TOP La défense espagnole

L'Indice Castrol, c'est un outil de référence pour tous ceux qui ne veulent rien rater des performances individuelles des joueurs en Coupe du Monde. Cette méthode de calcul complexe a été développée par des experts du foot, chapeautés par Arsène Wenger. Chaque action de chaque joueur est analysée et cotée. On regarde quel impact, positif ou négatif, elle a eu sur la performance de l'équipe, qu'il s'agisse d'un mouvement offensif ou défensif. On tient aussi compte du niveau de l'adversaire et du moment du match auquel l'action individuelle s'est déroulée.
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L'Indice Castrol, c'est un outil de référence pour tous ceux qui ne veulent rien rater des performances individuelles des joueurs en Coupe du Monde. Cette méthode de calcul complexe a été développée par des experts du foot, chapeautés par Arsène Wenger. Chaque action de chaque joueur est analysée et cotée. On regarde quel impact, positif ou négatif, elle a eu sur la performance de l'équipe, qu'il s'agisse d'un mouvement offensif ou défensif. On tient aussi compte du niveau de l'adversaire et du moment du match auquel l'action individuelle s'est déroulée. Le top 4 est squatté par la ligne arrière de l'Espagne : 1. Sergio Ramos, 2. Carles Puyol, 3. Gerard Piqué, 4. Joan Capdevila. Ils sont récompensés pour n'avoir encaissé qu'un minimum, pour l'apport exceptionnel des backs Capdevila et Sergio Ramos, et pour le but décisif de Puyol en demi-finale contre l'Allemagne. Ils ont tous une cote entre 9,65 et 9,80 sur 10. Les Hollandais ne placent que WesleySneijder dans le top 20 ! Bien plus bas dans le classement, Milan Jovanovic est 200e, Yoann Gourcuff 400e, Joe Cole 500e. Des stades magnifiques et colorés, et une criminalité qui n'a pas été ce qu'on avait prédit : le pays a réussi son pari alors qu'on disait encore, il y a un peu plus d'un an, qu'il ne pourrait jamais être prêt à temps. Mais on a la méchante impression que l'Afrique du Sud va vite retrouver quelques-uns de ses vieux démons. Les autorités avaient démoli des bidonvilles autour des stades parce que " ça ne se montre pas aux yeux du monde " mais on nous a dit qu'ils allaient vite repousser comme des champignons. Les milliers de policiers étaient charmants pendant le tournoi mais on nous a raconté qu'ils jouaient une honteuse comédie. Un confrère belge qui discutait avec son épouse, via webcam, à son hôtel, a vu débarquer une femme de chambre congolaise qui s'est mise face caméra pour interpeller l'épouse : " S'il vous plaît, faites-moi venir en Belgique. Dès que la Coupe du Monde sera finie, on va recommencer à nous frapper, on va essayer de nous expulser. Je viens travailler chez vous, je ferai ça pour presque rien, je vous demande seulement de m'installer un lit dans votre garage. "Robben Island, une île à trois quarts d'heure de bateau des rivages du Cap. C'est là que Nelson Mandela a passé 27 années en détention. Notre visite nous a valu des images qui ne s'oublient pas. Comme guide, un ancien détenu qui y est resté sept ans, simplement parce qu'il avait adhéré à l'Afrikaans Nationaal Congres (ANC), ce mouvement qui défendait les intérêts des Noirs du temps de l'apartheid. Il a fait un speech dans un boyau où étaient retenus 60 prisonniers : ils y dormaient toute l'année par terre, en t-shirt et sans couverture, et les châssis n'avaient que des barreaux, pas de vitres. Il nous a montré la cour où Mandela a écrit son livre en cachette : il dissimulait son manuscrit dans un petit jardinet qu'il était censé entretenir. Et sa cellule est un choc : deux mètres sur trois. Le guide nous a décrit les séances de privations et de tortures. Mais Cape Town, ce sont aussi des paysages paradisiaques. Comme Le Cap de Bonne-Espérance, à l'extrême pointe sud de l'Afrique, un lieu redouté des navigateurs à cause de ses tempêtes et de ses vagues XXL. Des vues à couper le souffle avec des pingouins, des babouins et des autruches comme compagnons le long des routes !Wayne Rooney, " le meilleur attaquant du monde ", n'a pas marqué un seul but. Alex Ferguson, son protecteur à Manchester, a l'explication : " On attendait beaucoup trop de lui, il allait être le meilleur joueur de la Coupe du Monde, il allait éclipser Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et tous les autres. C'est pour ça qu'il a raté son tournoi. Trop de pression. Mais je suis sûr qu'on verra un autre Rooney dans quatre ans. " Kaká n'a pas marqué les esprits non plus et a même pris une carte rouge qui ne lui ressemble pas. Didier Drogba était au sommet de son art et allait disputer le meilleur tournoi de sa vie, mais sa fracture du bras juste avant de prendre l'avion et le niveau très décevant de l'équipe ivoirienne en ont aussi fait un loser d'Afsud 2010. Lionel Messi, lui, est parti sur un bilan mitigé. Des mouvements de génie, une activité exceptionnelle avec des centaines de passes, mais aucun but et une élimination assez rapide. Le Messi du niveau du Barça, les Argentins ne l'ont encore jamais vu en sélection. On en a eu plein les oreilles pendant un bon mois mais on ne s'en lasse pas. A la télé, à la radio, au Kick-Off Concert la veille du match d'ouverture, dans les stades (systématiquement sur l'écran géant à la mi-temps), et autour, ça tournait en boucle. Waka waka, l'hymne officiel du Mondial, interprété par la délicieuse Colombienne Shakira : " Tsamina mina eh eh waka waka eh eh tsamina mina zangalewa this time for Africa ". Et tant pis si elle a grossièrement plagié paroles et musiques d'un tube interprété en 1986 par des gendarmes de la garde présidentielle camerounaise : " Zamina mina eh eh waka waka eh eh zamina mina zangalewa a nawa ah ah ". Ce fut à l'époque le disque de l'année là-bas. Il y avait aussi l'autre très entraînante chanson officielle, Waving flag, par le rappeur somalien K'naan. Ainsi que Ah la la Bafana, l'hymne de l'équipe sud-africaine (taper Ha la la Bafana sur Youtube) : magnifique. Et une mention pour la devise de la Coupe du Monde : Ke nako. Traduction : Il est temps (pour l'Afrique). Elle apparaissait partout et avec l'accent du pays, ça donnait : Ke nâââkôôô. Le point commun entre Cristiano Ronaldo, John Terry, Ashley Cole et FrankRibéry ? Ils ont plus pensé à la drague qu'à leur équipe nationale ces derniers mois. Le Portugais vient d'annoncer la naissance d'un fils, dont lui seul connaît la mère, et il affirme qu'il l'élèvera lui-même. Au moins, le petit ne manquera de rien. Le premier Anglais avait mis enceinte la compagne d'un coéquipier qui a ainsi perdu sa place en sélection. Le deuxième a touché tout ce qui bougeait en début d'année et aurait encore fait le fou pendant le tournoi en envoyant des SMS torrides à une beauté : il lui demandait des réponses en format images dénudées ! Le Français a dérapé de Paris à Munich peu avant le tournoi. Autre point commun : leur Mondial a été insipide. Ronaldo a un rien sauvé ses vacances africaines en marquant pour la première fois avec le Portugal depuis près d'un an et demi. Terry et Cole ont coulé avec toute la défense anglaise en prenant quatre buts contre l'Allemagne. Ribéry ? Pas vu du tout. Trop donné, trop tôt, les gars ?Mardi 6 juillet, il va être minuit. Une scène émouvante. Les Uruguayens rentrent à leur hôtel de Cape Town, ils viennent d'être éliminés par les Hollandais. Une centaine de supporters les accueillent et chantent à tue-tête. Les joueurs se font un passage au milieu de la foule. Diego Forlán a les yeux embués, il se retient pour ne pas pleurer. Luis Suarez a la tête basse du gamin qui a chipé un lard à l'étalage. S'il avait mis le front plutôt que la main pour arrêter l'envoi ghanéen qui allait dans le but en quart de finale, il n'aurait pas été suspendu pour la demi et le rêve uruguayen aurait peut-être duré un peu plus longtemps encore. Le premier jour, c'était une découverte culturelle et c'était assez marrant. Les 32 journées qui ont suivi, c'était insupportable. La vuvuzela restera le symbole de cette Coupe du Monde mais il y a des limites. Avant le décollage, le pilote de l'avion Cape Town-Johannesburg a annoncé : " Nous vous informons que l'utilisation des vuvuzelas est interdite à bord. " Peut-être pas inutile comme consigne car les supporters passagers qui n'en transportaient pas au moins une en cabine se comptaient sur les doigts de la main.Entendu dans la journée du 11 juin, juste avant Afrique du Sud-Mexique : " Donner le match d'ouverture à un arbitre ouzbek, c'est n'importe quoi, c'est un risque. " Mais la FIFA avait vu juste. Ravshan Irmatov deviendra probablement un crack mondial. A 32 ans, il était le plus jeune arbitre du tournoi, et il est devenu le plus jeune à siffler une ouverture depuis 1934. Il a finalement eu cinq rencontres, personne n'a fait mieux : Afsud-Mexique, Angleterre-Algérie, Argentine-Grèce, Argentine-Allemagne et Uruguay-Pays-Bas. Et il n'est jamais passé à travers. L'équipe sud-africaine s'est pendue dès le premier jour du tournoi. Si elle n'encaisse pas en fin de match contre le Mexique, elle va probablement au deuxième tour car il était écrit qu'elle pourrait battre la France dans sa troisième rencontre, vu le niveau des Bleus. Avec six points, c'était la qualif. Cette élimination rapide a fait tomber l'enthousiasme de 50 % dans les rues, et une fois le Ghana dehors, on n'avait plus nécessairement l'impression d'être dans un pays de Coupe du Monde.Près de 100 joueurs différents ont marqué lors des 64 matches. Ils ne manifestent pas tous les mêmes émotions sur le terrain. Miroslav Klose et Dirk Kuyt n'ont pas, par exemple, des allures de clown du vestiaire. David Villa, lui, a montré dans chaque rencontre qu'il était content d'être là. Le tueur espagnol rigole, même après avoir raté un but tout fait. Il a confirmé qu'il n'était pas devenu par hasard meilleur buteur de l'EURO 2008. Il va encore régaler à Barcelone avec les caviars d' AndrésIniesta et de Xavi. Plusieurs équipes sont complètement passées à côté de leur Coupe du Monde. Et parmi les petits poucets, il y en a qui ont quitté l'Afrique du Sud avec des statistiques catastrophiques. Buts marqués Zéro pointé pour le Honduras et l'Algérie. Buts encaissés 12 pour la Corée du Nord. Tirs 15 pour la Nouvelle-Zélande, en 3 matches ! Et seulement 3 étaient cadrés. Fautes commises 126 pour les Pays-Bas. Fautes de main 10 pour les Pays-Bas. Cartes jaunes 21 pour les Pays-Bas. Cartes rouges 2 pour l'Australie. Distance parcourue Les Nigérians réunis ont avalé seulement 278 km. Vitesse maximale Les Nord-Coréens ne sont pas allés plus haut que 25,99 km/h alors qu'un Mexicain a été flashé à 32,15. Pourcentage de passes réussies Les Japonais sont bons derniers avec 60 %. Corners obtenus Les Néo-Zélandais n'en ont eu que 3.Raymond Domenech se fait tuer par toute la France depuis deux ans mais n'a rien à se reprocher : il n'a rien fait de mal, il sous-entend qu'il est le seul droit dans ses bottes. Tous les malheurs des Bleus viennent des joueurs et de la presse. A l'opposé, il y a Marcello Lippi, dont la conférence de presse juste après l'élimination scandaleuse restera dans les mémoires : " Tout est de ma faute, j'ai mal préparé mon équipe, j'ai mis trop de pression sur les joueurs. " Il a marqué des points dans le monde entier après un des tournois les plus tristes de la Squadra. Jorge Larrionda et Roberto Rosetti resteront dans le livre noir du Mondial. L'Uruguayen n'a pas vu que la frappe de Frank Lampard était entrée dans le but allemand, l'Italien a accordé un but sur hors-jeu à l'Argentine contre le Mexique. Dans les deux cas, un de leurs assistants était le mieux placé pour voir clair. Mais c'est le numéro 1 qu'on assassine. La FIFA envisage maintenant la vidéo ? Un peu tard. Et pourquoi met-on des arbitres derrière les buts en Europa League mais pas en Coupe du Monde ? Ce système aurait permis de bien juger les deux phases. Autre fait édifiant : dans le livecast action par action sur le site officiel de la FIFA, on lit : " Le tir de Lampard s'écrase sur la barre transversale ". La planète entière a vu que le ballon avait passé la ligne mais on se tait ! Traduction : ville du foot ? Bof ! En fait, il n'y a rien autour de ce stade somptueux, le plus beau et le plus grand d'Afrique : pas un resto, pas un commerce, rien. A quelques centaines de mètres, on a l'impression de s'embarquer dans une espèce de désert. Un des défis sera de continuer à le remplir après le Mondial, mais c'est perdu d'avance. Et c'est encore pire à Polokwane, où on a construit un stade de 134 millions d'euros qui coûte 17 millions par an à l'entretien : cette ville n'a aucune équipe professionnelle de foot ou de rugby.Une Coupe du Monde est traditionnellement un mois de grande lessive chez les coaches. Cette édition-ci n'a pas fait exception. Des C4 se préparent. Plusieurs entraîneurs ont eux-mêmes choisi de partir : Javier Aguirre au Mexique, OttoRehhagel en Grèce, Paul Le Guen au Cameroun, Dunga au Brésil, etc. Il y avait des fins de règne prévues, elles se sont faites dans la douleur : Raymond Domenech en France, Marcello Lippi en Italie, Carlos Alberto Parreira en Afrique du Sud. Il y a ceux qu'on veut mettre dehors mais qui s'accrochent, comme Carlos Queiroz au Portugal. Les hésitants : Diego Maradona se fait prier pour rester. Et ceux qu'on tient à garder malgré une campagne ratée : Fabio Capello en Angleterre, LarsLägerback au Nigeria. Asamoah Gyan est un des symboles du Ghana quart de finaliste. Un attaquant d'une puissance folle, un paquet de muscles. Et un buteur : trois goals. Pendant des jours et des jours, les télévisions sud-africaines ont repassé le close-up sur son visage juste après son penalty raté à la 93e minute du quart de finale contre l'Uruguay. Il venait de manquer l'occasion de faire entrer son pays dans l'histoire. Quelques minutes plus tard, il a été le premier joueur de son équipe à s'avancer dans la séance des tirs au but ! Et il l'a mis dedans. Chapeau. Vu le passé colonial, on aurait pu s'attendre à ce que les Sud-Africains ne soient pas sympathiques avec l'équipe des Pays-Bas et ses supporters. Mais ce fut l'inverse. Par contre, on a constaté une vraie allergie aux Français. Les journaux égratignaient les Bleus à la moindre occasion et leur Mondial catastrophique a été du pain bénit pour tous les médias locaux. Au moment où ça explosait dans leur camp de base, les émissions de télé consacrées au foot parlaient autant des problèmes français que des matches des favoris. Et le jour du match décisif Afsud-France, tous les quotidiens vomissaient carrément les Bleus.Les conditions de travail étaient exceptionnelles à partir du moment où on s'installait dans la région de Johannesburg : six des dix stades étaient accessibles par la route et 22 des 32 équipes étaient basées dans un rayon d'une bonne centaine de kilomètres. Certaines traditions ne changent pas. L'Italie réserve toujours le meilleur accueil et le programme officiel le plus luxueux. Très différent de la Corée du Nord, où on avait l'impression qu'un militaire était caché derrière chaque porte, prêt à tirer sur l'international qui parlerait d'autre chose que de foot. Pour les équipes qui avaient choisi un camp de base au niveau de la mer, fiasco total : France, Danemark, Nigeria, Japon, Grèce, Cameroun.La prochaine Coupe du Monde sur le continent africain ? Pas pour demain ! La rotation continue, ce sera le Brésil dans quatre ans, l'Europe en 2018, probablement l'Amérique en 2022. Il faudra donc encore bien patienter pour revenir en Afrique, mais de toute façon, on voit mal quel autre pays aurait les moyens d'organiser l'événement. Au point de vue des richesses et des facultés d'organisation, l'Afrique du Sud est la seule exception du continent (peut-être avec le Maroc, un vrai pays de foot), la seule solution possible.par pierre danvoye, en afrique du sud