Lundi 9 juin

Petite discussion avec un journaliste israélien qui travaille pour un important quotidien de ce pays, Yedioth Ahronoth. Il nous explique comment sont perçus là-bas les footballeurs israéliens évoluant en Belgique. Salim Toama : " Chez nous, tout le monde se demande pourquoi il n'a presque plus joué avec le Standard au deuxième tour. Avant son départ en Belgique, c'était une vraie star de notre championnat. Il n'est plus du tout heureux et son ancien club, Hapoël Tel-Aviv, aimerait le récupérer. Il a aussi des offres intéressantes en Roumanie ". Elyaniv Barda : " Son éclosion à Genk a tout changé pour lui en équipe nationale. Depuis qu'il s'est affirmé en Belgique, il est titulaire indiscutable en sélection alors qu'il n'était que le joker attitré avant cela ". Omer Golan : " En Israël, tout le monde parle encore de sa fameuse Mercedes. Au mois d'octobre 2007, il avait marqué le but décisif de la victoire contre la Russie lors de la dernière journée des éliminatoires. Si les Russes étaient battus, les Anglais - qui jouaient à domicile contre la Croatie - venaient à l'EURO. A la simple condition de battre les Croates. Le propriétaire d'une compagnie anglaise de paris avait promis une Mercedes de 75.000 euros au joueur israélien qui marquerait le but décisif face à la Russie. C'est Golan qui l'a mis. Le seul hic pour les Anglais, c'est qu'ils ont été battus par la Croatie, qui s'est donc qualifiée à leur place. Mais le propriétaire de la compagnie a tenu parole et Golan a reçu sa voiture. Des photos sont parues dans toute la presse israélienne. Malheureusement pour lui, la Fédération a décrété que c'était immoral et...

Petite discussion avec un journaliste israélien qui travaille pour un important quotidien de ce pays, Yedioth Ahronoth. Il nous explique comment sont perçus là-bas les footballeurs israéliens évoluant en Belgique. Salim Toama : " Chez nous, tout le monde se demande pourquoi il n'a presque plus joué avec le Standard au deuxième tour. Avant son départ en Belgique, c'était une vraie star de notre championnat. Il n'est plus du tout heureux et son ancien club, Hapoël Tel-Aviv, aimerait le récupérer. Il a aussi des offres intéressantes en Roumanie ". Elyaniv Barda : " Son éclosion à Genk a tout changé pour lui en équipe nationale. Depuis qu'il s'est affirmé en Belgique, il est titulaire indiscutable en sélection alors qu'il n'était que le joker attitré avant cela ". Omer Golan : " En Israël, tout le monde parle encore de sa fameuse Mercedes. Au mois d'octobre 2007, il avait marqué le but décisif de la victoire contre la Russie lors de la dernière journée des éliminatoires. Si les Russes étaient battus, les Anglais - qui jouaient à domicile contre la Croatie - venaient à l'EURO. A la simple condition de battre les Croates. Le propriétaire d'une compagnie anglaise de paris avait promis une Mercedes de 75.000 euros au joueur israélien qui marquerait le but décisif face à la Russie. C'est Golan qui l'a mis. Le seul hic pour les Anglais, c'est qu'ils ont été battus par la Croatie, qui s'est donc qualifiée à leur place. Mais le propriétaire de la compagnie a tenu parole et Golan a reçu sa voiture. Des photos sont parues dans toute la presse israélienne. Malheureusement pour lui, la Fédération a décrété que c'était immoral et il a dû la rendre. Alors, le jour où Lokeren a mis une Mercedes du club à sa disposition, de nouvelles photos ont été publiées. Mais celle-là ne valait pas 75.000 euros, c'était un modèle bas de gamme ". Nous apprenons aussi qu' EliOhana, l'ancienne gloire du grand Malines, vit des heures difficiles en Israël : " Son équipe s'est complètement écroulée au deuxième tour et a basculé en D2. Ohana est fort critiqué. On lui reproche de ne pas avoir su arrêter l'hémorragie et d'avoir continué à prôner un football ultra-offensif alors qu'il fallait d'abord assurer les résultats ". La légendaire froideur nordique illustrée. Match Suède-Grèce. Peu de temps après avoir raté un but alors que c'était toujours 0-0, l'ex-Anderlechtois Christian Wilhelmsson sprinte sur le flanc droit et essaye de déborder mais s'écroule en plein effort, cuisse en compote. La scène se passe devant le banc suédois. Il reste à terre et se tord de douleur. A 15 mètres de lui, son coach, Lars Lagerbäck, sait que c'est sans doute grave mais n'a même pas un regard. Pire : les soigneurs se précipitent vers le joueur puis le portent jusqu'au vestiaire, la cuisse déjà bien emballée dans un bandage impressionnant. Ils passent sur les pieds de Lagerback qui, à nouveau, ignore superbement son joueur. Pas un £il, pas un mot. Le verdict tombe vite : pour Wilhelmsson, l'EURO est terminé. Au bord des terrains, l'UEFA place des caméras et des ordinateurs qui ne servent qu'à établir les statistiques de chaque match. Quelques données relevées sur la feuille de résultats du match Portugal-Tchéquie (3-1) : le match a duré 94 minutes et 43 secondes ; 60 % de possession de balle pour les Portugais (34 minutes et 50 secondes) ; c'est un Portugais qui a atteint la plus haute vitesse de pointe (29,42 km/h) ; la moyenne horaire pour les Portugais a été moins élevée que pour les Tchèques (5,50 km/h contre 6,29) ; les Portugais ont donné 516 passes (398 réussies) pour 356 (251 réussies) aux Tchèques ; Deco a donné 14 passes à Cristiano Ronaldo et en a reçu 14 de Paulo Ferreira - qui a effectué le plus de remises en jeu (14). Pour notre dossier sur les stars en herbe de l'EURO, nous sommes à la recherche de consultants célèbres afin d'avoir leur avis, de savoir quels joueurs ils considèrent comme les futurs cracks mondiaux. A la fin du match Suisse-Turquie, Arsène Wenger ( TF1) s'installe à un micro de la chaîne qatarie Al Jazeera, celle qui a systématiquement l'exclusivité des interventions d' OussamaBen Laden - et donc accessoirement celles du manager d'Arsenal. Dès qu'il a terminé son analyse, nous tentons notre chance : " Vous avez 5 minutes ? ". Réponse : " Non merci ". Deuxième essai : " Juste 5 minutes ? ". Nouvelle réponse : " Non merci, je m'en vais, je suis fatigué ". Son employeur occasionnel intervient alors. Il nous explique que quand Wenger est crevé, il ne faut pas lui casser les pieds. Et il en profite pour passer un ch'ti coup de pub : " Notre chaîne a l'exclusivité de la diffusion en direct des matches du Calcio et de la Liga dans 22 pays arabes. Parmi nos consultants attitrés, il y a Cesare Maldini, Paolo Futre et Alessandro Altobelli ". Nous essayons aussi d'avoir l'avis d'un autre meuble de la télé française, Jean-Michel Larqué. Sans succès : " Je n'ai pas fini mon boulot pour TF1 puis je dois bosser pour RMC. Vous pouvez toujours attendre mais je crois que je n'aurai plus envie de parler après cela ". Pour la Suisse, battue la veille par la Turquie sous une tornade en première mi-temps, l'EURO est déjà fini. Après deux matches. Petite revue de la presse nationale. - Tribune de Genève : " Adieu l'EURO 2008, la Suisse perd ses illusions. Le parcours des Helvètes se termine comme leur préparation a commencé. Dans la douleur. Intense, insoutenable et tellement vraie. " - 24 Heures : "C'est déjà fini ! Deux petits matches et puis s'en vont... Regarderez-vous l'EURO avec le même plaisir après l'élimination de la Suisse ? Le coût psychologique d'une sortie prématurée. Chaque supporter sait qu'on a toujours plus d'occasions de souffrir pour son équipe que de se réjouir avec elle. " -Le Matin : " La Suisse se noie. Et plouf ! La pluie, la joie et les larmes. L'EURO 2008 n'aura duré que 5 jours pour la Suisse. " - Berner Zeitung : " Une issue tragique. Déjà éliminés à la moitié du tournoi. Fini ! - Blick : " Nous sommes les champions d'Europe de la malchance. Toute la Suisse dans la merde. On devine que le ton est plus réjoui dans la presse turque. " Certains joueurs roumains ne semblent pas très sûrs d'eux au moment d'entonner leur hymne national, avant le match contre l'Italie. Normal : il paraît que les paroles sont extrêmement compliquées à retenir et à prononcer. Un nouveau débat vient d'être lancé au pays : un journal a annoncé que les internationaux demandaient un chant plus simple et que la Fédération allait entamer une campagne en ce sens après la fin de l'EURO. Plusieurs personnes sont déjà sur le pont pour qu'on zappe l'hymne actuel et qu'on en fabrique un nouveau : des anciens footballeurs, des musicologues, des chefs d'orchestre. On a aussi demandé au ministre de la Culture de faire pression sur tout le gouvernement. Alain Courtois profite de l'EURO pour donner un nouveau coup d'accélérateur à la campagne de promotion de la future candidature belge pour l'organisation du Mondial 2018 en Belgique et aux Pays-Bas. Il assistera notamment à la finale du 29 juin et ses buts sont clairs : montrer qu'il est là et peaufiner ses contacts, notamment avec les membres du Comité Exécutif de l'UEFA et les patrons des autres confédérations. Il faudra convaincre au moins la moitié des 23 votants : Courtois estime qu'il n'est jamais trop tôt pour commencer le lobbying. Un accord historique vient d'être passé avec les quatre grandes chaînes belges de télé et 7 groupes de presse pour la publication gratuite d'encarts mettant la candidature belge en avant. Le projet complètement fou suit son cours. Köbi, c'est fini. Contre le Portugal, Köbi Kuhn dirige la Suisse pour la 73e et dernière fois. C'est même le tout dernier match de sa vie. Il est perturbé par les problèmes de santé de son épouse mais surtout usé mentalement après 7 années consécutives à la tête de l'équipe suisse - un record. Il avait une cote d'enfer ici après l'avoir qualifiée pour l'EURO 2004 et la Coupe du Monde 2006. Mais depuis deux ans, elle a dégringolé de la 13e à la 44e place au ranking FIFA et beaucoup reprochent à Kuhn de ne plus avoir justifié son salaire mensuel de 35.000 euros : analyse à la 6-4-2 des rapports de scouting, peu de déplacements à l'étranger pour y visionner ses joueurs, présence trop régulière dans des spots télé. Dès le 1er juillet, Ottmar Hitzfeld prendra la relève et il a déjà montré de quel bois il se chaufferait : il va débarquer avec son propre préparateur physique, il a déjà fait virer l'entraîneur des gardiens et le chef de presse. par pierre danvoye