Le Covid-19 paralyse le monde depuis des mois. Les contaminations sont exponentielles, le personnel soignant se tue à la tâche, les entrepreneurs de l'horeca, contraints de fermer, s'arrachent les cheveux et les écoliers assistent aux cours à distance. Le monde sportif est également frappé par la pandémie. Si la plupart des athlètes et entraîneurs échappent à l'infection, compétitions et entraînements sont supprimés ou restreints par les protocoles de prévention. Dans ces conditions, il n'est pas évident pour un coach de so...

Le Covid-19 paralyse le monde depuis des mois. Les contaminations sont exponentielles, le personnel soignant se tue à la tâche, les entrepreneurs de l'horeca, contraints de fermer, s'arrachent les cheveux et les écoliers assistent aux cours à distance. Le monde sportif est également frappé par la pandémie. Si la plupart des athlètes et entraîneurs échappent à l'infection, compétitions et entraînements sont supprimés ou restreints par les protocoles de prévention. Dans ces conditions, il n'est pas évident pour un coach de soutenir ses poulains, d'autant qu'il a peut-être perdu le nord lui-même. Le virus a bouleversé notre vie sociale et nos projets sportifs. C'est un choc pour les entraîneurs comme pour les athlètes. Certains sportifs cherchent leur salut dans les excès. Strava est rempli de séances à vélo de plus de 300 kilomètres et de défis style Everest. Le rêve de Tokyo est postposé et le sportif doit bien se défouler... L'entraîneur essaie de comprendre ce réflexe, sans juger. Il doit offrir un soutien. Il doit se renouveler et se montrer souple afin de soutenir le sportif, de préserver son bien-être et son aptitude à prester. Créativité et souplesse sont poussées à l'extrême. C'est du darwinisme pur: on s'adapte ou on périt. Il n'est donc pas surprenant que l'entraîneur de triathlon troque son chrono pour un tapis de yoga afin d'offrir plus de sérénité à ses athlètes, et les aider ainsi à se reconcentrer. Ni que le coach de football mette de côté sa séance tactique pour un entraînement physique, piloté via Zoom. L'entraîneur indique le chemin à suivre, avec une créativité qui doit inspirer ses sportifs et leur offrir des solutions pour l'avenir. Le personnel soignant est tellement préoccupé par la santé de ses patients qu'il se néglige. Il en va souvent de même avec l'entraîneur, qui pense tellement à ses athlètes qu'il s'oublie et peut s'égarer. Il risque le burn-out. Appuyez à temps sur le bouton pause et profitez de l'occasion pour vous ressourcer! Un livre, une série Netflix (je vous conseille The PlayBook ! ), un entretien vidéo avec un collègue... Ça insuffle de l'énergie et vous arme pour l'entraînement. Le rôle de l'entraîneur a clairement gagné en complexité. Les organismes sportifs doivent se demander si leurs formations préparent toujours suffisamment les entraîneurs. Attache-t-on assez d'importance au psychisme du sportif, en plus de l'aspect technico-sportif? Peut-être avons-nous des leçons à tirer en la matière, en ces temps de pandémie. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez participer au Dag van de Trainer, le 5 décembre, une organisation - en ligne - de Sport Vlaanderen.