Les supporters de Malines ont plongé dans un océan de béatitude, leur équipe ayant rouvert samedi les portes de l'élite. Malines est délivré du purgatoire au bout d'un an. Il va retrouver le niveau qui convient à sa tradition. Encore faut-il attendre les résultats de l'enquête, puisque la justice a enfin transmis certaines parties du dossier à la fédération et que différents joueurs sont interrogés cette semaine. Samedi, au beau milieu de l'euphorie, Johan Timmermans a déclaré ne se faire aucun souci à ce propos.

On ne peut évidemment pas passer l'éponge comme ça sur de tels faits. Des sanctions s'imposent. Mais la procédure traîne en longueur, les rumeurs affluent à nouveau et c'est pénible, aussi complexe soit l'affaire. Si des clubs étaient relégués maintenant et que d'autres se maintiennent du même coup, on s'interrogerait à nouveau sur le fonctionnement de la justice dans ce pays. La fédération ne se distingue pas non plus par sa rapidité. Quels que soient les jugements découlant de l'opération Mains Propres, il seront émis trop tard. Il y a plus de 150 jours, plus de cinq mois que le scandale a éclaté et a suscité une onde de choc dans tout le pays. Il semble invraisemblable qu'il n'y ait eu aucun fait répréhensible.

Le championnat régulier devient accessoire.

Aucun club ne suscite une nostalgie similaire à celle de Malines. Ses supporters ont longtemps gardé en mémoire la période de gloire vécue sous la direction d' Aad de Mos. Le Néerlandais avait mué une équipe menacée de relégation en formation digne de l'élite européenne. Malines avait été le premier club, sous la présidence de John Cordier, à travailler avec une comptabilité publique. C'est d'autant plus navrant, aujourd'hui, que trois dirigeants de Malines ont été inculpés et que le président Johan Timmermans a effectué un pas en arrière.

© BELGAIMAGE

Après cette période de gloire, Malines a connu des années de disette. Il a subi des contrecoups, a été l'objet de rumeurs, a été en proie à des problèmes financiers et des pratiques douteuses, sous la présidence du trop naïf Willy Van den Wijngaert. Ça a débouché, en 2003, sur sa liquidation et sa relégation, des règlements de compte et des passes d'armes verbales. Mais Malines est revenu. Grâce à l'amour de ses supporters, qui souffrent mais continuent à soutenir leur club, en espérant des temps meilleurs. Maintenant, ils se réjouissent d'assister, le 1er mai, à la finale de la coupe, où Malines va affronter Gand, sans peur ni complexes.

Les Buffalos se sont qualifiés in extremis pour les PO1, au terme d'une saison durant laquelle ils ont cédé trop de footballeurs-clefs en même temps. Gand veut devenir un club stable de l'élite mais c'est difficile quand il faut chaque fois tout reprendre de zéro. Le travail effectué par Jess Thorup dans un climat stressant n'en est pas moins beau.

Tout est possible en PO1, compte tenu des caprices de cette compétition. Le titre ne se résume plus à un duel entre Genk et le Club Bruges, le Standard et Anderlecht s'étant rapprochés. Genk continue à chercher son rythme mais a retrouvé sa sérénité. Après une démonstration magistrale à Eupen, Bruges s'est cassé les dents sur l'Excel Mouscron mais Ivan Leko a affirmé que l'équipe serait prête au début des PO1.

L'optimisme gagne aussi Anderlecht, même si son rétablissement est très lent. Le classement actuel démontre une fois de plus que cette formule rend accessoire le rôle du championnat régulier. Nous ne visons pas les play-offs mais la division des points. Elle suscite certes du suspense mais il y en aurait encore davantage si on divisait les points par quatre.

Les supporters de Malines ont plongé dans un océan de béatitude, leur équipe ayant rouvert samedi les portes de l'élite. Malines est délivré du purgatoire au bout d'un an. Il va retrouver le niveau qui convient à sa tradition. Encore faut-il attendre les résultats de l'enquête, puisque la justice a enfin transmis certaines parties du dossier à la fédération et que différents joueurs sont interrogés cette semaine. Samedi, au beau milieu de l'euphorie, Johan Timmermans a déclaré ne se faire aucun souci à ce propos. On ne peut évidemment pas passer l'éponge comme ça sur de tels faits. Des sanctions s'imposent. Mais la procédure traîne en longueur, les rumeurs affluent à nouveau et c'est pénible, aussi complexe soit l'affaire. Si des clubs étaient relégués maintenant et que d'autres se maintiennent du même coup, on s'interrogerait à nouveau sur le fonctionnement de la justice dans ce pays. La fédération ne se distingue pas non plus par sa rapidité. Quels que soient les jugements découlant de l'opération Mains Propres, il seront émis trop tard. Il y a plus de 150 jours, plus de cinq mois que le scandale a éclaté et a suscité une onde de choc dans tout le pays. Il semble invraisemblable qu'il n'y ait eu aucun fait répréhensible. Aucun club ne suscite une nostalgie similaire à celle de Malines. Ses supporters ont longtemps gardé en mémoire la période de gloire vécue sous la direction d' Aad de Mos. Le Néerlandais avait mué une équipe menacée de relégation en formation digne de l'élite européenne. Malines avait été le premier club, sous la présidence de John Cordier, à travailler avec une comptabilité publique. C'est d'autant plus navrant, aujourd'hui, que trois dirigeants de Malines ont été inculpés et que le président Johan Timmermans a effectué un pas en arrière. Après cette période de gloire, Malines a connu des années de disette. Il a subi des contrecoups, a été l'objet de rumeurs, a été en proie à des problèmes financiers et des pratiques douteuses, sous la présidence du trop naïf Willy Van den Wijngaert. Ça a débouché, en 2003, sur sa liquidation et sa relégation, des règlements de compte et des passes d'armes verbales. Mais Malines est revenu. Grâce à l'amour de ses supporters, qui souffrent mais continuent à soutenir leur club, en espérant des temps meilleurs. Maintenant, ils se réjouissent d'assister, le 1er mai, à la finale de la coupe, où Malines va affronter Gand, sans peur ni complexes. Les Buffalos se sont qualifiés in extremis pour les PO1, au terme d'une saison durant laquelle ils ont cédé trop de footballeurs-clefs en même temps. Gand veut devenir un club stable de l'élite mais c'est difficile quand il faut chaque fois tout reprendre de zéro. Le travail effectué par Jess Thorup dans un climat stressant n'en est pas moins beau. Tout est possible en PO1, compte tenu des caprices de cette compétition. Le titre ne se résume plus à un duel entre Genk et le Club Bruges, le Standard et Anderlecht s'étant rapprochés. Genk continue à chercher son rythme mais a retrouvé sa sérénité. Après une démonstration magistrale à Eupen, Bruges s'est cassé les dents sur l'Excel Mouscron mais Ivan Leko a affirmé que l'équipe serait prête au début des PO1. L'optimisme gagne aussi Anderlecht, même si son rétablissement est très lent. Le classement actuel démontre une fois de plus que cette formule rend accessoire le rôle du championnat régulier. Nous ne visons pas les play-offs mais la division des points. Elle suscite certes du suspense mais il y en aurait encore davantage si on divisait les points par quatre.