Il semble loin, le temps où Jean- PierreDetremmerie considérait GeorgesLeekens comme l'entraîneur fétiche de l'Excelsior Mouscron. En fin de saison dernière, LongCouteau avait même déclaré qu'il avait perdu un ami... " Je crois que je demeurerai éternellement l'entraîneur fétiche des Hurlus ", corrige l'actuel mentor de La Gantoise. " Après tout, c'est moi qui ai fait monter le club en D1, en 1996. Quant à l'amitié qui me liait au bourgmestre de la ville : il est regrettable qu'à un moment donné, des choix professionnels amènent des gens à se séparer. Je ne suis pas rancunier, et j'espère qu'un jour, on pourra oublier ce qui s'est passé. Samedi, si je croise Jean-Pierre Detremmerie, je lui serrerai la main sans au...

Il semble loin, le temps où Jean- PierreDetremmerie considérait GeorgesLeekens comme l'entraîneur fétiche de l'Excelsior Mouscron. En fin de saison dernière, LongCouteau avait même déclaré qu'il avait perdu un ami... " Je crois que je demeurerai éternellement l'entraîneur fétiche des Hurlus ", corrige l'actuel mentor de La Gantoise. " Après tout, c'est moi qui ai fait monter le club en D1, en 1996. Quant à l'amitié qui me liait au bourgmestre de la ville : il est regrettable qu'à un moment donné, des choix professionnels amènent des gens à se séparer. Je ne suis pas rancunier, et j'espère qu'un jour, on pourra oublier ce qui s'est passé. Samedi, si je croise Jean-Pierre Detremmerie, je lui serrerai la main sans aucune ranc£ur ". Et que s'est-il exactement passé ? " Il y a eu certaines divergences de vue concernant la ligne de conduite à suivre. Mais, surtout, le président de l'Excel a fait des déclarations qui ne m'ont pas plu. Je n'ai pas ressenti le respect que j'estimais avoir mérité. J'ai une certaine personnalité, certes, et il faut l'accepter lorsqu'on m'engage, mais j'ai toujours donné le maximum pour le club où j'ai travaillé. On m'a reproché de songer d'abord à moi, avant de songer au club. C'est faux : je n'ai plus besoin de songer à moi, ma réputation est faite. Ce qui est vrai, c'est que les dirigeants ont besoin de moi pour sauver leur club. J'étais arrivé à Mouscron dans une situation de crise, pour sauver la saison. Je crois que j'y suis parvenu. J'ai même sauvé... la saison suivante. D'un point de vue sportif, comme d'un point de vue financier. J'ai bien vendu le club : sportivement, commercialement et... politiquement ( sic). J'ai recréé l'ambiance au Canonnier. Je me suis montré trop exigeant ? J'ai mis le doigt sur ce qui n'allait pas, et cela pose parfois des problèmes à certaines personnes. J'ai voulu anticiper, agir plutôt que réagir. Mais je suis toujours disposé à travailler dans les limites d'un budget. J'ai fait venir Stephen Laybutt et Samir Beloufa en août, puis Grégory Lorenzi en décembre. Ce n'étaient pas des mauvais transferts, que je sache. Et leurs contrats étaient sans commune mesure avec ceux que le club avait proposés précédemment. Je n'ignorais pas que Mouscron avait des dettes, mais je n'en étais pas responsable : elles existaient avant mon arrivée. Je ne veux pas me retrouver victime des erreurs du passé. J'ai proposé des solutions pour apurer les dettes tout en maintenant le club à un certain niveau, mais je n'ai pas été suivi. Ce que je désirais faire en deux ans, on a voulu le faire en un an. On a voulu l'argent tout de suite, au point d'accepter de brader certains joueurs. Christophe Grégoire ? On ne vend pas un joueur pareil pour 300.000 euros ! Il faut attendre qu'une offre sérieuse arrive au club. Mbo Mpenza ? Je savais qu'il ne voulait pas aller au Standard. Jean-Pierre Detremmerie a cru que j'étais intervenu pour empêcher son transfert. C'est faux : c'est le joueur lui-même qui a pris la décision de rester. Il voulait bien aller à Bruges, et surtout à Anderlecht, qui était son rêve. Il l'a finalement réalisé, et j'en suis heureux pour lui. Luigi Pieroni ? J'avais demandé, dès le mois de novembre, qu'on revoie son contrat. On ne l'a pas fait et on a pris un risque : heureusement qu'Auxerre est encore arrivé. On a voulu m'opposer à RolandLouf, à tort : j'entretiens de très bonnes relations avec le nouveau directeur général des Hurlus, sinon je n'aurais jamais accepté que Patrick Dimbala et Jimmy Hempte aillent à Mouscron. Je n'ai jamais répondu aux critiques, je suis allé au bout de mon travail et je suis parti en fin de saison. Sans me répandre en commentaires négatifs dans la presse. Je le répète : je ne suis pas rancunier et je resterai toujours un supporter de Jean-Pierre Detremmerie. L'Excelsior Mouscron, c'est lui qui l'a amené où il est. Je souhaite de tout c£ur que sa santé lui permette encore longtemps de continuer à vivre ainsi pour sa ville et pour son club ".