Les tribunes sont vides en ce début d'après-midi. Pour le moment, le contexte n'est de toute façon pas idéal pour les supporters, mais Damien Dubois reste optimiste : il espère pouvoir revoir les sympathisants de la Royale Union Lasnoise à la reprise des championnats, théoriquement prévue le week-end prochain. Le Brabançon a débuté sa relation avec le foot amateur lorsqu'il avait vingt ans. D'abord entraîneur du FC Lasne, il en est ensuite devenu président pendant vingt ans, passant des joies d'un titre aux difficultés d'une gestion quotidienne. " La fusion avec le FC Sauvage pour créer la RU Lasnoise a été un soulagement. Avoir une plus grosse entité permet de mener des projets de plus grande ampleur ", estime celui qui est redevenu simpl...

Les tribunes sont vides en ce début d'après-midi. Pour le moment, le contexte n'est de toute façon pas idéal pour les supporters, mais Damien Dubois reste optimiste : il espère pouvoir revoir les sympathisants de la Royale Union Lasnoise à la reprise des championnats, théoriquement prévue le week-end prochain. Le Brabançon a débuté sa relation avec le foot amateur lorsqu'il avait vingt ans. D'abord entraîneur du FC Lasne, il en est ensuite devenu président pendant vingt ans, passant des joies d'un titre aux difficultés d'une gestion quotidienne. " La fusion avec le FC Sauvage pour créer la RU Lasnoise a été un soulagement. Avoir une plus grosse entité permet de mener des projets de plus grande ampleur ", estime celui qui est redevenu simple membre du CA tout en étant responsable des quatre équipes féminines, soit 80 joueuses. " Notre équipe première est en P1, c'est probablement l'équipe la plus jeune de la série, mais on a l'ambition de passer le cap de la nationale. C'est pour ça qu'on a récemment pris contact avec une nutritionniste pour accompagner les filles dans leur alimentation. C'est important d'aller dans les détails. " Très porté sur la question du football dames, la RU Lasnoise a accueilli en 2019 la double confrontation Belgique-Angleterre U15. Damien était responsable de l'organisation. " J'avais un fameux cahier des charges : il faut des stewards, un speaker qui parle anglais, une coordination avec l'ambulance... ", se souvient-il. " C'était une super expérience, c'est impressionnant de voir le niveau que des joueuses internationales atteignent déjà à quinze ans. " Damien Dubois se souvient vaguement du premier numéro de Sport/Foot Magazine qu'il a acheté. " Il n'était pas aussi beau que maintenant, il n'y avait pas beaucoup de couleurs ", sourit-il. Gamin, son activité principale consistait à détacher les posters pour orner le mur de sa chambre. Le premier remonte à la victoire du Standard en Coupe de Belgique en 1981, lors du dernier match d' Ásgeir Sigurvinsson, son idole de l'époque. " Il éclairait le terrain ", s'émerveille encore Damien. " Il a toujours dit qu'il reviendrait. J'y ai cru pendant de longues années, jusqu'à me rendre compte qu'il était beaucoup trop vieux. " Le Standard, c'est une histoire de famille, et plus particulièrement de père et de grand-père. " Une fois qu'on va à Sclessin, c'est foutu ", assure-t-il. Abonné pendant quinze ans, Damien a régulièrement emmené une de ses filles et son fils en bord de Meuse et s'est également offert quelques déplacements à l'étranger : Bochum, Bordeaux, Hambourg, mais aussi Wembley, pour la dernière finale européenne d'un club belge : l'Antwerp. " Avec mes potes, on faisait figure d'ovnis au milieu des supporters anversois, qui trouvaient extraordinaire que des fans francophones viennent jusque-là pour soutenir le Great Old. On a fait l'aller-retour express, on n'a pratiquement pas dormi pendant 48 heures. " En tournant les pages d'un numéro du mois d'avril, Damien le confesse : il n'est pas un mordu du foot européen et de la Ligue de Champions. Ce qui l'intéresse, c'est le football belge, et notamment les petits clubs. " Tout le monde se retrouve dans leur histoire et leur quotidien ", glisse-t-il. " La plupart des gens qui s'intéressent au foot ont été ou sont encore impliqués dans un petit club, même certains grands joueurs. " Des grands joueurs, il a eu l'occasion d'en croiser l'un ou l'autre grâce à son boulot dans le transport de personnes. En 2018, il a ainsi eu la primeur du transfert de Sofiane Hanni, qu'il est allé chercher à l'aéroport à Paris, d'où il revenait d'une rencontre avec les dirigeants du Spartak Moscou. Aller chercher l'info à la source, Damien a tout compris au job de journaliste.