L'annonce a pris une heure de retard. Vers 16h45, les journaux sportifs espagnols sont venus avec LA breaking news : " Lionel Messi va communiquer par vidéo sa décision définitive. " Et ça devait se faire sur le coup de 17 heures. Je file sur le compte twitter de Goal.com, qui a acquis les droits exclusifs de l'annonce. Rien. À 17h05, toujours rien, nulle part. Je consulte Sport.es, Mundo Deportivo, Marca. Toujours rien. Pas plus sur la radio catalane RAC1. Et rien non plus sur la page insta officielle de Leo. Mais finalement, il n'y a plus vraiment de suspense. Une s...

L'annonce a pris une heure de retard. Vers 16h45, les journaux sportifs espagnols sont venus avec LA breaking news : " Lionel Messi va communiquer par vidéo sa décision définitive. " Et ça devait se faire sur le coup de 17 heures. Je file sur le compte twitter de Goal.com, qui a acquis les droits exclusifs de l'annonce. Rien. À 17h05, toujours rien, nulle part. Je consulte Sport.es, Mundo Deportivo, Marca. Toujours rien. Pas plus sur la radio catalane RAC1. Et rien non plus sur la page insta officielle de Leo. Mais finalement, il n'y a plus vraiment de suspense. Une source fiable en Argentine a déjà craché le morceau : Lionel Messi va annoncer qu'il reste finalement à Barcelone. À 18 heures, je suis sur la route, quelque part entre Genk et Tirlemont. Et là, l'info tombe, enfin. Je me range sur le côté de la route, mais la vidéo ne se charge pas. J'attends d'être rentré pour visionner l'interview dans son intégralité. Ça dure 18 minutes. Oui, il continue au Barça. Moi, socio détenteur du matricule 87655, je suis heureux. Parce qu'on préfère toujours avoir l'Argentin dans son équipe qu'avec le maillot de la concurrence. Combien de fois a-t-il été décisif au cours de ses 731 matches avec le Barça ? En le regardant, on peut être bouche bée, incrédule, attraper la chair de poule, pleurer de joie. Parce qu'il est tellement beau. Il m'a plusieurs fois bluffé en direct, quand j'assistais à des matches au Camp Nou. Soit tout en haut dans la tribune de presse, soit sur un des 100.000 sièges. Messi, c'est à la fois Mozart, Bach, Cruijff, Pelé et Maradona. Il est à la fois le meilleur et le plus sous-estimé des footballeurs de l'histoire. Oui, sous-estimé, parce qu'il y a toujours des négationnistes, incapables de détecter son talent extra-terrestre. Le décor de cette fameuse interview est très sobre. Derrière Messi, un rideau blanc. Quelque chose de céleste. Après tout, c'est Dieu qui parle. En t-shirt noir et blanc, en short rouge, en tongs. Et il n'épargne personne. Il dribble la direction du Barça en la ridiculisant. Le président en prend plein la figure : " Il n'a pas respecté sa promesse. " Dans le regard de l'idole, on décèle un cocktail de rage contenue et de profonde déception. Lionel Messi est un homme triste. Il reste à Barcelone parce qu'il fait passer avant tout le reste son amour pour ses couleurs, ça a plus de poids pour lui que la façon indigne dont il a été traité. Leo mérite encore plus mon respect ! Je signerai la motion de méfiance à l'encontre de Bartomeu & Co. En priant pour que tout change. Avec une nouvelle équipe, une nouvelle direction, un nouveau projet. Et un Messi à nouveau heureux. En attendant ses adieux officiels, dans un bain de larmes, dans un Camp Nou plein comme un oeuf.