L'année passée, au même stade de la saison, Anderlecht avait déjà fait toutes ses emplettes en prévision du championnat suivant... Arnold Kruiswijk avait été débauché au FC Groningen dès le mois de décembre, Matias Suarez et Kanu faisaient l'objet d'un suivi depuis longtemps et les dossiers concernant Nemanja Rnic et HernanLosada avaient été finalisés bien avant la reprise. Le Sporting n'avait pas musardé en chemin dans l'optique de la mise sur pied d'un nouvel effectif. Mais n'était-il pas allé un peu trop vite en besogne à l'époque ? Car, à l'analyse, aucune de ces recrues n'a fait son trou au Parc Astrid entre-temps. Pire encore : trois d'entre elles peuvent d'ores et déjà se mettre en quête d'un autre employeur.
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L'année passée, au même stade de la saison, Anderlecht avait déjà fait toutes ses emplettes en prévision du championnat suivant... Arnold Kruiswijk avait été débauché au FC Groningen dès le mois de décembre, Matias Suarez et Kanu faisaient l'objet d'un suivi depuis longtemps et les dossiers concernant Nemanja Rnic et HernanLosada avaient été finalisés bien avant la reprise. Le Sporting n'avait pas musardé en chemin dans l'optique de la mise sur pied d'un nouvel effectif. Mais n'était-il pas allé un peu trop vite en besogne à l'époque ? Car, à l'analyse, aucune de ces recrues n'a fait son trou au Parc Astrid entre-temps. Pire encore : trois d'entre elles peuvent d'ores et déjà se mettre en quête d'un autre employeur. Kruiswijk, surnommé Bertje Bibber (Bertje le trembleur en flamand) vu sa tendance à paniquer dès que le ballon est dans ses parages, n'a pas saisi la chance offerte en défense centrale suite à la longue absence de Jelle Van Damme. Rnic, lui, s'est d'emblée grillé suite à sa carte rouge intempestive à Bate Borisov, suivie plus tard par un autre renvoi aux vestiaires tout aussi stupide au FC Malines. Et puis il y a le cas Losada, en qui certains voyaient déjà le Juan Lozano moderne mais qui n'a jamais répondu à l'attente. Les deux derniers de cette liste, Suarez et Kanu, sont en sursis. La percée de l'Argentin, qui a parfois montré de bonnes choses, malgré tout, est attendue dans les mois à venir. Pour le Brésilien, par contre, le son de cloche est différent. Prêté au Cercle Bruges en janvier dernier, il n'a jamais réussi à faire trembler les filets adverses. D'une campagne à l'autre, détrompez-vous, les dirigeants anderlechtois ne se sont pas donné plus de temps pour constituer un groupe new look. C'est que financièrement parlant, ils n'ont plus tout à fait les moyens de leurs ambitions. En cause, une élimination européenne précoce, en août dernier, qui les a privés d'une bonne quinzaine de millions d'euros. Un joli pactole auquel il faut encore en ajouter un autre, de la même grandeur, dû à une deuxième place en championnat, derrière le Standard, qui prive les Mauves d'un accès direct en phase de poules de la Ligue des Champions. Si la première perte a pu être compensée grâce aux ventes de Roland Lamah au Mans, CheikhTioté à Twente et Nicolas Pareja à l'Espanyol Barcelone, l'autre pend toujours au nez du RSCA. Qui, pour renflouer ses caisses, aurait aimé vendre avant de s'activer vraiment sur le marché des transferts. Mais du côté des départs, précisément, c'est le néant jusqu'à présent. Tous ceux qui, théoriquement, devraient permettre la constitution d'un petit bas de laine, sont toujours là : Lucas Biglia, qu'on annonce en Angleterre et en Espagne, mais pour qui aucune offre digne de ce nom n'a encore abouti au stade Constant Vanden Stock. Jan Polak non plus n'a pas fait l'objet de proposition ailleurs et il n'en va pas autrement pour Mbark Boussoufa. De fait, le seul qui ne devrait pas faire de vieux os à l'ombre de Saint-Guidon est Roland Juhasz même si le Hongrois, toujours dans l'expectative, a fait en sorte que son épouse et sa petite fille Jaszmin le rejoignent dans notre capitale. Son départ plus que probable, et le désir de la direction de ne pas retenir Kruiswijk expliquent pourquoi, chez les vice-champions, on a fait de l'acquisition de deux arrières centraux une priorité. Une affaire est totalement concrétisée : celle du jeune Belge Birger Longueville (18 ans), un gaucher formé à La Gantoise puis passé durant cinq ans en classes d'âge au Club Bruges avant d'aboutir au centre de formation de Lille. Dans l'immédiat, il sera versé dans le noyau Espoirs. Par contre, Ondrej Mazuch ( v. cadre), transféré sur base locative de la Fiorentina avec une option d'achat d'1,2 million, sera bel et bien intégré au noyau A. Dans leur foulée, d'autres pistes ont également été réactivées, en Argentine notamment. C'est là, en tout cas, que le manager sportif, Herman Van Holsbeeck, s'est rendu du 11 au 19 juin. Et ce, pour voir à l'£uvre, entre autres, deux défenseurs centraux qui avaient déjà fait l'objet de bons rapports : Nicolas Spolli (26 ans) et Juan Manuel Insaurralde (24) qui évoluent l'un et l'autre à Newell's Old Boys. Situé à Rosario, ce club a compté autrefois dans ses rangs des éléments aussi talentueux que Gabriel Batistuta, Jorge Valdano ou encore Ariel Ortega. Longtemps, il a traité d'égal à égal avec les grands cercles de la capitale, mais ces dernières années il est quelque peu rentré dans le rang. Pour l'heure, il occupe la 11e place parmi l'élite. Nous avons pu y joindre notre compatriote Tom Dieusaert qui suit de près la compétition : " Des deux, c'est Insaurralde (1,88 m pour 84 kg) qui a la réputation la plus sulfureuse. Rien d'étonnant à cela, car en l'espace de 30 matches, il a pris ni plus ni moins onze bristols jaunes et un rouge. De quoi en faire un parfait élève de Wasyl dont il partage aussi le sens du but, puisqu'il a inscrit 4 goals sur phase arrêtée durant la même période. Son prix n'est pas vraiment insurmontable car les responsables du club réclament 1 million de dollars. Spolli est plus onéreux, car sa tête est mise à prix pour le double. Normal, car c'est un meilleur joueur qu'Insaurralde. Même s'il ne fait pas dans la dentelle non plus puisqu'il a tout de même écopé de 7 avertissements sur l'ensemble des championnats d' Apertura 2008 et de Clausura 2009. Le problème, pour Anderlecht, c'est qu'il n'est pas le seul sur la balle. Ici, on parle surtout de l'intérêt des Italiens de Catane pour lui. Et puisqu'il appartient à un privé et que le club ne perçoit que 10 % sur le montant du transfert, c'est sûr que la direction voudra le céder au plus offrant. " Indépendamment du c£ur de son arrière-garde, Anderlecht cherche toujours, aussi, un latéral gauche. Celui qui recueille le plus de suffrages est l'international turc Caglar Birinci de Denizlispor. Mais la concurrence est pour le moins sérieuse puisque Besiktas et Fenerbahçe l'ont dans le viseur aussi. Dans les autres secteurs, l'activité est discrète. Au goal, Silvio Proto, de retour de prêt au Germinal Beerschot, en découdra avec Davy Schollen pour le poste de n°1 puisque Daniel Zitka (cheville) et Sébastien Bruzzese (épaule) ne sont pas encore retapés. Dans l'entrejeu, un seul nom circule : celui de l'international marocain Merouanne Zemmama d'Hibernian. Mais un contrat de deux ans le lie encore à son club. Un autre nom qui a fait la une ces derniers jours, est celui de Biglia. Mais pour une autre raison : l'Argentin a loupé la reprise parce qu'il présentait des symptômes de grippe. Il devait encore passer des examens en fin de semaine passée avant d'obtenir le feu vert pour un retour au Parc Astrid. En attaque, beaucoup dépendra de Nicolas Frutos, dont le retour est attendu durant la deuxième quinzaine de juillet. S'il est à nouveau pleinement opérationnel, le Sporting sera sans doute tenté de recaser Kanu ailleurs, même si le Brésilien, au même titre que Sacha Iakovenko, préfère attendre sa chance au Parc Astrid. Dmitri Bulykin, le flop de la saison écoulée, est en revanche moins patient. Lassé de faire de la figuration, il souhaite retourner en Allemagne où le Fortuna Düsseldorf semble intéressé par ses services. par bruno govers