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Pas de croissance pour Man U. Bien que l'Europa League ne soit que la D2 d'Europe, sa victoire en finale contre l'Ajax a rapporté les 44,5 millions d'euros qui permettent au club mancunien de devancer de justesse le Real et Barcelone. 44,5 millions, c'est quatre fois plus que ce qu'a gagné l'Atlético Madrid en 2012 en EL, ce qui prouve que l'UEFA prend cette compétition au sérieux. Comme les autres années, les Red Devils n'ont pas fait la différence sur le terrain mais dans les contrats de sponsoring. Malgré une moins bonne saison sportive, Manchester United reste la marque la plus forte sur terre. Et apparemment, elle est actuellement plus importante que les résultats.
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Pas de croissance pour Man U. Bien que l'Europa League ne soit que la D2 d'Europe, sa victoire en finale contre l'Ajax a rapporté les 44,5 millions d'euros qui permettent au club mancunien de devancer de justesse le Real et Barcelone. 44,5 millions, c'est quatre fois plus que ce qu'a gagné l'Atlético Madrid en 2012 en EL, ce qui prouve que l'UEFA prend cette compétition au sérieux. Comme les autres années, les Red Devils n'ont pas fait la différence sur le terrain mais dans les contrats de sponsoring. Malgré une moins bonne saison sportive, Manchester United reste la marque la plus forte sur terre. Et apparemment, elle est actuellement plus importante que les résultats.L'an dernier, le Real a glissé des deux premières places pour la première fois depuis 2003, mais il dépasse maintenant le Barça, grâce à une croissance de près de 50 millions. Il doit l'essentiel de cette augmentation à des contrats commerciaux. Ses succès sportifs, avec la Ligue des Champions en une, le rapprochent tant de Man. United que celui qui ira le plus loin dans l'édition en cours. Détail piquant : le Real a éliminé le PSG en huitièmes de finale, alors que le club parisien est, avec Manchester City, le seul qui semble en mesure de menacer le statut de ce Real.Barcelone glisse d'une place au classement, avec une croissance saine de 28,1 millions. Les prestations sportives des deux premiers ont empêché le Barça de devenir le troisième club premier du classement. La saison prochaine, le club catalan s'attend à franchir la barre des 700 millions, notamment grâce à son contrat avec un nouveau sponsor maillot, Rakuten. Compte tenu de sa large avance en championnat, Barcelone a plus de chances que les deux premiers de réussir une meilleure campagne européenne.Un budget en récession, ce n'est pas une bonne nouvelle. Le Bayern est maître dans son pays mais est moins à l'aise au niveau continental. Il est parmi les cinq premiers pour la dixième année d'affilée mais pour combien de temps encore ? C'est le Bayern qui retire le plus de revenus commerciaux du monde. Aucun club ne fait mieux. Mais la répartition centrale des droits TV en Allemagne et le new deal anglais risquent de le faire plafonner. Ses revenus ont légèrement diminué et malgré la popularité croissante de la Bundesliga, il semble impossible d'endiguer la montée en force des Britanniques. Le seul espoir réside dans une nouvelle chute du cours de la livre.Le Cheikh Mansour vise l'hégémonie. Pour la deuxième fois de suite, les Citizens sont dans le top cinq. Le club progresse à toute allure sur le plan commercial. Ses nouveaux contrats avec Gatorade et Amazon le rapprochent du Bayern mais le principal facteur de croissance se trouve sur le terrain. L'équipe a développé un football extraterrestre durant la première partie de la saison. Reste à voir ce qu'il en adviendra, en Premier League comme en Ligue des Champions, car dans le passé, City a souvent bien entamé la saison pour l'achever les mains vides. Les Londoniens grimpent d'une place, dépassant l'ambitieux Paris Saint-Germain. C'est étonnant et le club le doit à la Premier League, qui a rapporté 140 millions en rentrées médiatiques à Arsenal, soit 40 de plus que la saison précédente. Toutefois, il a loupé la Ligue des Champions et ça aura de lourdes conséquences sur son classement. Arsenal va devoir tout mettre en oeuvre pour succéder à Manchester United en Europa League et ainsi éviter un recul de plusieurs places. Une bonne nouvelle quand même : le nouveau contrat TV, qui prend cours en 2019.Que voulez-vous, si vous ne gagnez même pas le championnat de France et que vous n'allez pas plus loin que les huitièmes de finale en Europe ? Vous pouvez injecter autant d'argent que vous voulez, vous perdez des places. La réponse des puissants Qataris a été claire. Ils ont souligné leur volonté de remporter la Ligue des Champions en engageant Neymar et Mbappé. Le transfert du Brésilien de Barcelone a coûté quelque 222 millions d'euros plus un salaire mensuel de 3,6 millions. Le PSG vise la puissance totale mais son premier reality check, dans le duel contre le Real la semaine dernière, l'a brutalement remis les pieds sur terre.En route vers le milliard ! Le club a annoncé qu'il voulait doubler son budget dans les dix années à venir. Il met l'accent sur des partenariats de longue durée avec des marques de premier plan. Il plafonne à la huitième place, après une saison sans Europe mais avec le titre anglais. La perte des revenus européens, qui pesaient 69,2 millions la saison précédente et la baisse inhérente des rentrées des matches (4,2 millions) a été compensée par la croissance des droits TV anglais et près de vingt millions supplémentaires en contrats commerciaux. Nike a signé un contrat qui pèse 60 millions par an. Ajoutez-y le retour de Chelsea au bal des champions et vous comprendrez que le club est solide. Il reste neuvième. Le top dix est constitué des mêmes clubs, même si les cartes ont été rebattues sur le plan sportif. Malgré son absence des joutes européennes la saison passée, le club a enregistré plus de rentrées issues des matches, notamment grâce à la nouvelle tribune principale d'Anfield. L'année dernière, le club a été le quatrième qualifié anglais pour la Ligue des Champions. Cette participation structurelle au plus haut niveau est la clef de la progression dans les années à venir. Le club se bonifie commercialement comme au niveau des rentrées des matches. Son pénible 2-2 contre Tottenham ne relève pas du hasard : l'ère de la Serie A est révolue depuis belle lurette. Toutefois, la Vieille Dame a opéré un retour en force ces dernières années. Malgré une croissance constante, elle reste dixième, pour la quatrième année d'affilée. La Juventus est la dixième à franchir le cap des 400 millions et elle a été le premier club de Serie A à remporter six titres d'affilée. Toutefois, cette dixième place est menacée par la différence croissante des rentrées médiatiques en Angleterre et en Italie, de même que par le déménagement de Tottenham (11) et de l'Atlético (13) dans de nouvelles arènes.