Jamais le Racing n'a été aussi sain financièrement mais il ne fait pas de folies pour autant. Fidèle à ses habitudes, il mise sur les jeunes : six joueurs formés au club sont promus dans le noyau A. Les attentes sont élevées car, comme le souligne la direction, chaque transfert réalisé est un premier choix. En outre, les footballeurs les plus importants ont bénéficié d'une hausse salariale. Seul point noir : l'équipe a été accablée par les blessures pendant la préparation et semble avoir besoin de renforts.
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Jamais le Racing n'a été aussi sain financièrement mais il ne fait pas de folies pour autant. Fidèle à ses habitudes, il mise sur les jeunes : six joueurs formés au club sont promus dans le noyau A. Les attentes sont élevées car, comme le souligne la direction, chaque transfert réalisé est un premier choix. En outre, les footballeurs les plus importants ont bénéficié d'une hausse salariale. Seul point noir : l'équipe a été accablée par les blessures pendant la préparation et semble avoir besoin de renforts. Sandomierski est encore le malchanceux de service. L'année dernière, il est à peine retourné en Pologne que Köteles se blesse et qu'un Bailly à moitié en condition est jeté dans l'arène. Le voilà maintenant touché à la hanche, alors qu'il s'apprête à concurrencer le Hongrois. La ligne arrière n'a pas changé. Le duo Simaeys- Nadson reste le choix le plus logique au c£ur de la défense, surtout que Koulibaly, le nouveau Camerounais, rate le début du championnat, à cause d'une micro-fracture au pied, encourue dans son club précédent mais mal résorbée. On ne compte absolument pas sur Joneleit pour l'instant. Le (seul) défenseur central gaucher s'est blessé au genou au début de la préparation, alors que son exercice précédent a déjà été gâché par une opération aux ligaments croisés. Anele et Tshimanga occupent les flancs. Pour conserver la concentration d'Anele, Mario Been aurait souhaité plus de concurrence mais Fernandez (29 ans), qu'il a recommandé, a constamment différé sa signature. Walsh, international chez les jeunes néerlandais, formé au poste d'arrière axial, a été orienté vers l'arrière droit en raison de son gabarit. Il n'y a pas de doublure pour Tshimanga, si ce n'est Anele. Been a déjà testé Croux à sa place mais sans succès. Hyland est une certitude au c£ur de la deuxième ligne. Il joue des deux pieds et est le meilleur à la récupération, du moins tant que Hubert est indisponible. Le capitaine a brillamment entamé la préparation, après son opération aux abdominaux de l'hiver dernier, mais il a ensuite souffert de surcharge et va rater le début du championnat. Genk cherche encore un médian défensif. Aux côtés de Hyland, Gorius, Camus et Peeters sont les principales options. Gorius, qui peut aussi reprendre le rôle de De Bruyne sur le flanc gauche, est incontournable. Le Français est capable de placer et de servir les attaquants par ses passes intelligentes et il marque facilement lui-même. Peeters évolue plutôt dans le registre de Tözser. Il est le plus âgé des jeunes promus et doit donc émerger. Sur les flancs, Been dispose de Joseph-Monrose, Limbombe, Ayub et Croux, des éléments très rapides. Les trois derniers sont de véritables ailiers, ils ont déjà accumulé les minutes de jeu mais Ayub est fragile et Limbombe doit rester les pieds sur terre. Joseph-Monrose peut jouer sur les deux flancs, comme Buffel, ou en soutien d'attaque. Vossen- Benteke reste la paire royale de Genk. Been a fait ses calculs : ensemble, ils ont inscrit 35 buts. Ajoutez-y les 15 de Gorius (dixit Been) et on arrive à 50. Kennedy a reçu sa chance contre le PSV, sans la saisir. Barda a entamé la préparation en forme avant de se reblesser au genou. Genk a promu deux diamants bruts, Trossard et Schrijvers. Ce dernier n'a que 16 ans mais on le classe dans la catégorie des Defour et De Bruyne. Rapide, explosif, il a le sens du but et joue collectivement. Il peut évoluer n'importe où en attaque mais n'est sans doute pas un avant-centre typique, à cause de sa petite taille. Trossard est réputé pour avoir un caractère spécial. Il a un bon tir, il se meut bien dans les espaces et est polyvalent. Genk a toujours dépassé ses objectifs. Cette fois, le président Houben a placé la barre très haut d'emblée : il vise le top 3. Or, Been ne juge pas son noyau prêt à relever ce défi et il insiste sur la nécessité d'effectuer des transferts immédiatement utilisables. PAR JAN HAUSPIE