Le sport change si vite que ceux qui viennent de décrocher leur diplôme d'entraîneur et débarquent dans un nouvel environnement ont besoin de directives pour poursuivre leur développement. Les sportifs sont de plus en plus exigeants et les entraîneurs doivent donc être plus complets. Le sportif qui veut progresser a besoin de travail qualitatif, jour après jour. Les patrons aussi sont de plus en plus exigeants. Conclusion: il n'est plus possible pour un coach de se contenter de diriger et d'instruire. Mais que doit-il faire, alors?
...

Le sport change si vite que ceux qui viennent de décrocher leur diplôme d'entraîneur et débarquent dans un nouvel environnement ont besoin de directives pour poursuivre leur développement. Les sportifs sont de plus en plus exigeants et les entraîneurs doivent donc être plus complets. Le sportif qui veut progresser a besoin de travail qualitatif, jour après jour. Les patrons aussi sont de plus en plus exigeants. Conclusion: il n'est plus possible pour un coach de se contenter de diriger et d'instruire. Mais que doit-il faire, alors? Les formations offrent déjà beaucoup de possibilités aux entraîneurs. Cependant, elles se concentrent surtout sur l'aspect technique et très peu sur le people management, qui peut vraiment faire la différence. Je constate aussi qu'on place le focus sur le court terme. Parfait si les résultats suivent. Mais dans le cas contraire? Le coach doit-il s'accrocher à ses principes ou peut-il s'adresser à d'autres, faire preuve de souplesse afin de continuer à répondre aux attentes sur le plan du management? Celui-ci peut-il suffire en attendant que les résultats suivent, et comment? Je ne considère pas un entretien hebdomadaire comme du coaching. C'est plutôt du reporting, même si on peut en profiter pour échanger des conseils. Les entraîneurs disent souvent: "Ils n'y connaissent rien en football."Je trouve que c'est trop peu nuancé. Ceux qui tiennent ces propos se placent directement en mode défense et ne font qu'accroître leur stress. Car ça veut dire qu'on ne parle que de football et que l'entraîneur doit défendre ses choix. Or, il doit aller beaucoup plus loin dans ces entretiens. Il doit expliquer comment il travaille avec le groupe, quels talents il voit émerger, comment il augmente la valeur de son noyau ou établit des liens avec les supporters, etc. De nos jours, un coach doit avoir une formation qui dépasse le seul aspect footballistique. Il devrait être coaché par le staff qui l'entoure. Pour cela, il doit connaître ses points forts et ses points faibles afin de s'entourer de personnes qui renforcent ses compétences et pallient ses lacunes. Un bon coach a aussi besoin, dans un staff, de quelqu'un qui puisse le confronter à lui-même, à tout moment. Le football est très conservateur, mais le rôle du people manager ne cesse de gagner en importance. Les entraîneurs qui ont du succès actuellement sont de bons people managers, qui ne cessent de se recycler, pas pour être spécialisés en tout, mais pour avoir des notions dans de nombreux domaines. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez participer au Dag van de Trainer, le 5 décembre, une organisation - en ligne - de Sport Vlaanderen.