J acky Mathijssen, dont le sort était probablement lié au résultat de samedi soir, a poussé un ouf de soulagement après la victoire au petit trot (3-1) contre Tubize. Sur un terrain gelé où les appuis étaient extrêmement délicats, les Brugeois se sont le mieux adaptés et ont été beaucoup plus efficaces devant les buts, aussi bien en phase défensive qu'offensive. Les Brabançons étaient très bien en place jusqu'au but de Daniel Chavez, juste avant le repos. Le Péruvien a ouvert le score sur la première véritable occasion et en deuxième mi-temps, le match s'est quelque peu débridé avec une occasion de Koen Daerden lamentablement ratée. Toutefois, le Limbourgeois s'est repris en fin de rencontre ...

J acky Mathijssen, dont le sort était probablement lié au résultat de samedi soir, a poussé un ouf de soulagement après la victoire au petit trot (3-1) contre Tubize. Sur un terrain gelé où les appuis étaient extrêmement délicats, les Brugeois se sont le mieux adaptés et ont été beaucoup plus efficaces devant les buts, aussi bien en phase défensive qu'offensive. Les Brabançons étaient très bien en place jusqu'au but de Daniel Chavez, juste avant le repos. Le Péruvien a ouvert le score sur la première véritable occasion et en deuxième mi-temps, le match s'est quelque peu débridé avec une occasion de Koen Daerden lamentablement ratée. Toutefois, le Limbourgeois s'est repris en fin de rencontre en parachevant le succès des siens après que Nabil Dirar eut doublé la mise à la 71e. La réduction du score dans les arrêts de jeu par Valery Sorokin ne fut qu'anecdotique. Le 4-4-2 choisi par le coach manquait manifestement d'animation avec, devant Geert De Vlieger, remplaçant le suspendu Stijn Stijnen, un quatuor défensif se contentant de son rôle en perte de balle. Hormis sur phases arrêtées, les Bjorn Vermeulen, Jeroen Simaeys, Antolin Alcaraz et Michael Klukowski ont très peu participé offensivement. Dans l'entrejeu, excepté Dirar qui a beaucoup provoqué l'adversaire balle au pied, Marc-André Kruska s'est concentré sur son rôle d'essuie-glace devant la défense. Son compère, Vadis Odjidja, a mis quelques fois le nez à la fenêtre, tandis que côté gauche, Daerden fut inexistant en première mi-temps, se reprenant après la pause en étant à la base du deuxième but et en marquant le troisième. Devant, le duo Joseph Akpala-Chavez fut quasiment invisible pendant la grosse demi-heure passée conjointement sur la pelouse. Le remplacement du meilleur buteur du championnat dernier par Elrio Van Heerden a apporté un plus à l'animation du jeu brugeois. Sur une telle surface, les Blauw en Zwart auraient dû pratiquer beaucoup plus par des combinaisons courtes et au sol, attitude qu'on a trop peu vue dans leur chef dans les 45 premières minutes. La prise de risques des Brabançons dans les 30 dernières minutes a offert plus d'espaces aux équipiers du capitaine Simaeys qui ont enfin pu développer quelques offensives dignes de ce nom. Albert Cartier avait disposé ses joueurs en 4-5-1, avec devant Nicolas Ardouin, le capitaine Grégoire Neels à droite, une défense centrale composée de Josip Barisic et de Jason Vandelannoite et à gauche Mvuezolo. La paire de récupérateurs, AlanHaydock- Gérald Forschelet, restait bien en place tandis que sur les flancs, Romain Beynié à droite se révélait moins offensif que le petit Vittorio Villano de l'autre côté. Gregory Dufer était, quant à lui, chargé d'alimenter le trop esseulé Jérémy Perbet. L'attaquant français se débrouillait toutefois remarquablement dans un rôle de pivot capable de conserver le ballon en attendant le soutien de ses partenaires. L'équipe était bien en place pendant les 55 premières minutes (excepté sur le but de Chavez suite à un corner mal dégagé par la défense tubizienne, Alcaraz étant complètement libre pour donner l'assist au buteur), moment choisi par l'entraîneur français pour prendre des risques dans son double changement. Un : Neels, arrière droit, est remplacé par Sorokin qui prend la place de Beynié, celui-ci reculant à la place du capitaine. Deux : Haydock quitte le terrain pour Rafael Santiago qui se positionne aux côtés de Perbet, l'équipe évoluant dès lors en 4-4-2. Ce nouveau dispositif a offert plus d'espaces à Bruges qui, en contre-attaque, en a profité pour asseoir sa victoire et donner aux chiffres une impression de facilité qui ne s'est jamais vérifiée tant l'énorme possession de balle (69 % pour les Brugeois) paraissait improductive pendant 70 minutes !