Ce soir, Tournai reçoit Charleroi pour un match en retard du championnat. Le club tournaisien est en pleine restructuration après le départ de son président-mécène, Jean- PierreFroelich. "Un départ qui a entraîné celui de beaucoup d' anciens d'Estaimpuis", constate GuyVervaeke. "Un tout nouveau conseil d'administration est en train de se mettre en place, présidé par un industriel du nord de la France, ...

Ce soir, Tournai reçoit Charleroi pour un match en retard du championnat. Le club tournaisien est en pleine restructuration après le départ de son président-mécène, Jean- PierreFroelich. "Un départ qui a entraîné celui de beaucoup d' anciens d'Estaimpuis", constate GuyVervaeke. "Un tout nouveau conseil d'administration est en train de se mettre en place, présidé par un industriel du nord de la France, Jean- MarcBouche. La Ville de Tournai, apparemment, veut un club sportif de haut niveau pour promouvoir son image de marque. A elle, maintenant, d'assumer ses responsabilités". L'histoire de Tournai, c'est celle d'un club de village (encore un!) qui a émigré vers la ville pour disposer de meilleures infrastructures, bénéficier de l'aide des pouvoirs publics et exercer un pouvoir d'attraction plus grand auprès des sponsors. C'est celle, aussi, d'un club qui a longtemps vécu grâce à la générosité d'un seul homme et qui découvre la nécessité de répartir les compétences et les responsabilités pour faire face aux exigences du professionnalisme de la D1."La saison dernière, déjà, j'avais mis les gens de Tournai en garde: tout allait beaucoup trop vite", poursuit Guy Vervaeke. "On ne peut pas passer sans transition de l'amateurisme au professionnalisme. Cette saison encore, j'espère que l'on n'a pas eu les yeux plus grands que le ventre, et que le club pourra honorer tous ses engagements".Le public mord difficilement à l'hameçon. Hormis un petit groupe d'irréductibles originaires d'Estaimpuis, qui demeure fidèle et essaye de créer l'ambiance, la plupart des spectateurs demeurent passifs et remplissent rarement la salle, pourtant superbe. "Certains me disent que Tournai est une ville trop bourgeoise et que cela ne marchera jamais. D'autres se plaignent d'avoir trop peu de joueurs de la région auxquels s'identifier. Mais il faut laisser le temps à Tournai de se construire un public. Cette saison, nous avons dû ajouter une tribune supplémentaire pour nous conformer aux normes de la D1. Cela accroît sans doute l'impression de vide. Les résultats, moins brillants que la saison dernière, incitent aussi les gens à rester chez eux. Un autre problème est que nous ne pouvons offrir que des contrats d'un an aux joueurs, parce que nous n'avons pas de garanties de sponsoring sur le long terme. Or, plus l'effectif sera chamboulé, moins le public s'identifiera".