Avec ce deuxième confinement, les footballeurs pros passent plus de temps dans leur fauteuil, après leur entraînement. Bon pour la récupération? Non, bien au contraire!
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Avec ce deuxième confinement, les footballeurs pros passent plus de temps dans leur fauteuil, après leur entraînement. Bon pour la récupération? Non, bien au contraire! Une étude révèle que 30% des footballeurs pros présentent des symptômes de pré-diabète et que le temps qu'ils passent en position assise est un des facteurs principaux. Avant la pandémie, les footballeurs passaient 79% de leur temps assis et ce chiffre a augmenté. Un entraînement quotidien de deux ou trois heures ne compense pas cette longue station assise, car elle dérégule le système. Elle agit au niveau du taux de glycémie, détériore les tissus et la capacité aérobique. Résultat? On est moins performant et on se blesse plus facilement. Cette sédentarité peut également dérégler le biorythme. Il s'agit du rythme diurne et nocturne qui permet au corps de fonctionner de manière optimale. Sur l'Équateur, dont provient l'homo sapiens, il est de douze heures par nuit et par journée. Nous sommes toujours programmés de la sorte. Pendant les heures actives, en journée, muscles et cerveau sont actifs. Il est important de bouger, de manger et de s'exposer à la lumière, de préférence celle du soleil. Pendant les heures inactives, sombres, en principe douze heures après l'éveil, nous devons nous reposer, éviter la lumière autant que possible -et surtout la lumière bleue de nos écrans, très nocive- de même que la prise de nourriture et les exercices intenses. C'est indispensable pour permettre au cerveau de fabriquer la mélatonine, l'hormone du sommeil, et au système immunitaire d'effectuer son travail, soit protéger le corps et le laisser récupérer. Un sommeil insuffisant ou trop peu d'heures sombres ont un impact négatif sur la santé et les performances, de même que trop peu d'heures actives en journée sont néfastes et diminuent la récupération. La température corporelle diminue lors de stations prolongées en position assise ou couchée, ce qui déclenche la production de l'hormone du sommeil. Au bout d'un certains temps, le corps ne sait donc plus quand il doit en produire. Le biorythme est perturbé. Les joueurs restent éveillés plus tard le soir, ils ne dorment pas assez et ne sont plus reposés au début de l'entraînement. En résumé, le style de vie d'un athlète détermine largement son biorythme. En respectant le rythme 12-12, il peut améliorer son immunité et sa récupération. Voulez-vous en savoir davantage sur les quick wins afin de retrouver votre biorythme normal? Inscrivez-vous au workshop "Biorythme: la nuit, clé de la récupération" lors de la Journée digitale de l'Entraîneur le 5 décembre.