Pour la première fois depuis longtemps, le Standard a conservé un effectif sensiblement semblable à celui de la saison précédente. Comme il avait terminé le championnat à la cinquième place, on peut se demander s'il sera capable de faire mieux cette fois avec les mêmes joueurs et un noyau toujours relativement étroit.
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Pour la première fois depuis longtemps, le Standard a conservé un effectif sensiblement semblable à celui de la saison précédente. Comme il avait terminé le championnat à la cinquième place, on peut se demander s'il sera capable de faire mieux cette fois avec les mêmes joueurs et un noyau toujours relativement étroit.DEFENSELe poste de gardien fut l'un des postes à problème la saison dernière puisqu'ils furent trois à se relayer dans le but, sans convaincre. Cette fois, il ne semble pas y avoir d'hésitation sur la titularisation de Susnjara. Reste à voir si le Croate, plus doué techniquement, parviendra désormais à sortir de l'ombre de Runje et à se faire respecter, tant par ses équipiers que par les adversaires. Fouhami, plus fort dans les duels aériens, eut sa chance la saison dernière mais n'a pas démontré la d'un gardien international. Enfin, Habran a démontré que, malgré sa petite taille et son manque d'expérience au plus haut niveau, il pouvait rendre quelques services en cas de coup dur. Le Standard souffre d'un manque de rapidité au centre et c'est encore plus criard lorsque l'équipe évolue dans un 4-4-2 fort offensif. Van Meir a de l'expérience et de la présence dans les duels mais il est parfois pris de vitesse. Okpara pourrait compenser cette lacune car il est à la fois expérimenté et rapide mais un peu lymphatique. Deux autres Nigérians, Afolabi et Enakarhire, peuvent également prétendre à ces places. Le premier est parfois trop impulsif et ses nombreux voyages en Afrique ralentissent sa progression. Le deuxième est encore très jeune mais il s'applique énormément. C'est à cette place qu'il est le meilleur mais RobertWaseige est parfois obligé de l'aligner à droite, où il ne peut actuellement compter que sur Turaci. A lui de gommer distraction et précipitation. A gauche, enfin, Dragutinovic est inamovible. En cas de blessure, Vandooren pourrait le remplacer, comme il le fit à bon escient la saison dernière. ENTREJEULa ligne médiane du Standard est terriblement offensive puisque le seul médian défensif actuel n'est autre que Meyssen, un ancien meneur de jeu. Cela pose parfois un problème d'équilibre car il court davantage en profondeur qu'en largeur. Heureusement, son intelligence tactique l'aide à bien se placer. A droite, Waseige a opté pour Moreira, qui doit énormément travailler et dont on peut se demander s'il conservera assez de fraîcheur pour faire la différence en dribble. Si ce n'est pas le cas, Dimvula a démontré qu'il avait du talent à ce poste. A gauche, Vandooren doit confirmer la progression affichée tout au long de la saison dernière. Waseige ne semblant pas disposer à décaler Walem ou Meyssen, ses remplaçants éventuels sont encore des jeunes, Oussalah ou Walasiak. Walem, enfin, devra diriger la manoeuvre au milieu. ATTAQUEC'est là que le Standard a le plus de possibilités. En pointe, Lukunku déménage énormément et inscrit une quinzaine de buts par saison. Il est sensible aux blessures également mais, dès qu'il sera remis de sa fracture de la jambe, Aarst sera plus qu'un remplaçant. Et il y a encore Cavens dont on attend l'éclosion définitive. Mais le Standard ne cèdera-t-il pas un de ces trois joueurs en cours de saison? A leurs côtés, Goossens ou Moreira peuvent profiter des espaces. Sans oublier El Yamani qui, un an après son grave accident de voiture, doit prouver qu'il est tout à fait rétabli. Enfin, Walasiak est également un attaquant de formation. CONCLUSIONOffensivement, le Standard est armé. Il devra à présent veiller à ne pas devoir courir trop souvent derrière le résultat car on note des absences à la récupération, sur le flanc droit ou dans l'entrejeu. Le 11 de base se dégage assez facilement et a belle allure mais, comme la saison dernière, il faudra également gérer les suspensions, les blessures et les méformes individuelles car le noyau est extrêmement court avec 21 joueurs, surtout lorsqu'on tient compte de la présence dans ce groupe de trois gardiens et de six joueurs devant encore faire leurs preuves au plus haut niveau. Patrice Sintzen