Oui, j'ai un passé dans le foot... même s'il n'a pas été sur les terrains. Pendant des années, j'ai été responsable presse à Gand et Ostende. Chez les Buffalos, c'est Jean Van Milders qui squattait à l'époque le fauteuil de président. Et à Ostende, ce siège était réservé à Eddy Vergeylen, un homme à l'humour parfois grinçant.
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Oui, j'ai un passé dans le foot... même s'il n'a pas été sur les terrains. Pendant des années, j'ai été responsable presse à Gand et Ostende. Chez les Buffalos, c'est Jean Van Milders qui squattait à l'époque le fauteuil de président. Et à Ostende, ce siège était réservé à Eddy Vergeylen, un homme à l'humour parfois grinçant. Ces deux aventures ne se sont pas trop bien terminées, à cause de frictions. Mais bon, ça ne servirait à rien de revenir là-dessus. Le temps a guéri mes blessures. Et je suis resté supporter. J'ai deux abonnements à la Ghelamco Arena. Et, comme j'habite à la côte, je continue aussi à suivre Ostende d'assez près. Après l'arrivée spectaculaire de Marc Coucke, suivie de son départ tout aussi fracassant, ça a pas mal chauffé du côté de l'Albertpark. Mais les nuages sombres ont finalement disparu quand le club a été repris par un groupe américano-chinois. Aujourd'hui, on a là-bas un CEO français qui base sa philosophie sportive sur le traitement de données. Les profils de joueurs sont screenés sur PC, c'est comme ça que le club boucle désormais ses transferts. Le nouvel entraîneur est un parfait inconnu. Son système de jeu s'inspire de vertus typiquement allemandes. Gründlichkeit et pression permanente. Tout ça avec une bande de joueurs relativement anonymes. Pour moi, Ostende prend des risques. Calculés ? On verra à l'autopsie. Le KVO va-t-il s'installer dans la durée en Pro League ou fera-t-il une énième fois le yo-yo ? Rendez-vous dans quelques mois pour y voir plus clair. Ces dernières années, ça a été fiesta à Gand, le tout premier titre national. Merci Hein Vanhaezebrouck. Et quelques jolies campagnes européennes. La saison passée aussi, les Buffalos ont séduit avec un jeu attractif et offensif. Et avec Jonathan David en premier rôle. Il a choisi de s'en aller. Banco ! Mais, clairement, il n'a toujours pas été remplacé. Et c'est à cause de ça que le début de championnat a été un fiasco. Première victime collatérale : Jess Thorup. Je trouve que c'est un excellent entraîneur, un bon people manager. Et le public gantois l'appréciait. Son successeur, Laszlo Bölöni, n'a eu droit qu'à 25 jours pour remettre le train sur les rails, avant d'être licencié à son tour. Les dirigeants ont-ils pris la bonne décision ? On peut poser la question. Quoi qu'il en soit, on s'attend à vivre encore de bons frissons, aussi bien à la mer qu'à la Ghelamco. Je suis particulièrement impatient de voir les effets concrets de ces révolutions.