façade camoufle le reste. Joueurs et entraîneurs voient leur compte en banque gonfler de mois en mois tandis que les dirigeants casent tranquillement toute leur famille... *Tom Saintfiet, Limbourgeois de 37 ans, est coach de la Namibie depuis 2008, après avoir entraîné des clubs au Qatar, en Allemagne, aux Féroé, aux Pays-Bas et en Finlande. " Problème : le succès commercial ne se reflète pas sur le terrain. "