Jamais il ne battra Manchester United, jamais il ne battra cette organisation avec son animation. Organisation style panzer, animation style dessin animé. L'artistique opposé à la pratique. ArsèneWenger va se lancer dans l'adaptation de cantiques. Le premier sera celui de la Désolation, histoire de lancer la révolution. Des vocalises qui résonnent dans les graves. Bientôt, pour voir Arsène faudra aller au Royal Opera House de Covent Garden, tant Wembley se refuse à lui. Il y a eu sa chance mais ses hommes ont refilé le premier rôle à Birmingham en finale de Coupe de la League.
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Jamais il ne battra Manchester United, jamais il ne battra cette organisation avec son animation. Organisation style panzer, animation style dessin animé. L'artistique opposé à la pratique. ArsèneWenger va se lancer dans l'adaptation de cantiques. Le premier sera celui de la Désolation, histoire de lancer la révolution. Des vocalises qui résonnent dans les graves. Bientôt, pour voir Arsène faudra aller au Royal Opera House de Covent Garden, tant Wembley se refuse à lui. Il y a eu sa chance mais ses hommes ont refilé le premier rôle à Birmingham en finale de Coupe de la League. L'autre route, celle de la FA Cup, passait par Old Trafford. Général Ferguson et sa bande d'enragés ont balayé les derniers espoirs wengériens. Une vraie tragédie car quatre jours plus tôt, une autre façon de voir le foot les a aussi contraints au silence, en tout cas sur le terrain. Un terrain devenu loge d'opéra pour des Gunners qui n'avaient que leurs yeux pour regarder, admirer puis pleurer. Même eux, ceux dont on dit que leur foot se rapproche le plus du Barça, même eux n'ont reçu que des miettes. Ce n'est pas qu'ils ont mal joué, c'est qu'ils n'ont pas joué du tout. Ce n'est pas que la tactique était mauvaise, c'est tout simplement que l'adversaire était trop fort. Arsenal voulait jouer haut, il a dû jouer très bas. Là où le cynisme mourinhien (époque Inter) s'était régalé, le fatalisme wengérien a gerbé et Arsène a balancé. Puisqu'on parle de JoséMourinho, c'est un peu injuste que tout le monde tombe sur Arsène alors que tout le monde tombe le pantalon devant le Portugais. Wenger réagit à des faits, tandis que Mourinho les anticipent pour qu'ils lui deviennent favorables. C'est beaucoup plus cynique et lourd, mais comme il remporte des titres, on dit : " Quel génie ". Comme Arsène ne gagne plus rien, on dit : " Il commence à nous les casser ". Même ses plus fidèles commencent à être lassés. Pourtant après le match au Barça, le Français avait 1.000 fois raison. L'exclusion de Robinvan Persie est une honte, une insulte au foot et aux footballeurs. Ce Massimo Busacca n'aime ni l'un ni les autres. Pas possible. D'ailleurs, il donne l'impression de n'aimer, d'abord et avant tout, que lui-même et surtout sa petite carrière. S'il parle cinq langues (véridique), il ne maîtrise pas celle du foot. Ou du moins n'en maîtrise pas les subtilités. Celles qui permettent à tous, quels que soient les accents, la bonne expression et compréhension de cette langue universelle. Le règlement est avec lui, les relents avec nous. A propos de règlement, van Persie aurait pu être exclu depuis longtemps. Sa gifle à Daniel Alves était assez stupide pour aller jouer tout seul à la baballe dans le vestiaire. Et puis, quelle différence avec ou sans Robin ? Son bilan dans ce match est à l'image de celui de son équipe : deux ballons touchés, deux hors jeux, deux fautes, deux cartes jaunes. Bandant, hein ! Y'a qu'Arène qui ait manié l'érection. Celle des mots : " Un peu plus d'humilité ferait du bien à l'UEFA. S'excuser pour ce qui s'est passé serait bien mieux que d'accuser des gens qui n'ont rien fait de mal. " Superbe. Ça fait du bien un entraîneur qui se lâche, qui dézingue en deux phrases alors qu'il sait très bien qu'au final, c'est lui qui allait se faire dézinguer (un match de suspension et 10.000 euros d'amende). L'importance de la parole et des mots qui la portent n'ont de valeur que dans la compréhension qu'on leur donne. On comprend qu'il en ait marre de cette omnipotence drapée d'incompétence et couronnée d'indécence. Cela dit, Arsène pourrait se draper de l'étoffe blanche du justicier (ça lui irait bien) et donner l'exemple. Reconnaître, par exemple, qu'il s'est trompé en pensant pouvoir gagner des titres sans un grand gardien. Ça ferait du bien. Reconnaître qu'aller rechercher Jens " gagman " Lehmann à 41 ans ça fait pas sérieux. Après les cours de récré, v'là Arsène qui va recruter dans les maisons de repos. Y a pas à dire, le foot devient vraiment fou. JOURNALISTE BE/TVPAR FRÉDÉRIC WASEIGEArsène peut se lancer dans l'Opéra de la Désolation " L'arbitre a été pitoyable. Il n'a sifflé que trois bonnes choses : le coup d'envoi, la mi-temps et la fin du match " Andy Ritchie (ex-joueur écossais)