Il y avait du monde, et du beau monde, au stade Leburton dimanche dernier pour assister au choc entre Tubize et le Brussels, devant décider du gain de la deuxième tranche en D2 : PaulVanHimst et EnzoScifo ont donné le coup d'envoi d'une rencontre très rythmée, où les occasions de buts se sont succédé et où il n'a manqué que les buts. Ce partage blanc fait finalement les affaires du club local, qui a profité de la défaite d'Ostende pour se qualifier pour ...

Il y avait du monde, et du beau monde, au stade Leburton dimanche dernier pour assister au choc entre Tubize et le Brussels, devant décider du gain de la deuxième tranche en D2 : PaulVanHimst et EnzoScifo ont donné le coup d'envoi d'une rencontre très rythmée, où les occasions de buts se sont succédé et où il n'a manqué que les buts. Ce partage blanc fait finalement les affaires du club local, qui a profité de la défaite d'Ostende pour se qualifier pour le tour final. " Au départ, l'objectif majeur n'était pas de remporter la tranche ", affirme PhilippeSaint- Jean. " Je voulais surtout que mon équipe ait l'occasion de disputer un vrai match à enjeu, afin de soigner sa publicité auprès d'un public qui a tendance à bouder. Il faudrait essayer de gagner 400 spectateurs, pour atteindre une moyenne de mille entrées par match. Tubize le mériterait, d'autant que c'est loin d'être une équipe de mercenaires : beaucoup de joueurs sont jeunes et ont été formés au club. Dans cette optique, j'avais demandé à mes garçons d'enflammer le match. Ils y sont parvenus, mais le score vierge me laisse un goût de trop peu ". Philippe Saint-Jean, au sujet duquel beaucoup se montraient sceptiques et lui accolaient volontiers une étiquette d'entraîneur de jeunes en raison de son passé de footballeur très modeste, est en train de faire ses preuves avec une équipe Première. " Le classement de Tubize est inespéré ", dit-il. " Voici dix jours, nous sommes allés gagner à Renaix. Je demeure persuadé que les noyaux des deux clubs étaient de qualité équivalente. La différence s'est faite grâce au travail individuel que nous effectuons avec les joueurs à l'entraînement : pour certains c'est de la musculation, pour d'autres c'est de l'explosivité ou de la technique. Par rapport au noyau du Brussels, il n'y avait pas photo. Je ne suis que plus satisfait du résultat ". Et maintenant, comment aborder ce tour final ? " D'abord, ce sera une nouvelle belle occasion de faire la publicité du club. La montée est loin d'être un must. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne cracherais pas dessus. S'il faut trouver des fonds, j'irai en chercher moi-même. Pourquoi des clubs comme Anderlecht ou le Standard ne pourraient-ils pas parrainer une équipe comme Tubize ?" Du côté du Brussels, on ne dramatise pas ce semi-échec. " Seule la première place m'intéresse ", continue à clamer JohanVermeersch. " Et avec l'acquisition de TimReigel (loué pour six mois au Germinal Beerschot avec option d'achat), nous serons encore plus forts dans l'entre-jeu ". D. Devos