Ton interview la plus étrange ?

Dieumerci Mbokani quand il est arrivé pour la première fois à Anderlecht. Je n'ai rien compris de ce qu'il me disait ! Je me suis demandé s'il parlait français, s'il n'oubliait pas des mots... Impossible de rebondir sur ses réponses. J'ai réécouté dix fois la bande avant de laisser tomber.
...

Dieumerci Mbokani quand il est arrivé pour la première fois à Anderlecht. Je n'ai rien compris de ce qu'il me disait ! Je me suis demandé s'il parlait français, s'il n'oubliait pas des mots... Impossible de rebondir sur ses réponses. J'ai réécouté dix fois la bande avant de laisser tomber. Jonathan Legear lors de Bordeaux-Anderlecht en 16e de finale de la Coupe UEFA, en 2008. Il était blessé aux adducteurs. Manuel Jous et moi avions parié que nous réussirions à lui faire dire " ischio-jambiers " avec son cheveu sur la langue. Pas moyen ! Par contre, le lendemain, à l'aéroport, il s'était exclamé qu'il avait mal à cet endroit ! J'étais mort de rire... Après une défaite de Bruges, Jacky Mathijssen m'a agrippé par la veste et m'a tiré jusqu'au vestiaire de l'arbitre. Il a tambouriné à la porte en criant : " Il est responsable, c'est à lui qu'il faut adresser les questions !" Et il est parti, furieux. Jérôme Nzolo a ouvert la porte. Je lui ai expliqué ce qu'il venait de se passer et il a rigolé ! Quand j'étais stagiaire à Bel RTL, il y a une quinzaine d'années, on pouvait appeler les joueurs du Standard dans leur vestiaire avec un téléphone. Un gars s'est fait passer pour l'entraîneur et m'a annoncé qu'il était viré ! J'ai prévenu ma rédaction qui a balancé ce scoop à l'antenne. L'info a été reprise par les autres médias ! Le lendemain, j'étais tellement honteux que je n'ai pas osé me présenter à la rédaction. Jacques Rogge. J'ai dû donner ma liste de questions à l'avance et respecter un timing très précis. C'était nul car cela ne laissait aucune place à la spontanéité. Lors du journal de 7 h 38, j'ai l'habitude de me lâcher dans une humeur sportive où j'égratigne un sportif, un club, l'Union belge,... Lors de la revente du Standard, je m'en suis pris à Luciano D'Onofrio qui mettait des bâtons dans les roues du club. Il a immédiatement appelé Laurent Haulotte pour se plaindre. Mais j'ai eu le soutien de ma direction. Je me lève à 3 h 08 et j'arrive à la rédac à 4 h. On reçoit une première édition des quotidiens vers 1 h 30 et les dernières arrivent vers 4 h 30. Je feuillette trois journaux francophones et deux flamands. Avec le développement d'Internet et des réseaux sociaux, l'accès à l'info est plus facile. La difficulté est de traiter les mêmes sujets sous des angles différents. C'est un rythme spécial. Le soir, je suis censé me coucher tôt mais, avec les enfants, je suis rarement au lit avant 21 h. Je fais une sieste d'une heure l'après-midi pour tenir le coup. PAR SIMON BARZYCZAK