Entraîner Roulers était plutôt spécial : analyste de la D1B pour Sporza, j'ai fustigé à plusieurs reprises la gestion du club, la saison passée. Il avait engagé un entraîneur, Arnar Gretarsson, alors que la préparation était déjà avancée, il n'avait étoffé son noyau que le dernier jour de la période des transferts, avait écopé d'une défaite par forfait suite à sa faillite provisoire, pour une facture non payée. Une volée d'entraîneurs étrangers dépourvus de connaissance du football belge a fait dégringoler Rouler...

Entraîner Roulers était plutôt spécial : analyste de la D1B pour Sporza, j'ai fustigé à plusieurs reprises la gestion du club, la saison passée. Il avait engagé un entraîneur, Arnar Gretarsson, alors que la préparation était déjà avancée, il n'avait étoffé son noyau que le dernier jour de la période des transferts, avait écopé d'une défaite par forfait suite à sa faillite provisoire, pour une facture non payée. Une volée d'entraîneurs étrangers dépourvus de connaissance du football belge a fait dégringoler Roulers en bas de classement, alors que le budget n'avait jamais été aussi élevé. Dans le passé, j'avais discuté deux fois avec le club, en D1B, sans succès. Cette fois, le poste était réservé à Tom Saintfiet, l'actuel sélectionneur de la Gambie. Fervent défenseur des coaches belges, il m'a cité quand il a réalisé qu'il ne pouvait combiner les deux postes. Comme lui et d'autres, je continue à plaider la cause des entraîneurs belges. Le championnat de Belgique est très spécifique, en D1A comme un cran plus bas, et peu d'entraîneurs étrangers y réussissent vraiment. Selon moi, un coach étranger doit apporter une plus-value conséquente sur un plan au moins : des accents modernes, des principes novateurs, une préparation physique spéciale, un suivi mental particulier. Trond Sollied a appliqué un concept de jeu clair à Gand, avec ses fameuses trajectoires de course. On est pour ou contre, mais le 4-4-2 en losange de Jess Thorup était aussi clair. Comme le football réaliste de Franky Vercauteren et la verticalité prônée par Marc Brys. La tactique de Hein Vanhaezebrouck, avec trois défenseurs, a attiré l'attention en Belgique et au-delà, et aurait pu lui valoir une promotion à l'étranger. J'aime les entraîneurs dont on distingue l'empreinte. En visionnant une série de matches, je ne remarquais pas vraiment quelle était la vision de Hannes Wolf. On dirait qu'on accorde le bénéfice du doute aux entraîneurs étrangers alors qu'on remet systématiquement en question l'embauche d'un Belge. Avant même le début de la saison à Genk, Felice Mazzù a été démoli alors qu'il avait fait ses preuves pendant des années. Nous devons être plus positifs, plus constructifs. Des tuyaux ? Bob Peeters a changé depuis son passage à Gand. Serein, il a une vision claire à Westerlo, de même qu'Emilio Ferrera imprime la sienne à Seraing. Regi Van Acker met toujours une solide organisation en place et obtient des résultats, comme maintenant au FCV Dender.