Tomasz Radzinski est comblé. Everton, son club, émarge au top-six depuis le début de la saison et peut briguer la Ligue des Champions. L'ancien Anderlechtois a marqué 11 goals et figure parmi les meilleurs buteurs.
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Tomasz Radzinski est comblé. Everton, son club, émarge au top-six depuis le début de la saison et peut briguer la Ligue des Champions. L'ancien Anderlechtois a marqué 11 goals et figure parmi les meilleurs buteurs.Tomasz Radzinski : Ce n'est pas un hasard si nous restons si longtemps dans le top-six: l'ambiance est bonne, chacun sait ce qu'il doit faire, la discipline règne. En plus, Everton produit un football attractif. Les spectateurs éprouvent du plaisir à nos matches. Pouvez-vous conserver ce niveau?Je l'espère et je le pense, surtout que nous sommes proches de la Ligue des Champions. Cependant, dans les huit derniers matches, nous affrontons des équipes du top-cinq : Chelsea, Manchester United, Liverpool... Ce ne sera pas simple mais comme je suis un rêveur, j'y crois. Le noyau en rêve-t-il tout haut?On en discute mais ce n'est pas un must. Nous ne voulons pas nous placer nous-mêmes sous une pression excessive. Nous parlons surtout d'Europe. Nous serions extrêmement déçus de ne pas nous qualifier du tout. Votre saison personnelle est excellente également.Je suis satisfait mais je peux mieux. 11 buts, ce n'est pas mal mais ce n'est pas brillant non plus. Mon entourage réagit de manière très positive. On apprécie le travail que j'effectue au service de l'équipe. Récemment, j'ai lu que j'étais le seul joueur de David Moyes, l'entraîneur engagé il y a un an et demi, à n'avoir raté aucune rencontre.Comment avez-vous réussi dans cette Premier League ? La saison passée, j'ai été touché à la cuisse en début de championnat. Dans ces conditions, il était difficile de retrouver mon rythme. C'était frustrant. Je me suis reblessé en décembre, alors que nous jouions trois matches par semaine. Cette année, tout est différent: je n'ai encore raté qu'un seul entraînement. Je le dois surtout à une excellente préparation estivale. Everton travaille avec un préparateur français qui, en cours de saison, nous a rejoints à trois reprises, pour quelques semaines chaque fois.Compte tenu de votre petite taille, comment vous débrouillez-vous face aux défenseurs?Beaucoup m'ont déjà affirmé qu'un petit avant vif était le plus difficile à contrer. Ici, je suis souvent en compagnie d'un avant de taille, qui fonctionne comme centre-avant. La vitesse, c'est l'essentiel en Angleterre. Regardez Thierry Henry. Le championnat est exigeant: on ne peut jouer à 70 ou 80% comme ça se produisait parfois à Anderlecht. Ces derniers mois, Wayne Rooney, votre jeune compatriote, fait la une. Est-il aussi bon qu'on le prétend?Il reçoit plus de publicité que David Beckham mais à juste titre. Il est incroyable, alors qu'il n'a que 17 ans. Il fait ce qu'il veut du ballon, il a de la technique et de la force. S'il reste les pieds sur terre, il deviendra un tout grand. Il doit simplement continuer à jouer comme il le fait . (M. Stockmans)