Tony Pulis, quatre syllabes. C'est clair, c'est net. Ça claque. La claque, il me l'a mise depuis longtemps. Parce que ce mec en est un. Pas une expression galvaudée. Avec lui, pas de paraître. Il est. Il est trop honnête pour être poli notre Pulis. Même si on le verrait bien dans les rôles que MartinScorcese offre à ses amis. A ceux qui disent : " Fais pas chier, casse toi " rien qu'avec les yeux.
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Tony Pulis, quatre syllabes. C'est clair, c'est net. Ça claque. La claque, il me l'a mise depuis longtemps. Parce que ce mec en est un. Pas une expression galvaudée. Avec lui, pas de paraître. Il est. Il est trop honnête pour être poli notre Pulis. Même si on le verrait bien dans les rôles que MartinScorcese offre à ses amis. A ceux qui disent : " Fais pas chier, casse toi " rien qu'avec les yeux. Tony est un affranchi, sa vie est une arrière-cour ensoleillée qui mène au casino. Avec lui banco. Tu mises un peu, tu gagnes beaucoup. Lui ne mise pas sur la séduction. Pas question de vouloir plaire à ses joueurs. Ce sont eux qui veulent, à tout prix, le séduire. Grosse nuance dans les zones d'influence. La preuve ? Y a 15 jours. Premier match à la tête de West Bromwich Albion. C'est la FA Cup. 7-0, ça claque. Les pieds carrés se sont arrondis histoire d'arrondir les angles avec le nouveau boss. Un boss précoce. A 19 ans, il a déjà, dans la poche droite de son éternel training, son diplôme d'entraîneur de la fédé anglaise. Deux ans plus tard, dans la gauche, celui de l'UEFA Pro Licence. Il a 21 ans, est déjà paré et bien burné. Il commence à peine sa carrière de joueur qu'il se voit déjà entraîneur. Et grand voyageur. Il a 23 ans quand il part pour la Chine et le club de Happy Valley qui n'en a que le nom. Heureux il le sera dans les îles, les siennes. Le Pays de Galles est sa terre d'accueil. Malte, celle de sa famille. Ne jamais oublier qui l'on est ni d'où l'on vient, pour mieux affirmer où l'on va. Quel que soit le contexte. Comme ce jour de oe finale de FA Cup à Wembley. La délégation de Stoke débarque en training, comme d'hab. Celle de l'adversaire en costard. Bolton s'est endimanché avant de se faire déshabiller. Stoke jouera la finale contre Man City, il la perd mais se retrouve en Europa League. Balaise ! Et lui très à l'aise pour affirmer : " Pas de trophée en 19 ans de carrière de coach ? Ah bon ? Vous avez vu les clubs que j'ai entraînés ? Aucun n'est descendu. Ça vaut quelques titres. " D'ailleurs, l'apôtre du palmarès à tout prix n'hésite jamais à dire tout le bien qu'il pense de Pulis. JoséMourinho sait, car Tony l'a beaucoup emmerdé. De plus, ils ne convoitent pas les mêmes titres, sinon José n'aurait jamais flatté. Les sommets, Tony les côtoie ailleurs. Bien plus haut. Pulis renverse les montagnes depuis son banc, il les gravit pic à la main. Cet homme a conquis le Kilimanjaro. But de l'élévation ? La sienne mais aussi et surtout récolter des fonds pour un hôpital pour enfants. Un an plus tôt pour les mêmes causes, il termine le marathon de Londres. Cet homme est " no limit ". Si la montagne craint l'homme lent, le foot incite à la vitesse de résultat. Sa réputation n'a mis que quelque mois à prendre de la hauteur. Le temps de reprendre Gullingham dernier en division 3 et de le faire monter en D2, lors de sa première saison. A Stoke, il remplace un certain Johan Boskamp. Pas le même style, pas la même bouille. Il ne lui faut qu'une saison pour emmener ses ouailles en Premier League. Tony prend immédiatement une décision exceptionnelle. Parce que rare, simple, originale et tellement déterminante. Il fait raccourcir en longueur et largeur le terrain aux dimensions minimum exigées par la fédé. Ses adversaires, il a décidé de les mijoter à l'étouffée. Rendre l'atmosphère irrespirable. Comme le jeu. Ça marche. Le Britannia Stadium devient une indigestion pour les adversaires. Se déplacer à Stoke, c'est nausée toute la semaine. Autre flamboyance, faire des rentrées en touche une arme offensive de premier choix. RoryDelap lance les missiles, PeterCrouch et ses 2m01 leur fait atteindre la cible. Un original, on vous le disait. Rien n'est trop bon pour se faire du bien. Toni devient une tentation. Pas la dernière du Christ mais bien celle de président en mal d'espoir de maintien. Il a toujours honoré les prières. Crystal Palace a été exaucé la saison dernière. West Bromwich Albion va maintenant en profiter. On parie ? " Vous avez vu les clubs que j'ai entraînés ? Aucun n'est descendu. Ça vaut bien quelques titres. "