En prenant 13 points sur 18 depuis le départ de Thomas Caers, les Canaris ont rejoint le ventre mou du classement. Ils ne s'en contentent pas : ils visent aussi la Coupe. Le capitaine, Peter Delorge, a déjà disputé la finale 2003, perdue contre La Louvière. " Nicky Hayen et Kris Buvens l'ont aussi jouée. Nous en parlons souvent. Ce match reste la plus belle expérience mais aussi la pire déception de notre jeune carrière ".
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En prenant 13 points sur 18 depuis le départ de Thomas Caers, les Canaris ont rejoint le ventre mou du classement. Ils ne s'en contentent pas : ils visent aussi la Coupe. Le capitaine, Peter Delorge, a déjà disputé la finale 2003, perdue contre La Louvière. " Nicky Hayen et Kris Buvens l'ont aussi jouée. Nous en parlons souvent. Ce match reste la plus belle expérience mais aussi la pire déception de notre jeune carrière ". Peter Delorge : Oui, d'autant que la Coupe a sa propre logique. Il s'agit de survivre aux matches contre les petites équipes afin de pouvoir jouer contre les grandes, face auxquelles nous n'avons rien à perdre. Le groupe pense que ce sera facile. C'est une attitude dangereuse. Si nous battons Courtrai, nous serons lancés. Nous sommes coutumiers des exploits contre les ténors. Cette fois, si nous atteignons la finale, je veux à tout prix la gagner, pour effacer la déception de 2003 et enjoliver une saison qui serait grise sans cela. Pour nourrir quelque ambition en Coupe, il faut évidemment figurer à une place confortable en championnat. Nous devons donc assurer notre maintien le plus vite possible. Un avant productif est toujours le bienvenu mais tous les clubs en cherchent, non ? D'abord, Thomas est un excellent coach mais, comme Marc Wilmots, il débute. Or, notre noyau est jeune et a besoin d'un entraîneur chevronné. Henk Houwaart a une telle aura, une telle approche que nous reprenons confiance. Ensuite, nous avons plus de chance qu'en début de saison. Nous développions un bon football avec Thomas mais sans obtenir de points alors qu'au Standard, le but chanceux de Peter Van Houdt nous a offert les trois points. Houwaart travaille presque exclusivement les situations de jeu. Nous nous entraînons toujours avec le ballon. C'est agréable. Certains joueurs m'avouent être libérés et éprouver à nouveau du plaisir à jouer mais je ne les comprends pas. Moi aussi, je me suis disputé avec Thomas mais nous avons vidé l'abcès immédiatement. Il n'en est rien resté. Sa porte était ouverte à tous les joueurs mais tous ne s'y sont pas présentés. Certains ont rongé leur frustration et pour ceux-là, le changement d'entraîneur a certainement été ressenti comme une libération. jan-pieter de vlieger