Westerlo n'a pas prolongé le contrat de Mario Verheyen et a ainsi laissé partir l'élément le plus chevronné de l'équipe (neuf saisons à Westerlo). Parmi les départs, notons également Chris Janssens - important car il était le moteur mental et apportait beaucoup grâce à ses infiltrations depuis le milieu - et Martin Kolar, peu constant mais créatif. Janssens est allé à Zulte Waregem pour jouer plus près de chez lui, Kolar était loué à Anderlecht.
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Westerlo n'a pas prolongé le contrat de Mario Verheyen et a ainsi laissé partir l'élément le plus chevronné de l'équipe (neuf saisons à Westerlo). Parmi les départs, notons également Chris Janssens - important car il était le moteur mental et apportait beaucoup grâce à ses infiltrations depuis le milieu - et Martin Kolar, peu constant mais créatif. Janssens est allé à Zulte Waregem pour jouer plus près de chez lui, Kolar était loué à Anderlecht. Comme le veut la tradition de la maison, le club a surtout acquis des joueurs belges : Stef Wils, Wouter Scheelen, Wouter Corstjens, Enzo Neve et Bart Van den Eede. Certains jeunes poussent la porte du noyau A : Yves De Winter, Geoffrey Ceunen, Giovanni Convalle, Bram Vangeel et Toon Vervoort. Nabil Dirar est un Marocain qui joue depuis longtemps en Belgique, ce qui fait de Patrick Ogunsoto le seul transfert étranger de Westerlo : il est Nigérian et jouait en Grèce. La ligne d'attaque se voit solidement renforcée avec cinq nouveaux attaquants. Au but, Ronny Gaspercic reste le n° 1, secondé par De Winter et Jonathan Ruttens, le premier ayant le meilleur jeu au pied et le second davantage d'expérience. Pour sa défense à quatre, Westerlo a en principe sept joueurs. Au centre, il y a de la taille et de l'expérience avec Nico Van Kerckhoven, Bobsam Elejiko, de retour après des problèmes cardiaques et Samir Beloufa, qui recherche encore l'équilibre physique et musculaire après une opération au tendon du genou. A droite, Marc Wagemakers ne fut pas une constante par le passé car il était un peu trop timoré. Alors qu'à gauche, c'est tout l'inverse avec Bernt Evens synonyme d'engagement et de jeu offensif. Corstjens est un produit de l'école des jeunes de Genk qui peut jouer au centre ou à gauche. Il est athlétique, a un bon jeu de tête et est rapide. Michal Scasny a joué les dépanneurs la saison dernière en tant qu'arrière droit ou central mais devrait montrer plus d'audace. Sa timidité limite son apport à la construction. Wim Mennes a beau ne pas être le plus rapide ou le plus flexible des médians, sa lecture du jeu et sa technique balle au pied en font une pièce importante du puzzle campinois. Au centre, Herman Helleputte doit surtout choisir entre lui, Wils et Tom Van Imschoot. Cela peut donner un 4-4-2 à plat ou en losange avec un médian offensif devant un récupérateur, système qui fut testé en préparation. Derrière les attaquants ou en tant que deuxième avant, on trouve Neve, Scheelen et Dirar. Dans un rôle plus défensif, il y a Ceunen, pas grand mais intelligent, Michael Modubi, parfois un peu lent, le gaucher Van Imschoot et Wils, actif à la récupération. Le club dispose également de Convalle, travailleur acharné doté d'une très bonne condition et de Boy-Boy Mosia, petit mais vif. A droite, aussi bien Jeffrey Ntuka que Emmanuel Sarki, tous deux de Chelsea, apportent de la vitesse. Sarki est plus rapide sur les premiers mètres et préfère centrer avec sobriété. Ntuka préfère étaler son bagage technique. A gauche, Jef Delen compense son poids plume par son engagement et sa course. A sa position, Scheelen peut jouer aussi mais vient d'être déplâtré en fin de préparation. Van den Eede doit devenir le pivot que Westerlo recherchait pour augmenter le rendement de ses autres attaquants, plus rapides. On pense d'abord à Ogunsoto, habile des deux pieds, qui est comparé à Tosin Dosunmu de par sa vitesse et sa taille. Il semble décrocher davantage et donc moins se laisser piéger au hors-jeu. Il devra tourner autour de Van den Eede. Peter Utaka ne concrétise que peu d'occasions mais apporte beaucoup par son travail collectif. Dirar est un attaquant technique mais doit apprendre à jouer de manière plus dépouillée. Jochen Van Arwegen peut plonger de la droite, du centre ou de derrière les attaquants, a pu monter au jeu quelques fois la saison dernière mais a eu des problèmes au genou. Deux autres jeunes attaquants suivent sa trace : Vangeel et Vervoort. Westerlo a par le passé connu ses meilleurs moments par la grâce d'individualités comme Lukas Zelenka, Dosunmu ou Jaja Coelho. Ce dernier a livré un premier tour époustouflant l'an dernier mais son départ a causé des soucis. Si Westerlo veut connaître une belle saison ou viser la Coupe, il faudra qu'un des nouveaux venus reprenne le flambeau et que l'attaque soit plus prolifique que la saison dernière. Sinon, ce sera une saison banale avec un classement banal. Ce qui signifierait tout de même, après dix ans de présence en D1, une belle constance. RAOUL DE GROOTE