Toni Brogno (31 ans dans quelques jours) avait découvert la D1 avec Charleroi, du temps de Georges Leekens. Dix ans, 172 matches de D1 (avec Westerlo et Sedan) et 74 buts plus tard, il est de retour dans ce club. Son passage de Westerlo (où il avait encore deux ans de contrat) au Sporting s'est négocié à la vitesse de l'éclair.

Toni Brogno : Mon transfert a surpris pas mal de monde, mais le plus étonné dans l'histoire, finalement, c'est moi. Revenir au Sporting, j'en rêvais depuis des années. Ce rêve se concrétise au moment où je m'y attendais le moins.

Vous refermez un chapitre très important de votre carrière !

Oui, et ça me fait mal de partir comme ça de Westerlo, sans avoir eu l'occasion de faire mes adieux à toutes les personnes que j'apprécie tant dans ce club.

Qu'en pense Jan Ceulemans ?

Je n'en sais rien. Je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter avec lui.

Cela vous pesait de jouer aussi peu, non ?

Evidemment. Le manager de Westerlo m'a dit récemment que Ceulemans avait l'intention de continuer, dès le début de la saison prochaine, avec le duo d'attaquants David Paas-Tosin Dosunmu. Ceulemans comptait toujours sur moi, mais pas comme titulaire. C'est difficile d'entamer un championnat en sachant qu'on sera, au mieux, un joker. Je trouvais que le coach ne mettait pas tous ses attaquants sur le même pied.

Etes-vous revanchard ?

Oui, j'ai une revanche à prendre par rapport à moi-même ! Et par rapport à ma toute première saison professionnelle avec Charleroi. Je n'avais pas réussi à l'époque. Aujourd'hui, je suis beaucoup mieux armé, évidemment.

Où en êtes-vous par rapport à votre niveau de la saison 99-00, quand vous aviez terminé meilleur buteur du championnat ?

J'ai beaucoup plus de vécu. Mais je sais que cela ne m'assure de rien. Je suis conscient que rien ne sera facile pour moi au Sporting, que ce transfert n'est pas nécessairement un cadeau, que ce challenge risque d'être très compliqué.

Westerlo va prendre en charge une partie de votre salaire alors que le transfert est définitif : c'est étonnant !

Etonnant pour vous, pas pour moi... J'ai toujours été extrêmement correct avec les gens de ce club, et aujourd'hui, ils me renvoient l'ascenseur.

Combien de buts voulez-vous marquer la saison prochaine ?

Je n'ai aucun objectif chiffré, si ce n'est celui de sauver le Sporting le plus vite possible.

(P. Danvoye)

Toni Brogno (31 ans dans quelques jours) avait découvert la D1 avec Charleroi, du temps de Georges Leekens. Dix ans, 172 matches de D1 (avec Westerlo et Sedan) et 74 buts plus tard, il est de retour dans ce club. Son passage de Westerlo (où il avait encore deux ans de contrat) au Sporting s'est négocié à la vitesse de l'éclair. Toni Brogno : Mon transfert a surpris pas mal de monde, mais le plus étonné dans l'histoire, finalement, c'est moi. Revenir au Sporting, j'en rêvais depuis des années. Ce rêve se concrétise au moment où je m'y attendais le moins. Oui, et ça me fait mal de partir comme ça de Westerlo, sans avoir eu l'occasion de faire mes adieux à toutes les personnes que j'apprécie tant dans ce club. Je n'en sais rien. Je n'ai pas eu l'occasion d'en discuter avec lui. Evidemment. Le manager de Westerlo m'a dit récemment que Ceulemans avait l'intention de continuer, dès le début de la saison prochaine, avec le duo d'attaquants David Paas-Tosin Dosunmu. Ceulemans comptait toujours sur moi, mais pas comme titulaire. C'est difficile d'entamer un championnat en sachant qu'on sera, au mieux, un joker. Je trouvais que le coach ne mettait pas tous ses attaquants sur le même pied. Oui, j'ai une revanche à prendre par rapport à moi-même ! Et par rapport à ma toute première saison professionnelle avec Charleroi. Je n'avais pas réussi à l'époque. Aujourd'hui, je suis beaucoup mieux armé, évidemment. J'ai beaucoup plus de vécu. Mais je sais que cela ne m'assure de rien. Je suis conscient que rien ne sera facile pour moi au Sporting, que ce transfert n'est pas nécessairement un cadeau, que ce challenge risque d'être très compliqué. Etonnant pour vous, pas pour moi... J'ai toujours été extrêmement correct avec les gens de ce club, et aujourd'hui, ils me renvoient l'ascenseur. Je n'ai aucun objectif chiffré, si ce n'est celui de sauver le Sporting le plus vite possible. (P. Danvoye)