Oui, José Mourinho peut encore apporter quelque chose à un club de Premier League en 2020. Si le Portugais n'a jamais connu pire entrée en matière à la tête d'un club depuis ses débuts à Porto en 2002, le Special One n'en pas pour autant perdu son carnet d'adresses. Surtout quand celui-ci l'emmène en droite ligne au Portugal.
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Oui, José Mourinho peut encore apporter quelque chose à un club de Premier League en 2020. Si le Portugais n'a jamais connu pire entrée en matière à la tête d'un club depuis ses débuts à Porto en 2002, le Special One n'en pas pour autant perdu son carnet d'adresses. Surtout quand celui-ci l'emmène en droite ligne au Portugal. Car c'est bien grâce aux réseaux du quinqua lusitanien que Tottenham s'est offert les services de Gedson Fernandes (21 ans). Une arrivée sous la forme d'un prêt de 18 mois assorti d'une option d'achat estimée, selon les sources, à au moins cinquante millions d'euros, ce qui aura fait fuir la concurrence (Lyon, Everton, West Ham, Chelsea). De quoi redonner un peu de couleurs à des Spurs en chute libre en championnat ces dernières semaines, et dont la pauvreté des derniers mercatos avait fini par agacer les plus fidèles supporters. Sauf que pour être honnête, rien ne dit à ce stade que l'arrivée du Portugais permettra de rapidement réconcilier Tottenham et sa base. Si personne ne doute au Portugal des qualités intrinsèques de Fernandes, ses treize apparitions toutes compétitions confondues cette saison avec Benfica rappellent surtout que cet élégant milieu de terrain droitier est aussi fragile qu'inconstant (cinq buts en quarante matchs de Liga Nos depuis ses débuts pros en août 2018). Reste que, issu de cette génération 1999 qu'on dit dorée au Portugal et victorieux avec elle de l'EURO U17 en 2016, le natif de São Tomé-et-Príncipe est un diamant brut. Un temps comparé à son compatriote Renato Sanches (aujourd'hui en reconstruction à Lille après avoir transité par le Bayern Munich), il devra, à Londres, faire taire les sceptiques qui lui prédisent déjà la même trajectoire éclair. À Benfica, on peut en tout cas déjà se frotter les mains. Il y a dix ans, les Lisboètes avaient chipé ce jeune talent au nez et à la barbe du Sporting Portugal. Un transfert conclu à l'époque pour 250 euros et 25 ballons. Comme quoi, parier sur l'avenir, ça a parfois du bon.