Le football de notre petit pays se serre la ceinture. Après avoir réfléchi à quelques diètes, il a opté, avant les fêtes de fin d'années, pour le régime René Vandereycken (classé 7e contre 33e en 2005). Sera-t-il aussi efficace que le Montignac, le Weight Watchers, l' Atkins ou que les secrets de la cuisine méditerranéenne ?
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Le football de notre petit pays se serre la ceinture. Après avoir réfléchi à quelques diètes, il a opté, avant les fêtes de fin d'années, pour le régime René Vandereycken (classé 7e contre 33e en 2005). Sera-t-il aussi efficace que le Montignac, le Weight Watchers, l' Atkins ou que les secrets de la cuisine méditerranéenne ? De toute façon, ce devrait être meilleur que tout ce qu' Aimé Anthuenis (passant de la 63e à la 100e place) a proposé durant quatre ans à la table des Diables Rouges. L'absence de l'équipe nationale lors de la prochaine phase finale de la Coupe du Monde, après l'échec sur la route de l'Euro 2004, restera longtemps sur les estomacs. Dans ces conditions, il était logique que l'ancien coach fédéral soit relégué dans les caves du football belge. D'autres que lui disparaissent carrément (voir Exit du Top 100) mais c'est au coeur de l'hiver que la lumière reprend vie. Contrairement à l'année passée, le classement 2006, fixé par la rédaction de Sport-Foot Magazine, n'est pas, cette fois, dominé par un joueur. Vincent Kompany (passé de la 1e à la 16e place) avait alors pris la succession de Michel D'Hooghe (remontant de la 5e à la 4e place). Les accents changent. Une nouvelle race de dirigeants pointe le bout du nez à l'horizon. NB : à côté du nouveau classement, celui de 2005. Si c'est une barre, il s'agit d'une première apparitionSa belle crinière d'autrefois est désormais moins épaisse. La cinquantaine n'est plus très loin. Le visage est marqué par le temps qui passe inexorablement, par les soucis inhérents à ses différentes fonctions à Sclessin et à Bruxelles mais aussi par ses éternelles ambitions. Preud'homme a été le portier du Standard, de Malines, de Benfica et des Diables Rouges, mais il n'est pas encore le gardien de but de l'Union Belge. Malin, il sait que son heure n'a pas encore sonné. Prune s'impose pourtant sous les boules de l'Atomium à la Michel Platini. Au top du foot européen, Platoche parle de foot devant des aréopages de politiciens du sport et d'arrivistes de couloirs, imposant son point de vue de technicien et laissant le business aux autres. Preud'homme a aussi son vécu sportif pour lui. Personne ne peut contester ses compétences quand le football est au centre du débat. C'est son bâton de maréchal, son principal atout, que ce soit au Standard ou à Bruxelles. Dès qu'il abandonna le job d'entraîneur, l'ancien Soulier d'Or a élargi son champ d'action et épaissi son réseau personnel déjà assez dense. Au départ, ses chances de s'imposer avec une cravate plutôt qu'un training semblaient minces. Il n'était pas blanchi sous ce harnais-là, pensait-on, n'était pas habitué à manier et à étudier les dossiers. C'était oublier que le meilleur gardien de but du monde (1994) avait été l'ambassadeur international de Benfica. Au Standard, le vice-président Luciano D'Onofrio regretta son virage du métier d'entraîneur vers une carrière de directeur technique mais eut l'intelligence de le soutenir, de le placer sur l'échiquier de son club, de l'envoyer en mission à Bruxelles afin d'y restaurer avec succès l'influence du Standard. Pierre François, le directeur du Standard, lui est aussi d'un précieux secours. Bon bilingue, Preud'homme s'y est fait des alliés, s'est concentré sur un plan visant à sauver et à relancer les jeunes, etc. Présent à la Ligue Professionnelle et au comité exécutif, il a accepté la présidence de la commission technique et déblaya le terrain avant le choix du nouveau coach fédéral. Ce n'était pas une mission facile et sa discrétion a plu au président fédéral, Jan Peeters. Dans le cadre de la désignation d'un nouveau président fédéral, il a pris position en faveur de Roger Vanden Stock qui devrait succéder à Peeters en juin prochain. Est-ce la naissance d'un axe Bruxelles-Liège ? Comment va réagir Bruges face à cette union ? Chaque mot de Preud'homme pèse désormais de plus en plus lourd. Dès lors, ses coups de gueule après un match difficile du Standard et ses attaques envers l'arbitrage étonnent car elles ne sont pas encore celles d'un homme d'état du football belge. Quand il aura totalement maîtrisé ses émotions, il visera encore plus haut. Plus tard, et il ne s'en cache pas, la présidence de l'U. B. ne lui déplairait pas. En attendant le bon moment, il préserve ses liens avec la base et c'est aussi pour cela qu'il est notre numéro 1.Quand on dépose chaque année 36 millions d'euros sur la table de la Ligue Pro, c'est important. Le contrat porte sur trois ans. Via le foot, Belgacom espère attirer de plus en plus de monde vers le numérique. La société de production Woestijnvis assure la couverture des neuf rencontres de chaque week-end. Après des débuts hésitants, Belcacom TV s'installe avec Marc Delire et sa bande de nouveaux consultants. Vanden Stock ne traverse pas des moments faciles. Le titre lui a échappé la saison passée et le Standard est champion d'automne. La campagne en L.C. n'a pas été bien fameuse et Frank Vercauteren a du mal à imposer sa griffe. Tout cela ne l'empêche pas de peser de plus en plus lourd à l'U. B. dont il devrait prendre la présidence. Son intention de réduire la D1 à 14 clubs a entraîné une fameuse levée de boucliers des petits clubs.Chez lui, il joue du piano, lit, se promène dans la campagne flandrienne dont il parle joliment. Pour le moment, il n'intervient pas dans les luttes concernant la présidence de l'Union Belge. Plus discret qu'avant, il soutient à fond Marc Degryse et Jan Ceulemans dans leur défi : tourner la page de l'ère Trond Sollied (titre, finale de Coupe en 2004-2005). Pas facile mais à Bruges on a l'habitude de braver le vent de la mer du Nord.Certains l'adorent pour son talent, d'autres le détestent pour les soubresauts d'un caractère explosif qui plonge ses racines dans une enfance difficile. Après avoir échoué la saison passée dans son désir de qualifier le Standard pour une épreuve européenne, Sérgio Conceição s'est remis au boulot et décuple les ambitions de tous. Même si ce gars n'est pas facile à gérer, sa technique et sa grinta en font le meilleur joueur de D1. Il était un peu las en début de saison, le puissant Gert. Mais il ne tarda pas à trouver le chemin des filets... sans paniquer. L'expérience lui fut d'un précieux secours. Petit à petit, ce pilier brugeois, qui n'était pas un grand partisan de Trond Sollied, retrouva ses marques (4 buts/ 17 matches) et cela fit grand bien à la phalange de Jan Ceulemans. Bruges ne peut se passer de lui pour le moment et il a décidé d'ajouter la saison 2006-2007 à son parcours.Le nouvel entraîneur des Diables est un homme réaliste. Il en reviendra aux essentiels de la tradition belge : repli défensif, organisation, contres. Sa mission est délicate : qualifier l'équipe nationale pour l'Euro 2008 comme il avait propulsé Genk en Coupe de l'UEFA avant que le président se sépare de lui pour incompatibilité de caractères. Il protège ses joueurs, est un compétiteur impitoyable et un perfectionniste.Cet ancien marchand de fromages a affiné ses produits. Il avait cédé une partie de son camembert en permettant à Jan Ceulemans d'être encore plus moelleux à Bruges. Pour le remplacer, il a choisi un coach à point, Herman Helleputte, et des vieux dont l'expérience coule toute seule : Nico Van Kerckhoven, Ronny Gaspercic, etc. Jaja Coelho a attiré les regards de grands clubs étrangers. Ce petit club tutoie les grands de la D1. Cette fois, plus personne ne peut douter du talent de ce coach soutenu dans son travail par Stéphane Demol, Claudy Dardenne et Frans Masson. Il déposa son tablier mais le reprit. Battu la saison passée dans un sprint tout à fait fou pour l'UEFA, le Standard a dominé l'été et l'automne de ce championnat : si ce club devenait le Tom Boonen de 2005-2006, son coach entrerait dans la légende de ce club qui attend le titre depuis 1983. Doté d'un solide sens de l'expertise, il relança bien la mécanique quand Hugo Broos fut défenestré. Présents en L. C., les Mauves ont vite été sortis en Coupe de Belgique. A Sclessin, saoulés par leur turnover, ils ratèrent l'occasion de distancer les Liégeois en championnat. Cette défaite laissa des traces. Avec Nicolas Frutos à la place de Nenad Jestrovic, fera-t-il aussi plus souvent appel aux jeunes comme au Betis Séville ?L'ancien capitaine de Bruges semblait être le prototype du joueur casanier bien de chez nous. A la surprise générale, il a imprimé un autre rythme à sa carrière. Il a opté pour le PSV à la recherche d'une nouvelle stabilité après le départ de quelques piliers. Simons y a trouvé ses marques. Si la Coupe du Monde ne figure plus à son agenda, il croisera le fer avec Lyon quand la L.C. retrouvera ses droits : pas mal.Son transfert a constitué le feuilleton de l'été. Après de multiples hésitations, les Bruxellois ont accepté l'intervention de l'étrange Piero Allatta, son agent, afin de régler les derniers détails de ce transfert. Ses débuts furent hésitants. La moindre erreur fut passée à l'agrandisseur avant qu'il n'impose son talent. Curieusement, il joua mieux en équipe nationale qu'en club avant de faire l'unanimité partout. La peste, le choléra, la fièvre jaune, le 13 porte-malheur du foot belge... Il aurait proposé du sale pognon afin de reprendre des clubs. Son nom a circulé un peu partout. Etonnant pour un bonhomme n'ayant qu'un magasin de fourrures, rue des Pyramides à Paris. A-t-il acheté des joueurs belges en Finlande, des titulaires de Saint-Trond ou du Lierse afin de fausser les matches et d'empocher des fortunes dans les paris sur Internet avant de disparaître ? Le malaise grandit.La Fiorentina lui a déclaré sa flamme durant les réveillons et dès cet instant il fut clair que le dribbleur se retrouverait un jour près du Ponte Vecchio. Pourtant, il n'a pas brillé de mille éclats lors du premier tour de la saison avec trois petits buts seulement pour 16 apparitions en D1. Avait-il épuisé sa poudre magique, égaré ses gris-gris ? Sa classe cependant intacte incite les Mauves à chercher d'autres talents dans le Grand Nord.La saison passée déjà, il était évident que Marc Degryse donnerait une autre orientation que celle de Trond Sollied à son club. Le jeu hyper automatisé du Norvégien ne lui plaisait pas. Degryse engagea des joueurs plus techniques. La mise en place ne fut pas facile mais les perspectives sont bonnes : retour dans la foulée du Standard et d'Anderlecht en championnat, rendez-vous avec la Roma en Coupe de l'UEFA.Cette année sera à marquer d'une pierre noire pour lui. En été, il ne prendra pas part à la Coupe du Monde : c'est toujours une déception pour un jeune. Il a fait l'impasse sur la Ligue des Champions, suite à des problèmes au dos, avant de revenir dans le coup et de marquer au Betis Séville. Même si la malchance s'en est mêlée, c'est trop maigre pour un joueur de ce talent. Mettra-t-il les choses au point ? Tout le monde raconte à Bruges qu'il est un peu spécial mais les Flandriens ne peuvent se passer de leur Balkan Boy. Athlétique, puissant, c'est un char qui aplatit les défenses. Quand il se lance dans une action, il oublie souvent les autres mais ses coups de hache ont ouvert le chemin de la Ligue des Champions. En championnat, il a frappé neuf fois, parfois de la main comme contre le Cercle. Il est roublard en plus.Qui c'est celui-là ? Qu'est-ce qu'il fait ? Il a une drôle de voix ce gars-là... Francky Dury a surtout voix au chapitre avec une équipe venue de D2, qui mesure son bonheur, le défend comme si c'était une nouvelle couleur du stade Arc-en-Ciel. Ses joueurs sont semi pros, pour la plupart, et après avoir carrelé ou travaillé en usine toute la semaine, ils taillent des croupières aux grands avec un football offensif. Tous les médias se sont intéressés à ce phénomène qui rappelle le succès de Beveren autrefois. Policier de métier, il ne changera pas : ce gars, c'est Dury... à la crème. Il est venu sur les plateaux de la RTBF fin décembre et son bonheur fit plaisir à voir. Personne ne peut dire si l'aventure de ce club si sympathique s'arrêtera dès demain ou si elle se prolongera durant plusieurs saisons. Il viendra cependant un moment où il y aura plus à perdre qu'à gagner. Zulte Waregem sera-t-il capable de franchir ce pas ? En attendant la réponse à cette question, le football a bel et bien retrouvé ses droits dans un coin de Belgique qui a longtemps vécu au rythme du ballon rond. Il n'a pas été à l'université, ne s'exprime guère comme un avocat. Et alors ? Il a fait ses classes comme entraîneur et n'est pas arrivé de Mars avant d'atterrir à Bruges. Avec un nouveau noyau, Sterke Jan a forcément cherché la formule qui gagne. Il ne bronche pas beaucoup sur le petit banc. A chacun son style. Mais il a dû s'énerver avant que la mue de son cher Club s'achève. La direction fait bloc derrière lui.Alors que les espoirs étaient grands la saison passée, les Buffalos voguent désormais dans l'anonymat. Le président gantois s'est parfois énervé en affirmant qu'il avait son Chinois : Stephen Laybutt, auteur de quelques bourdes. Même s'il a beaucoup d'humour, Leekens n'a probablement pas apprécié cette petite feinte. Est-ce la première grosse lézarde dans les relations entre ces deux hommes forts ?Au soir de la 18e journée, Bruges avait la deuxième défense de D1 (- 17 buts, trois de plus que Westerlo) et son gardien de but y est pour beaucoup. Cet amateur de peinture croyait avoir installé son chevalet pour longtemps à Bruges. Mais l'international croate se dirigera vers plus offrant avant la Coupe du Monde. Avant cela, il aura montré l'exemple au jeune à Stijn Stijnen qui prendra le relais devant les filets brugeois.Dexia a apprécié la présence de Bruges en L.C.. Troisième de son groupe, le duo Bruges-Dexia espère que ses placements lui rapporteront d'intéressants dividendes en Coupe de l'UEFA. Par contre, comme c'était déjà le cas la saison passée, tous les regards se sont détournés de l'équipe nationale que Dexia sponsorise depuis des années. Heureusement, on affirme que la nomination de René Vandereycken à la tête des Diables a été bien accueillie par les sponsors.Cet habile négociateur a bien mené sa barque dans la construction des nouveaux contrats de télé. Roger Vanden Stock aimerait l'avoir à ses côtés, comme secrétaire général, s'il devait prendre la présidence de l'U. B. Jean-Paul Houben a oublié ses problèmes de santé et n'envisage plus de se retirer. Si Philips quittait la Ligue Pro, Robert Sterckx, secrétaire, pourrait le remplacer tout en sachant que Roland Louf est très apprécié dans ce cénacle.Le limonadier est un des grands sponsors de la FIFA : son contrat a été prolongé jusqu'en 2014 pour un montant de 426 millions d'euros. L'absence des Diables à la Coupe du Monde n'est pas une catastrophe pour ce géant. La jeunesse est une des cibles de Coca-Cola qui soutient le blé qui lève. A part Westerlo, tous les clubs de D1 ont un contrat avec la firme où travaillait Chris Lioen, le nouveau directeur commercial d'Anderlecht. Le boss de De Witte & Morel, firme de consultants, voit grand. Après avoir effacé une ardoise qui faillit couler Gand, il a dynamisé le projet de construction d'un nouveau stade de 20.000 personnes. Il devrait être inauguré en 2007. La Ville soutient l'initiative qui sera d'abord financée par le privé. Les installations actuelles céderont la place à des villas. De Witte rêvait de figurer dans le Top 5 pour séduire les investisseurs : ce n'est pas le cas.Il y a peu, la presse allemande a affirmé que Daniel Van Buyten détenait la classe internationale. Longtemps critiqué dans son pays natal, Big Dan ne peut que s'estimer heureux de ses différents séjours à l'étranger. Le Bayern Munich n'est pas indifférent aux qualités du capitaine d'Hambourg. Son club a froncé les sourcils en l'apprenant. Quel dommage qu'il ne prenne pas part à la Coupe du Monde dans le pays de sa maman. La marque aux trois bandes s'active à Anderlecht et à Bruges. De l'autre côté du Channel, Adidas s'est installé à Liverpool en échange d'un chèque annuel de 15 millions d'euros. Le problème d'éclatement des ballons a été réglé et la firme espère vendre 10 millions d'exemplaires de son nouveau ballon, Teamgeist. Kakà fait partie de cette écurie. Adidas a acheté le géant américain Reebok en 2005 pour 3, 1 milliards d'euros. Si un joueur méritait le prix de l'exemplarité, ce serait bien lui. La saison passée, il avait marqué cinq buts, réussit un bon premier tour avant de peiner sous la charge de travail. La direction du Standard envisagea de le louer en été afin qu'il amasse du temps de jeu. Mémé ne pipa pas mot mais dit non dans sa tête avant de se lancer dans une première moitié de championnat pétaradante. Avec 12 buts à son actif, il est en tête du classement des réalisateurs. Peu d'entraîneurs laissent de telles marques de respect. A l'une ou l'autre exceptions près, les joueurs ayant travaillé avec lui louent son art d'unir des tas de pièces, même très différentes, pour construire un bon moteur. Il ne se passe pas un jour sans qu'on ne prononce son nom en Belgique. La saison passée, il a empoché le titre et perdu la Coupe contre le G. Beerschot. S'il en fait autant en Grèce, il aura droit à une statue au Parthénon.Cette banque emploie 55.000 personnes et, après une cure d'amaigrissement, elle mène avec d'autres banques la danse du Bel 20, le baromètre belge de la Bourse. Fortis s'intéresse à d'autres clubs de football. Fortis est présent sur les maillots de Feyenoord et sponsorise la Coupe de Turquie. Ce n'est pas un hasard alors que ce grand pays frappe à la porte de l'Europe. Une filiale, MeesPierson, gère les droits d'images des sportifs de haut niveau.Après avoir bien travaillé à Beveren, il a changé totalement d'univers à Westerlo. Alors qu'il s'était évertué à encadrer la jeunesse ivoirienne, ce technicien travaille désormais avec des marins au long cours. Ils ont tenu le coup sur toutes les mers et ce ne sont pas les petits grains de la D1 qui leur font peur. Helleputte a bâti la meilleure défense de D1 mais son deuxième tour risque d'être plus éprouvant... peut-être sans Jaja Coelho.Ce regard gris est-il en fait un des crocodiles du football belge ? Il doit avoir une peau tellement épaisse que le meilleur artisan de chez Delvaux ne parviendrait pas à en faire une sacoche pour dames élégantes. Sa défenestration à Anderlecht l'a déçu mais ne l'a pas tué. Succéder à Vandereycken à Genk n'est pas facile et il a sué durant des mois avant que son travail paye. Il a aussi lancé des jeunes promesses comme Jordan Remacle ou a surtout fait confiance à Steven Defour.Il ne cache pas ses émotions et cela se retourne souvent contre lui alors qu'il a consacré des fortunes au club de son c£ur. En fin de saison passée, Genk grilla la politesse au Standard lors des test-matches pour la Coupe de l'UEFA. Cette joie ne l'empêcha pas de virer René Vandereycken jugé trop défensif. Le Racing fit long feu sur la scène européenne. En ce qui concerne ses souhaits pour 2006, il aimerait que son club lance plus de jeunes du cru dans les bagarres de la D1. Prêté par Feyenoord à Westerlo, il lui a fallu six mois avant de s'adapter aux réalités belges. Son frère, Eisenhower, qui était à ses côtés la saison passée, et l'aidait à entretenir l'appartement, rentra au Brésil. Jaja est resté et sa carrière a décollé. Ce magnifique technicien fut une des attractions du premier tour. Avec ses dix buts et ses cinq assists, il a donné un solide coup de pouce à Westerlo et séduit les scouts de Getafe.Cet ingénieur civil a fait fortune en fabriquant des semi-conducteurs pour l'automobile. Internet le passionne. Il a tissé sa toile et c'est ce qui l'amena à investir à Saint-Trond, à se lancer dans l'aventure des sites sportifs. Il eut des intérêts dans une société de paris sportifs en ligne, Mr. Bookmaker, mais a cédé ses parts. Ses interventions ont animé les discussions autour du thème des matches truqués. En attendant, la cote de ses Canaris ne cesse de s'écrouler dans le bas du tableau." Après la trêve hivernale, il faudra laisser nos Pampers dans le vestiaire ". C'est signé Dennis van Wijk, entraîneur de Roulers qui a gardé la gouaille de son passé hollandais. L'ancien back du Club Bruges va à l'abordage avec son kick and rush anglais qui renverse des montagnes. At home, cela déménage même si tous les grands doivent encore visiter Roulers. Son franc-parler en a fait un bon consultant des télévisions du nord du pays. A Hoegaarden, la blanche ne sera plus brassée sur les lieux de sa naissance. Est-ce que le foot brésilien serait le même si on exportait tous ses joueurs en Inde ? Le brasseur reste une des pompes à billets de l'équipe nationale et de la D1. Les Diables empochent 300.000 euros par an et la Ligue Pro palpe 1,3 million par saison pour que la D1 porte le nom de Ligue Jupiler. Le football et les festivals de rock restent des axes importants de la communication d'Inbev. Ce poids plume est une des grandes révélations de l'année 2005. C'est un plaisir pour les yeux des spectateurs et un cauchemar pour les défenseurs adverses. Boussoufa est une anguille. Il a appris à jouer au football dans les rues d'Amsterdam, porta le maillot d'Ajax, où Danny Blind ne l'appréciait pas trop, avant de se retrouver un court moment à Chelsea. Gand est plus sa tasse de thé. A 13 ans, il a établi un record à l'ArenA d'Amsterdam en jonglant 900 fois avec un ballon. Il aurait pu continuer durant un long moment mais il avait déjà battu le record du monde (760 touches). Les images de cet exploit peuvent être vues sur son site : www.boussoufa.com. Fan de Barcelone, il s'identifie cependant à Gianfranco Zola qui n'était pas bien grand non plus mais cela ne l'empêcha pas de cartonner au top. Bien qu'ayant la nationalité néerlandaise, il aimerait être retenu un jour en équipe du Maroc, le pays de ses parents. Quand il n'était pas encore connu, il fut refoulé à l'entrée d'un bistrot gantois en raison de la couleur de sa peau. Il sort désormais en compagnie de son équipier Danny De Beule qui connaît tout et tout le monde à Gand.Après avoir passé quatre ans à Turnhout et une saison à Courtrai, il a enfin découvert un monde digne de son talent et de sa volonté. Venu du Ghana, il devrait obtenir bientôt sa naturalisation et pourrait intéresser les Diables. Ce grand attaquant est l'un des rares pros de Zulte Waregem. Avec ses six buts et un assist, le cadet d'une famille de 14 enfants se bat pour son équipe, garde bien la balle, ne craint pas du tout d'aller au duel. Il y a des années de zèbres gras et d'autres de zèbres maigres. Il y a un an, les Carolos comptaient 33 points à cette époque et étaient troisièmes au classement général. Ils ajoutèrent 31 autres à leur récolte. Actuellement, ils sont 12es avec un capital de 21 points. La chance ne sourit plus comme la saison passée et les blessés sont plus nombreux. Mathijssen a eu quelques problèmes relationnels avec le corps arbitral. Ce clubman fait partie des joueurs dont on remarque l'importance quand ils ne sont pas là. Sa hargne, son placement et sa taille si utile sur les phases arrêtées furent regrettés par tous. Il marqua un but important à Genk et revint dans le coup au bon moment afin d'écarter le Rapid Vienne dans leur groupe de la Ligue des Champions et de propulser son club en Coupe de l'UEFA. Il est un des parrains des actions de la Fondation Damien. La saison passée, il a frappé 17 fois pour Genk avant d'ajouter trois buts à son tableau de chasse lors des test-matches contre le Standard. En Ukraine, il s'en est offert trois avec les Espoirs. 2005 fut une bonne année pour lui malgré deux derniers mois placés sous le signe de l'irrégularité. Pas très heureux sur le banc, il a réagi uniquement sur le terrain et évité les déclarations tapageuses. Sans lui, la vie des journalistes ne serait pas aussi amusante. Il n'est désormais plus le seul à comprendre le gaonien. C'est un langage imagé, direct mais plus chaleureux qu'on ne pourrait le penser. Non, ce n'est pas chinois. A la mi-octobre il s'est défait d'Emilio Ferrera au profit de Gilbert Bodart. L'équipe démarra au quart ce tour et le président a dû sortir son carnet de chèques pour payer les primes de victoires. Le Daknam n'est pas un modèle de stabilité. En 2004-2005, Willy Reynders termina la saison avec son adjoint Valère Billen. En été, Lambrecht se tourna vers Slavoljub Muslin. Pour le boss, c'était un technicien de classe mondiale. Et il a qualifié son successeur, Aimé Anthuenis, le meilleur entraîneur belge. Chaque année, ce vendeur de pneus met 500.000 euros dans les épinards d'un club qui attire de moins en moins de spectateurs. Il n'a pas vécu une année facile. Anderlecht a encaissé 4,5 millions pour le transfert de Dindane à Lens mais a dépensé 5,5 millions pour renforcer son effectif. Pendant ce temps-là, Bruges a récolté 6,05 millions et consacré 0,85 million à son budget transferts. En 2005, Anderlecht s'est défait de Broos, a intronisé Vercauteren à la place. Van Holsbeeek prononça parfois des propos imprudents et nota qu'un grand nettoyage n'est vraiment pas une mince affaire.Après une blessure ou une opération, un footballeur passe forcément entre les mains d'un physiothérapeute. Cette année, il a aidé Emile Mpenza pendant la revalidation après son opération au tibia (inflammation), Bob Peeters, Thomas Chatelle, Kevin Van Dessel, Tosin Dosunmu, Jelle Van Damme, etc. Avant eux, Marc Wilmots ne jurait que par lui. Sa réputation a gagné l'Italie depuis qu'il s'est occupé de Filippo Inzaghi. Le sponsor maillot de l'équipe nationale est victime des mauvais résultats de celle-ci. Il débourse 300.000 euros par saison et a proposé une prolongation de l'accord. Nike a plus de succès, avec le Brésil et les Pays-Bas. Fernando Meirelles (le réalisateur de Cidade de Deus, The Constant Gardener) a suivi pour Nike trois jeunes régisseurs dans leur quête cinématographique du secret brésilien, le ginga. A voir l'été prochaine à l'approche du Mondial. Son contrat de directeur technique de Beveren prend fin. Il doit bientôt en négocier l'éventuelle reconduction. L'ancienne garde veut s'en défaire, la nouvelle a peur de poursuivre sa route sans lui. Comme il ne peut plus mettre les pieds en Côte d'Ivoire, la source s'y est tarie. S'il reste, le club vivra des années de transition avec des Français. Il n'est donc pas question de donner leur chance à des Belges comme la région le souhaiterait. Un des meilleurs étrangers de notre championnat : 2004 avait déjà été faste, 2005 a été encore meilleur. Il a gagné son premier trophée avec les Etats-Unis, la Gold Cup. Anderlecht a fait le forcing pour l'embaucher cet été mais Goosh a prolongé son contrat au Standard jusqu'en 2008. Disposant d'alternatives, il a été très dur dans ses négociations. Aucun transfert ne justifiait la perte de minutes de jeu mais peut-être partira-t-il l'été prochain. Il a des projets clairs : il préfère une équipe modeste qui lui permet de beaucoup jouer qu'un plantureux contrat à Arsenal qui le mettrait sur le banc. Dans son entourage, on estime cependant que Liverpool est très intéressé. Cela reste à prouver. Les Reds ont eu des appels du pied de Belgique les incitant à s'intéresser à ce joueur. Liverpool aurait noté tout cela mais sans plus pour le moment. La saison est encore longue. Ses horizons dépassent très largement le petit monde du football. Il fait partie des amis de Kim Clijsters et une certaine presse l'avait même intronisé son petit ami. Sans Ivica Dragitunovic à ses côtés, il a eu un passage à vide en septembre et en octobre, période durant laquelle il a écopé de deux cartes rouges en trois matchesLe 12 mai, il a signé jusqu'en 2007. Le 27 août, il a annoncé qu'il renonçait aux Diables, estimant que le sélectionneur manquait de respect à son égard. Il avait laissé entendre que son successeur pourrait compter sur lui. En mai, il n'a pas été nominé lors du référendum du Gardien de l'Année, alors que ses qualités étaient intactes. Il s'amuse toujours sur le terrain, beaucoup moins en-dehors, à cause des inepties qu'il lit et entend de plus en plus souvent. Ceux qui sont près de leurs sous n'ont pas d'amis. C'est le cas du trésorier de l'UB, ravi de voir son Essevee en D1, sans faire de dettes. Il refuse de signer les contrats qu'il ne juge pas bons et veille à ce que la construction du centre national de Tubize ne sorte pas de son cadre budgétaire. 2005 n'a pas été une année faste. A cause des Diables mais aussi parce qu'on a enregistré une diminution de l'assistance pour la sixième année de rang. Il relance peu mais on prend conscience de son indiscutable importance au c£ur de la défense quand il n'est pas là. Le rude arrière finlandais, qui s'avoue un mauvais Père Noël, manie à merveille l'humour froid et a une influence positive sur le vestiaire. En fin de contrat, il est courtisé par Nantes, Marseille, l'Olympiacos, qui ont tous dépêché des scouts attentifs. Celui-ci souhaite le conserver mais même un salaire mensuel de 12.500 euros ne pourra le retenir un an de plus à Bruxelles. Le meilleur de Genk la saison passée. Vandereycken a amélioré la polyvalence de ce spécialiste du flanc, qu'il a aligné dans une position plus centrale. Il est devenu international. Sera-t-il bientôt un des piliers des Diables ? Il n'a pas trouvé le chemin du but cet automne, à cause d'une blessure à la cheville droite ( opération début décembre). Sans le refus du président Vaessen, il aurait pu être le transfert record du club en été : il intéressait Feyenoord et Wolfsburg. Avec deux petits buts en un tour, il était le mauvais achat d'Anderlecht il y a un an. Il s'est bien ressaisi en 2005. Il a bouclé sa première saison avec sept buts à son actif et son compteur est déjà à dix. Il a pratiquement pris part à tous les matches, en pointe plutôt que sur le flanc. Il a aussi inscrit son premier but pour la Belgique, contre la Grèce, en août dernier. Il ne sera jamais un buteur pur-sang mais il est difficile à tenir et a été épargné par les blessures, cet automne. " J'aurais dû jeter tous mes joueurs à la mer ", a-t-il clamé après la défaite contre Ostende fin avril. Heureusement qu'il ne l'a pas fait car trois victoires plus tard, l'équipe était sauvée. Distribuer des sifflets aux supporters pour les utiliser contre ses joueurs qu'il traite aussi de vaches dans un pré... Après l'élimination en Coupe des £uvres de OHL, il est rentré à pied chez lui, pour décompresser, pendant 15 km puis a annulé le stage hivernal. Sa partenaire affirme qu'il est romantique... Professeur ès théorie du mouvement et de l'entraînement à la KUL, il est chargé de la préparation des arbitres de l'UB, de l'UEFA et de la FIFA. Il a suivi les arbitres au Mondial des jeunes du Pérou et va remettre le couvert au Mondial. Genk exploite ses informations sur l'apprentissage moteur pour améliorer la formation des jeunes. Ancien entraîneur, il étudie les techniques d'appréhension sensorielles pour aider les arbitres à prendre de meilleures décisions. Une fois de plus, il n'est pas devenu entraîneur du Standard ni de l'équipe nationale. 2005 lui a valu une nouvelle petite compagne, Katrin Nohse (23 ans), membre du personnel de Wolfsburg, et un nouveau club. Il a signé un bon premier tour avec Wolfsburg, en étant leader de la Bundesliga pendant huit journées, mais ensuite, l'équipe s'est effondrée et a terminé neuvième. Gerets a rejoint Galatasaray durant l'été.Il a râlé de n'être que troisième du Gardien de l'Année mais les entraîneurs des gardiens l'ont élu meilleur gardien de la D1. Au premier tour, il a été bien placé dans notre classement des moyennes, même si son équipe n'a pu confirmer ses résultats antérieurs. Il était sur le point d'être transféré à Marseille en été mais l'affaire a capoté. C'est quand même formidable pour un homme qui s'entraînait dans un parc faute de club avant d'arriver au Mambourg.Il a saisi sa chance en équipe nationale à la faveur de la suspension de Deflandre et de la blessure du duo De Cock-Doll. Trop tôt selon nous mais il a fait son boulot, avec des hauts et des bas. Physiquement fort, il perd encore le nord tactiquement. Il rêve d'évoluer dans l'axe de l'entrejeu, où il a reçu plus sa chance. Son bilan offensif : deux buts et cinq assists, seulement un de moins que Zetterberg. Ambitieux coach à la recherche d'un emploi. Son CV : la Coupe de Belgique, une 7e et une 9e places. La saison passée, il a été menacé mais est le seul dans ce cas à être resté et à avoir resigné. En automne, après un départ raté ), le G. Beerschot l'a limogé. L'équipe était en bonne condition mais ne proposait plus grand-chose. Il n'a pas assez écouté la direction, qui voulait se défaire de son foot défensif, et en a payé les pots cassés. Cet avocat a fait la une ces derniers mois comme conseiller de Jestrovic, Emile Mpenza, Brio, Bodart, La Louvière, Emilio Ferrera (dont il a défendu les intérêts après son renvoi de... La Louvière), Proto, Sollied... Il entretient de bons contacts avec Lokeren, Gand, le Germinal Beerschot, Anderlecht et Charleroi. Plaider pour un individu contre son club puis défendre le club dans une autre affaire ne le dérange pas. Chevronné, rôdé par six saisons en Bundesliga, il a été enrôlé pour renforcer la défense. Il s'est départi de son image bonhomme en traitant Anthuenis d'hypocrite en octobre. Motif : l'ancien entraîneur de l'équipe nationale l'avait présélectionné, pour le récompenser de ses prestations en club, mais sans lui accorder de sélection. Sa dernière, la 42e, remonte au match contre le Brésil, au Mondial 2002. Par la suite, le sélectionneur l'a carrément oublié. Oulmers est devenu une affaire quand il s'est déchiré les ligaments de la cheville gauche durant un match avec le Maroc et est resté indisponible pendant 221 jours. Le Sporting a donc demandé à la Fédération du Maroc de l'indemniser. Me Deprez a chiffré les dommages à 1,25 million. La Fédération marocaine a repoussé la demande, s'appuyant sur les statuts de la FIFA. Les articles 36 à 40 sont clairs : les clubs doivent libérer leurs internationaux sans aucune forme de compensation. Deprez s'est donc tourné vers le tribunal du commerce, y citant la FIFA. Celle-ci a réagi en priant l'U.B. de faire pression sur Charleroi pour qu'il retire sa plainte. Ce que le Sporting n'a pas fait. Les plaidoyers ont lieu le 20 mars 2006 mais la FIFA veut retirer l'affaire à la Belgique pour la porter devant le TAS. Deprez a depuis obtenu le soutien de Me Jean-Louis Dupont qui, au nom du G14, veut voir si la cession gratuite d'internationaux est bien légale. Le G14, qui a toujours estimé qu'une indemnité de quelque 5.000 euros par jour et par international ne serait pas irréaliste. Ah oui : entre-temps, Oulmers est rétabli mais il n'a pas encore retrouvé son niveau.D'aucuns le considèrent comme une souris grise mais son Cercle est bien installé dans le ventre mou de la D1. Après un mauvais début (un point sur 18), l'équipe est à nouveau sur les rails. Cela reste un exercice périlleux car le Cercle a un budget modeste et une assistance maigre (un peu plus de 4.000 en moyenne). Entraîneur et club sont sur la même longueur d'ondes, puisque Van Veldhoven a reçu une offre de contrat d'un an de plus en décembre. Il a fait parler de lui dès août. D'abord, la presse a annoncé qu'il voulait inciter Albert Frère à investir à Charleroi. Ensuite, il est entré en conflit avec le comité sportif. Sa recette pour tirer le foot belge de son marasme : le confier à des managers de 30 à 40 ans. " La vérité sort de la bouche des enfants ", rigole-t-il. La saison passée, il mangeait toujours ses pizzas dans le même restaurant. Le truc fonctionne moins cette saison. João Carlos Pinto Chaves est impitoyable dans les duels. Il attire moins l'attention que Kompany mais nombre d'observateurs les placent sur le même pied. Monaco et le PSG l'ont visionné mais Muslin, qui a pu rejoindre le Lokomotiv Moscou, ne va-t-il pas faire une fleur à son ancien club ? Du moins financièrement car sportivement, le départ de João Carlos constituerait une perte. Au Gala du Sport fin décembre, il n'avait pas encore digéré cette terrible défaite des Espoirs contre l'Ukraine. Cela peut se comprendre. Ce soir-là, les arrêts de jeu ont été fatals à ces jeunes qui avaient pourtant été brillants à l'aller. A Lokeren, le tir sec de Milevskyy à la 93e a mis fin aux rêves d'EURO des Espoirs. C'était leur première défaite en 12 matches. Maigre consolation, les Espoirs ont été élus Equipe 2005 par la presse sportive. Dans les classements des programmes les plus regardés, RTL-TVI se taille la part du lion. La RTBF est écrasée par un rouleau compresseur. Si RTL-TVI n'a pas la couverture en direct des matches de D1, elle s'est définitivement installée sur les terrains de foot avec la Ligue des Champions, la Coupe de Belgique, etc. La RTBF aurait tort de ne pas veiller au grain car RTL-TVI veut aussi gagner le match du foot à la télé. Nommé Arbitre de l'Année, il est le numéro un de l'U.B.. Lors de la 2e journée, il a eu un conflit avec Mathijssen, suspendu pour un mois. La saison passée, il a été involontairement à l'origine d'une première : pour avoir raconté dans une interview qu'un joueur l'avait insulté, Gert Claessens a écopé d'une amende. Selon Allaerts, les arbitres doivent pourtant avoir le cuir plus épais. La Ligue Pro leur a accordé 900 euros bruts par match. La saison passée, il fut le joueur le plus régulier de son club. En cinq ans, ce frêle gardien dépourvu d'expérience qui vivait misérablement dans une chambre du stade est devenu un portier de classe. Il a vécu un été difficile, avec la maladie de sa mère, a vu rouge à Waregem puis deux semaines plus tard contre le Cercle. Il a été cité dans l'affaire Ye mais il a obtenu qu'on taise son nom. Il a été brillant à Marseille. Une centaine d'athlètes sont sous contrat chez SEM et le plus célèbre n'est pas un de leurs footballeurs (Buffel, Vandenbergh, Vanderhaeghe, Buvens) mais un cycliste : Tom Boonen. Le directeur de la cellule football, Dirk Degraen, a résolu les problèmes de Vandereycken à Genk et est aussi le conseiller de Mathijssen. En février, on l'a remarqué à Barcelone, en compagnie de Kompany, qui y jouait un match au profit des victimes du tsunami. " Une des décisions les plus difficiles ". C'est ainsi qu'il a commenté le limogeage de Brys. Après une saison difficile, il a gagné la Coupe et pensait que son G. Beerschot était capable de mieux que de lutter contre la relégation. Sa place est la suite d'une campagne de transferts ratée, à l'exception de Dosunmu. L'équipe est aussi citée dans l'affaire Ye, même si, d'après Verhaegen, jamais le C.A. n'a discuté officiellement des projets du Chinois.Il deviendra employé d'Anderlecht le 1er juillet dans sa cellule scouting. Bon en championnat mais moins sur la scène européenne, écrivions-nous l'année passée. C'est toujours vrai. Il souhaite rester sportif et pense s'inscrire dans une équipe suédoise de hockey en salle dans les environs de Waterloo. Il a déjà prévenu sa femme par voie de presse : il ne sera pas plus souvent à la maison. Mieux vaut ne pas compter sur un coup de main dans le ménage.Quatre buts. C'est tout ce qu'a réussi Tosin Dosunmu au Rapid Vienne, qui le rémunérait 330.000 euros par an. Même Schepens, sur une jambe, a marqué neuf buts la saison passée. Au Beerschot, qui l'a loué pour un an au Rapid, c'est une autre paire de manches : onze buts et deux assists en quatre mois. Le club autrichien a fait passer son option d'achat à 650.000 euros. C'est moins que le million encaissé par Westerlo il y a un an et demi mais quand même ! Une des figures de proue du champion d'automne. Il n'a pas réussi à devenir le Gardien de l'Année pour la troisième fois. Parce qu'il a moins de travail que durant son premier passage au Standard ? Il n'a raté qu'un match, celui de Coupe contre le G. Beerschot, à cause d'une blessure au pouce. Il a joué 63 matches de suite. Ce n'est pas encore le record de Lampard ni la série de Simons mais c'est brillant. Il est sous contrat pour deux ans encore. 2005 a failli être une année dramatique pour lui. Limogé par Ostende le 10 janvier, il n'a pu éviter, ensuite, la relégation en D3 à Alost. Il est resté sans club pendant quatre mois, jusqu'à ce que La Louvière l'embauche, à la mi-octobre. Les Loups avaient alors la plus mauvaise défense de l'élite D1 avec 23 buts contre. Ils étaient derniers avec quatre points seulement, sans la moindre victoire. Le bilan depuis l'arrivée de Bodart : quatre victoires et 14 points en plus. On conservera de bons souvenirs des six mois que le Serbe a passés à Lokeren. Lambrecht l'avait présenté comme un entraîneur de classe mondiale. C'est excessif mais son approche n'a suscité aucun commentaire négatif. Il a travaillé dix ans en France et a connu une carrière mouvementée. Il pouvait gagner 15 fois plus à Moscou et Lokeren ne l'a pas retenu. Lors de ses adieux, il a dit que Lokeren était trop modeste pour ses ambitions. Après avoir engrangé de l'argent à Monaco, il est redevenu footballeur en 2005. Il est un des plus solides piliers de la défense des Rouches. Il a été récompensé par sa saison en étant rappelé en équipe nationale. Il est resté dans la sélection en automne, même sans jouer. Ce redoutable compétiteur donne parfois l'impression d'être lymphatique mais contre Charleroi, on a pu constater qu'il était loin d'être blasé quand le terrain s'est transformé en ring de boxe. Sept buts en championnat à mi-parcours, c'est un de plus que sur toute la saison passée. Lentement mais sûrement, l'Auxerrois devient une valeur sûre du top des buteurs français. Reste à espérer qu'il poursuive sur sa lancée en équipe nationale car l'année dernière a été pâle. Son compteur est resté à zéro malgré sept présélections et cinq matches effectifs. Il est resté 90 minutes sur le banc lors de la plantureuse victoire 8-0 contre St. Marin. Après un excellent début de second tour, Mons a calé. Daerden n'est plus parvenu à motiver le groupe et les 22 buts de Datti et Goussé n'ont pas suffi à maintenir Mons en D1. Le coach a été limogé. Il a repris la succession de Brys au Beerschot après sept journées. Son début a été positif, avec des nuls contre Genk, Marseille et le Standard mais ensuite, l'équipe s'est grippée. Daerden a constaté avec anxiété que Dosunmu a pris à son compte la moitié des buts anversois. Six mois en D1 et le voilà déjà dans le top 100 ? Oui. Les talents ne viennent pas toujours de l'étranger. Formé au Club Liégeois, Sterchele a tâtonné lors de la faillite. Après La Calamine et Oud Heverlee, il a atterri chez les Zèbres. Auteur de sept buts, il a digéré le passage entre la D3 et la D1. Les scouts de Charleroi ont le nez fin car il y a un an, Izzet Akgül avait effectué avec un succès identique son passage de Namur au Sporting, marquant neuf buts. Le meilleur arbitre du pays ? Tous les footballeurs et les dirigeants ne sont pas d'accord. Aux yeux de l'UEFA et de la FIFA, il l'est. Il fait partie de la Top Class, le top 25 d'Europe. Il a été présent à l'EURO portugais comme quatrième arbitre, au Mondial des Moins 17 ans où il a sifflé la demi-finale et la finale, a dirigé le match de barrage Turquie - Suisse. Pas mal pour un homme qui a dû mettre fin à sa carrière de footballeur à 18 ans, à cause d'une atteinte des ligaments. Si on pouvait nourrir des doutes sur le meilleur portier de Westerlo, Gaspercic s'est imposé depuis l'été. Il a troqué avec bonheur les chaudes arènes ibériques pour la paisible Campine. Il est le portier le moins passé de D1. Il a préservé ses filets à huit reprises. Il a éliminé le Lierse de la Coupe, in extremis, et reste donc sur un excellent automne. Il est un des rares joueurs à n'avoir pas été suspendu suite à une carte rouge (une simulation de Balaban). Méfiez-vous quand on vous tresse une couronne de lauriers... L'année suivante sera moins faste. Résultat : Put a été limogé début novembre. Dixième la saison passée, le Lierse ne réussissait plus rien. Put a effectué les transferts, sans succès. Il a été cité dans l'affaire Ye, qui a versé 300.000 euros au Lierse : son rôle doit être clarifié. La direction de Beveren l'a approché en décembre pour s'occuper de sa politique sportive mais elle a démissionné, il n'en ressortira sans doute rien. En avril, il a annoncé que ses produits allaient être commercialisés à grande échelle. En juillet, il a repris une équipe italienne, le FC Fossombrone, de niveau Provinciales chez nous. Sa mode avec ballons se voit partout, jusqu'au FC Barcelone. Son chiffre d'affaires a doublé pour atteindre environ 100 millions. Ce n'est pas mal pour un fils de militaire qui a étudié le droit. Il a dû attendre 2000 et le lancement de sa ligne sportive pour percer. Depuis, il ne cesse de monter. Il a été particulièrement fiable quand Genk a connu une mauvaise période en championnat. La saison précédente, il avait été exclu à deux reprises mais n'a pas raté une seconde cette année. Il s'était aussi distingué en utilisant une oreillette mais a arrêté. Après le départ spectaculaire de Herpoel, il est redevenu deuxième gardien des Diables mais il ne les a pas accompagnés à Vilnius, sa femme ayant accouché juste avant. Il a gagné l'affaire Onyewu, est entré en lice dans l'affaire Oulmers, a défendu la Roma contre Auxerre dans l'affaire Mexes et a intenté un procès contre la FIFA au nom de Lyon qui demande une compensation pour la blessure qu' Abidal s'est occasionnée en match international. Les grands clubs font appel à lui dans le cadre de lutte contre les sociétés de paris en ligne. L'été passé, il a mis le Brussels en difficulté en exigeant 21.500 euros au nom du joueur Roger Bangoura. Comme il ne cessait de râler parce qu'il ne jouait pas à Genk, il a rejoint le Brussels en janvier, à la grande satisfaction des Bruxellois, puisque le président Vermeersch vient de placer son prix à 2,5 millions d'euros, ce qui a éteint l'intérêt de Willem II pour le Brésilien. L'avant n'a pas immédiatement trouvé ses marques à Bruxelles mais avec quatre buts dans les sept derniers matches, il a apporté sa contribution à l'opération sauvetage. Il a continué sur sa lancée. Jusqu'à la mi 2005, Canal + versait 9,8 millions d'euros par an pour diffuser le foot belge en direct. La chaîne a perdu ce contrat comme les droits de retransmission du championnat italien. En septembre, la chaîne a changé de nom et se concentre avec beaucoup de dynamisme sur les matches étrangers : L.C., Premier League, Bundesliga, L1, Liga, Brésil. Celui qui les regarde tous en aura suivi environ 600 d'ici la fin de la saison. Il y a dix ans, il a introduit la notion fondamentale de droit à l'image dans les contrats des footballeurs et est un des pionniers du droit dans le sport, une matière qui représente de 30 à 40 % de ses dossiers. Il est souvent actif en cyclisme (Berden, Capelle), a été très occupé par l'affaire Beke (triathlon) mais aussi par le foot avec son associé Luc Deleu, dépeint comme un avocat très offensif, Maeschalk se distingue par une vision plus philosophique des choses. Sentiments mitigés en 2005 : déménagement en Ecosse, où il a été champion avec les Rangers et eu sa part dans leur qualification pour les poules de la L. C. mais ensuite, il s'est blessé au genou, ce qui lui a valu neuf semaines de repos tandis que son club exigeait une indemnité de l'U.B. Buffel a été médiocre sous le maillot des Diables, notamment à cause des trop nombreux changements de position imposés par Anthuenis et de la pauvreté offensive de l'équipe. Le buteur serbe est parti par la petite porte. La saison passée, il a marqué 18 buts (dont neuf sur penalty) en 23 matches. Cet automne, il n'a été titularisé qu'à dix reprises pour un total de 784 minutes (2 matches complets, 8 buts). Son transfert à Al Aïn (Emirats Arabes Unis) a rapporté un petit million à Anderlecht. L'UEFA l'a suspendu pour trois matches suite à son exclusion pour propos racistes contre Liverpool. Il a toujours combattu cette accusation.Le père de l'arrêt Bosman, qu'il estime complètement dépassé. " Les clubs décident à nouveau de la fin du contrat d'un joueur ". Degryse n'est pas d'accord : " Les joueurs détiennent le pouvoir ". Récemment, dans l'affaire Capelle, Misson a placé une bombe à retardement sous le système flamand des contrôles en cyclisme. Dans le cadre du plan Preud'homme, il s'est penché sur la protection juridique de la formation des jeunes. Il est passé de D1 en P1 et vice-versa. Muslin lui a donné de l'importance et en a été récompensé. Il n'a pas fonctionné avec Bancé mais donnez-lui un collègue formé en Europe, comme le Serbe Drulic, et ça marche. Il a souffert du genou en fin de premier tour, mais il a apporté sa gaîté et parfois, il a surpris, comme quand il a marqué de la poitrine contre Westerlo. Il respecte le ramadan mais cela n'a pas eu d'influence sur ses performances. Il est revenu en équipe nationale en 2005. Il a été de la partie à sept reprises. Il a été insaisissable contre la Bosnie mais dans les autres rencontres, il a eu moins de réussite. Il n'a pas davantage répondu aux attentes lors de sa première saison à Hambourg : 26 matches mais seulement quatre buts. Puis le père de Lenny a accumulé les blessures - pas musculaires cette fois. Il n'est entré en action que dix fois et n'a inscrit qu'un seul but. 2005 a été dramatique. Il a été limogé par le Brussels le 20 février puis début octobre par La Louvière, après le 0-3 contre le... Brussels. Selon Bodart, son successeur, il a toutefois posé des jalons intéressants. Cet excellent consultant ne demande qu'à retravailler au sein d'une équipe qui puisse apprécier sa vision des choses et son professionnalisme. Etrange : aucun club de l'élite ne lui a demandé de développer un plan de formation alors qu'il a été enseignant pendant dix ans.L'ancien coach de l'équipe nationale est comme les chats : il retombe toujours sur ses pattes. En 2002, Anderlecht cherchait à se défaire de ses services. Coup de chance : Waseige quitta les Diables pour le Standard. Il y avait un vide sous les boules de l'Atomium et Anderlecht se fit un plaisir de refiler une jolie boîte surprise à l'U.B.. Le temps de déchirer l'emballage et la Belgique ratait l'avion pour la phase finale de l'Euro 2004. Même si AA n'est pas responsable de tous les malheurs du foot belge, il n'a quand même pas été capable de freiner l'épouvantable glissement de la Belgique vers les caves les plus noires du classement de la FIFA. Après avoir raté le rendez-vous portugais, il a tout de suite hypothéqué nos chances de qualification pour l'Allemagne. La fédération n'a pas eu le courage, en 2004, de se séparer d'Anthuenis. Elle en paye les conséquences. Une partie de la presse adorait travailler avec Aimé qui, c'est vrai, a le contact facile. Mais était-il là pour soigner son image de marque ou réussir avec les Diables ? Une période sombre vient de se terminer. AA rentre à Lokeren où le président Lambrecht l'attendait les bras ouverts. Il aurait quand même pu penser à lui plus tôt... Pierre Bilic et Peter T'Kint (avec la rédaction de sport-foot magazine)