David Houdret

On doit encore trouver un nouvel équilibre. Vu qu'il commente les matches, Thierry n'est pas toujours à nos côtés. L'avantage, c'est qu'il ressent l'ambiance du stade et qu'il est en contact avec les gens du milieu. Par contre, en studio, les échanges et les réflexes (petit signe pour prendre la parole, etc.) ne sont plus les mêmes. Ce qui est positif, c'est que Thierry et Rodrigo commencent à sortir de leur boîte. Ce sont des journalistes et des experts mais je voudrais qu'ils deviennent de temps en temps des supporters. Rodrigo a agi de la sorte l...

On doit encore trouver un nouvel équilibre. Vu qu'il commente les matches, Thierry n'est pas toujours à nos côtés. L'avantage, c'est qu'il ressent l'ambiance du stade et qu'il est en contact avec les gens du milieu. Par contre, en studio, les échanges et les réflexes (petit signe pour prendre la parole, etc.) ne sont plus les mêmes. Ce qui est positif, c'est que Thierry et Rodrigo commencent à sortir de leur boîte. Ce sont des journalistes et des experts mais je voudrais qu'ils deviennent de temps en temps des supporters. Rodrigo a agi de la sorte la semaine dernière quand il est intervenu par téléphone après Belgique-Ecosse. Marc Delire et Stéphane Pauwels transformaient l'émission en bouilloire. Mais bon, nous sommes comme une équipe de foot. On nous a privés d'un tiers de notre noyau. Le meilleur commentateur télé a été remplacé par le meilleur commentateur radio ! Après la trêve des confiseurs, nous serons prêts à gagner les play-offs ! (il rit)Oui parce que nous avons été les premiers en Belgique à lancer ce type d'émission en radio, grâce notamment à Stéphane Pauwels. Mieux vaut être copié qu'imiter ce qui se fait d'ailleurs. Eden Hazard, dont je me faisais une fausse image, durant les JO. Entre deux entraînements, il est venu avec son frère et son manager à la Belgian House où nous animions Vivasport Londres 2012. Je l'ai trouvé très détendu. Il aurait pu s'en aller après dix minutes mais il est resté une heure. On a parlé de sa vie, de sa prof d'anglais qui était malade,... Autre anecdote : j'ai eu la chance d'obtenir des places pour la finale du 100 mètres. En allant chercher des " fish and chips ", je me suis retrouvé juste derrière Tony Parker qui a gentiment accepté d'être pris en photo. Mickey 3D, lors d'une édition des Francofolies de Spa. J'ai voulu l'interroger sur la chanson qu'il avait écrite sur Saint-Etienne. Mais j'ai obtenu cinq mots de réponse en posant dix questions. Cela le faisait chier d'être là et de parler foot. L'un de mes premiers : la rencontre entre un gamin et son idole, Frederik Deburghgraeve. L'enfant était stressé par l'enjeu et moi parce ce que je débutais et qu'il n'était pas donné à tout le monde d'interroger un champion olympique ! L'expérience a été géniale. Deburghgraeve lui a consacré une demi-journée. Je me souviens encore du regard émerveillé du gamin. Le suivi de la Coupe du Monde 1998. J'étais dans un camping d'Alle-sur-Semois avec un pote pour la qualification des Français contre le Paraguay. Le quart de finale contre l'Italie, je l'ai suivi au Futuroscope de Poitiers. La demi-finale contre la Croatie, c'était en Jordanie. J'ai enfin pu poser mon sac chez moi pour la finale. Sauf que je suis arrivé à la pause, quand Zidane avait déjà marqué ses deux buts ! PAR SIMON BARZYCZAK