La première fois où son nom était apparu dans Sport/ FootMagazine date d'il y a huit ans : il avait été meilleur buteur de Promotion avec 26 buts pour Kermt-Hasselt et repris dans l'article " AlarecherchedunouveauLuigiPieroni " traitant des jeunes talents des divisions inférieures qui avaient les capacités pour évoluer en D1. BjornRuytinx y est parvenu à 31 ans et est devenu une icône à OHL : le prototype du joueur combatif, pas raffiné mais qui se bat durant 90 minutes. Ce n'est pas pour rien qu'un journaliste flamand l'a un jour surnommé ElToro.
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La première fois où son nom était apparu dans Sport/ FootMagazine date d'il y a huit ans : il avait été meilleur buteur de Promotion avec 26 buts pour Kermt-Hasselt et repris dans l'article " AlarecherchedunouveauLuigiPieroni " traitant des jeunes talents des divisions inférieures qui avaient les capacités pour évoluer en D1. BjornRuytinx y est parvenu à 31 ans et est devenu une icône à OHL : le prototype du joueur combatif, pas raffiné mais qui se bat durant 90 minutes. Ce n'est pas pour rien qu'un journaliste flamand l'a un jour surnommé ElToro. " Sur le terrain, il fonce sur tout ", témoigne ToniBrogno qui a joué avec lui en D2. " Il mettait la tête là où j'hésitais à mettre le pied ! Il a le sens du sacrifice : s'il doit se jeter, il le fera, même s'il risque une grave blessure. Je ne suis pas étonné qu'il ait embrassé une carrière de militaire. C'est un garçon qui a des valeurs. Dans le vestiaire, il est très important : lorsque cela tourne mal, il remonte le moral des troupes. Il n'est pas capitaine pour rien. " RudiCossey fut le premier entraîneur à lui confier le brassard, en 2007. Jean- PierreVandeVelde le lui a temporairement retiré après un carton rouge stupide qui lui a aussi valu un séjour temporaire sur le banc. Les cartons, c'est le péché mignon de Ruytinx. Son engagement dépasse parfois les limites et il est averti à huit ou neuf reprises par saison. Pour un attaquant, c'est beaucoup. " Mais c'est aussi pour cela que le public l'adore ", affirme RonnyVanGeneugden, son entraîneur actuel. " Son caractère et sa fidélité l'ont rendu très populaire. Il est à Louvain depuis huit ans et le public a fini par s'identifier à lui. Il se donne toujours à 100 %. Lorsque j'ai débarqué la saison dernière, je lui ai expliqué ma façon de travailler et il a directement adhéré. En D2, il jouait la plupart du temps en soutien de HamdiHarbaoui. L'été passé, notre attaquant tunisien est parti à Lokeren et Bjorn a parfois dû se débrouiller seul en pointe. Parfois aussi, il évolue en soutien de Chuka. Je le sors souvent après une heure de jeu, car il a déjà dépensé beaucoup d'énergie et à ce moment-là et je veux le préserver pour les matches suivants. Il est trop important. A l'entraînement, c'est lui aussi qui botte le c... à ses partenaires. " Ruytinx a débuté dans le petit club de P3 de Halen. Il y a joué de 8 à 21 ans et y a occupé à peu près toutes les positions, y compris libero et stoppeur. De 13 à 16 ans, il fut même... gardien de but d'un club de futsal à Hasselt. Ses copains lui avaient demandé d'évoluer comme dernier rempart parce qu'il n'avait pas assez de technique. Il a réalisé de telles prouesses qu'il a été, un jour, appelé en équipe nationale de jeunes. Il était fou de foot mais doutait de ses capacités à réussir au plus haut niveau. Un jour, alors qu'il avait été convié à disputer un match amical d'essai à Saint-Trond, il a décliné l'invitation parce que l'équipe Réserve de Halen s'était retrouvée sans gardien et devait jouer au même moment. GuyMangelschots ne l'a toutefois pas perdu de vue. Tout semblait réglé avec les Canaris lorsqu'un changement d'entraîneur bouleversa tout. MarcWilmots, le nouvel homme fort du Stayen, ne croyait pas en lui. Et c'est finalement Louvain qui lui a tendu la perche. Il y a débarqué en même temps que le regretté FrançoisSterchele, qui venait d'être meilleur buteur de D3 avec La Calamine. " On s'est directement bien entendu, François et moi ", rappelle Ruytinx. " Je parlais très peu français, mais on se comprenait. Il n'était jamais avare de plaisanterie. Même lorsqu'il est parti à Charleroi, on a continué à s'envoyer des sms. "Louvain, ce n'était toutefois que la D3. Le rêve de la D1 était encore loin. Malgré de nouvelles propositions de Saint-Trond et aussi de Roulers, c'est finalement avec OHL qu'il va le réaliser grâce à la montée en 2011 : " J'ai pensé que le moment était venu de raccrocher, afin de terminer ma carrière en beauté. Mon entourage m'en a dissuadé. " Ruytinx a joué - et remporté - son premier match de D1 contre Anderlecht, fin juillet, et inscrit son premier but parmi l'élite contre le Beerschot, fin octobre. Un but " à la Ruytinx ", qui n'est pas sans rappeler le style d' AlexCzerniatynski. Jeune, Ruytinx avait entamé des études de chef-coq. Il les a abandonnées. Les stages le week-end, les fêtes de mariage qui se terminent parfois à l'aube : tout cela l'empêchait de s'adonner à sa passion pour le foot. Des connaissances lui conseillèrent alors de s'engager dans l'armée. Le test fut concluant et il est devenu militaire de carrière jusqu'en 2008 quand OHL lui a proposé un contrat pro de quatre saisons. Un bail qui se termine dans quelques mois et Ruytinx se prépare déjà à retourner à l'armée. A moins qu'une prolongation ne lui soit proposée... PAR DANIEL DEVOS - PHOTO: IMAGEGLOBE" C'est un garçon qui a des valeurs. Dans le vestiaire, il est très important : lorsque cela tourne mal, il remonte le moral des troupes "(Toni Brogno)