Cela fait 24 ans que la République d'Irlande a participé à son seul et unique Championnat d'Europe, en Allemagne fédérale en 1988. Cette qualification avait à l'époque été acquise sous les ordres d'un coach étranger, l'Anglais Jackie Charlton.

Il y a assurément quelques similitudes avec l'Italien Giovanni Trapattoni aux commandes de l'Eire. L'Italien a beau avoir été malheureux lors des barrages pour une place en Coupe du Monde 2010 - rappelez-vous le geste de la main de Thierry Henry au Stade de France - dans l'ensemble il a généralement eu de la chance avec la sélection irlandaise. Et bien qu'il ait été critiqué par une partie des médias irlandais pour son style de jeu conservateur, le rusé Trap a utilisé toute son expérience pour construire une équipe non seulement difficile à battre mais qui déploie aussi un football attractif lorsqu'elle y est autorisée. Trapattoni a fait des miracles avec très peu de stars, mis à part Robbie Keane.

Les Boys in Green ont toujours été coriaces à man£uvrer à Dublin et cette tradition n'a pas failli sous Trapattoni, à une exception près : en octobre 2010, la Russie menait 0-3 avant qu'un changement tactique ne fasse revenir au score les Irlandais. Pas suffisant puisqu'ils furent battus 2-3, ce qui amena les supporters à se demander si la phase finale de l'EURO était encore accessible. Une autre déception survint lors du nul blanc contre la Slovaquie, mais les valeureux Irlandais réussirent à leur tour un nul blanc à Moscou 4 jours plus tard. Ce soir-là, le défenseur Richard Dunne et le gardien vétéran Shay Given furent magnifiques. Des victoires contre Andorre et l'Arménie sécurisaient leur 2e place synonyme de barrages. Après avoir écrasé l'Estonie à Tallinn (0-4) les supporters de l'Eire planifiaient déjà leurs vacances 2012 en Pologne et en Ukraine mais Trapattoni ne voulait pas admettre que l'affaire était entendue avant le match retour soldé sur un nul 1-1.

Le coach italien a toujours affirmé qu'il conserverait sa confiance envers les joueurs qui ont participé activement aux 12 matches des éliminatoires. On croyait à une mauvaise nouvelle pour les stars montantes comme James McClean (Sunderland) et Shane Duffy (Everton). McClean - qui a opté pour le maillot irlandais bien qu'il soit né en Ecosse - a finalement été repris dans la sélection des 23, au contraire de Duffy. Trapattoni a utilisé 26 joueurs lors des qualifs dont deux gardiens, Given et Kieren Westwood. Le 3e choix est David Forde. Les fans irlandais, qui assisteront à leur premier tournoi majeur depuis la CM 2002, sont heureux que leur équipe soit basée en Pologne au premier tour. Dans le contexte de crise économique dans laquelle est plongé le pays depuis 3 ans, la participation à l'EURO met un peu de baume au c£ur.

PAR SEAN CREEDON (ESM), À DUBLIN

Des milliers de fans irlandais sympas vont débarquer en Pologne !

Cela fait 24 ans que la République d'Irlande a participé à son seul et unique Championnat d'Europe, en Allemagne fédérale en 1988. Cette qualification avait à l'époque été acquise sous les ordres d'un coach étranger, l'Anglais Jackie Charlton. Il y a assurément quelques similitudes avec l'Italien Giovanni Trapattoni aux commandes de l'Eire. L'Italien a beau avoir été malheureux lors des barrages pour une place en Coupe du Monde 2010 - rappelez-vous le geste de la main de Thierry Henry au Stade de France - dans l'ensemble il a généralement eu de la chance avec la sélection irlandaise. Et bien qu'il ait été critiqué par une partie des médias irlandais pour son style de jeu conservateur, le rusé Trap a utilisé toute son expérience pour construire une équipe non seulement difficile à battre mais qui déploie aussi un football attractif lorsqu'elle y est autorisée. Trapattoni a fait des miracles avec très peu de stars, mis à part Robbie Keane. Les Boys in Green ont toujours été coriaces à man£uvrer à Dublin et cette tradition n'a pas failli sous Trapattoni, à une exception près : en octobre 2010, la Russie menait 0-3 avant qu'un changement tactique ne fasse revenir au score les Irlandais. Pas suffisant puisqu'ils furent battus 2-3, ce qui amena les supporters à se demander si la phase finale de l'EURO était encore accessible. Une autre déception survint lors du nul blanc contre la Slovaquie, mais les valeureux Irlandais réussirent à leur tour un nul blanc à Moscou 4 jours plus tard. Ce soir-là, le défenseur Richard Dunne et le gardien vétéran Shay Given furent magnifiques. Des victoires contre Andorre et l'Arménie sécurisaient leur 2e place synonyme de barrages. Après avoir écrasé l'Estonie à Tallinn (0-4) les supporters de l'Eire planifiaient déjà leurs vacances 2012 en Pologne et en Ukraine mais Trapattoni ne voulait pas admettre que l'affaire était entendue avant le match retour soldé sur un nul 1-1. Le coach italien a toujours affirmé qu'il conserverait sa confiance envers les joueurs qui ont participé activement aux 12 matches des éliminatoires. On croyait à une mauvaise nouvelle pour les stars montantes comme James McClean (Sunderland) et Shane Duffy (Everton). McClean - qui a opté pour le maillot irlandais bien qu'il soit né en Ecosse - a finalement été repris dans la sélection des 23, au contraire de Duffy. Trapattoni a utilisé 26 joueurs lors des qualifs dont deux gardiens, Given et Kieren Westwood. Le 3e choix est David Forde. Les fans irlandais, qui assisteront à leur premier tournoi majeur depuis la CM 2002, sont heureux que leur équipe soit basée en Pologne au premier tour. Dans le contexte de crise économique dans laquelle est plongé le pays depuis 3 ans, la participation à l'EURO met un peu de baume au c£ur. PAR SEAN CREEDON (ESM), À DUBLINDes milliers de fans irlandais sympas vont débarquer en Pologne !