L'Union Belge a frappé très fort les Dragons et elle a eu entièrement raison. Le football pro est pris dans une telle spirale antisportive qu'il faut absolument placer joueurs et entraîneurs devant leurs responsabilités.
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L'Union Belge a frappé très fort les Dragons et elle a eu entièrement raison. Le football pro est pris dans une telle spirale antisportive qu'il faut absolument placer joueurs et entraîneurs devant leurs responsabilités. Y en a marre des pleurnicheurs, à la fois sur le terrain û dans l'action û mais également en dehors. On sait que les footeux exigent des arbitres ce qu'ils ne sont pas capables de donner : la perfection. Et que l'effet de loupe grossissante de la télévision ne fait rien pour amener le calme. L'arbitre prend une décision en une fraction de seconde et ne possède pas de ralenti. Les Français se sont acharnés sur l'arbitre après l'élimination de Lyon par le PSV. KimMilton Nielsen n'aurait pas vu un penalty sur un avant français en fin de prolongation : " Parce que le Danois était crevé et au milieu du terrain (...) parce que le juge de ligne n'a pas réagi (...) parce que l'arbitre était trop proche des Hollandais (...) parce que ceux-ci étaient très provocateurs avec nous ". Etc. Quand on perd, il y a toujours des explications sinon des excuses. Mais, bon sang, on espère tout de même que certains coaches soulignent qu'il est possible d'être à la fois concentré sur son jeu et d'avoir des rapports sympas avec l'arbitre pendant le match ! S'il est correct de dire que l'arbitre fait partie du jeu, il vaut mieux jouer avec lui que contre lui, non ? L'arbitre n'est pas un adversaire mais un élément dont il faut tenir compte car û sans lui û il n'y a pas de match. Quand un motard arrête un joueur sur l'autoroute, se fait-il engueuler ? On vit dans une société permissive comme jamais et l'autorité professorale et parentale est devenue politiquement incorrecte. Le respect a fichu le camp. Il n'y avait qu'à voir le coach de l'Inter Roberto Mancini s'adresser à Markus Merk lors d'Inter-Milan après le bombardement de Dida. L'Italien expliquait clairement que les débordements des hooligans étaient de la faute du directeur de jeu. Et Mancini s'en sort comme ça ? C'était de l'incitation à la haine, tout simplement. Qu'en dit le rapport de Merk ? Evidemment, le coach italien avait freiné des quatre fers au moment de rencontrer la presse et ne s'est pas engagé dans une épreuve de guérilla à la José Mourinho, qui s'en tire plus ou moins bien parce qu'il gagne. Mais le Portugais se fera lyncher par les médias s'il continue comme ça et si Chelsea ne gagne pas la Ligue des Champions. En repensant à Milan, c'est certain que l'arbitre ne doit pas penser aux conséquences de ses décisions sur les hooligans. Et pourtant, dans la finale du Heysel, il y a 20 ans, c'est exactement cela qui s'est passé : on a joué pour contrôler la situation. La raison d'Etat, la situation de guerre et les arbitres qui font penser aux soldats de l'ONU : exposés, faibles, sans pouvoir réel. Quelle horrible comparaison. Et pourtant... Il est en tout cas dérangeant de constater qu'un Mourinho a commencé par faire souffler un climat détestable sur le football européen alors qu'il coache en Angleterre, pays qui a fait plus que n'importe lequel pour contrer ses problèmes de hooliganisme. L'Italie doit s'inspirer des Anglais. Mais ce n'est pas la sanction ultra légère de l'UEFA (quatre matches à huis clos pour l'Inter) qui fera pression sur l'opinion publique italienne. On attend donc des mesures du ministre de l'Intérieur. En attendant, d'accord avec Rolland Courbis : l'Inter aurait dû être suspendue un an de foot européen ! On entend déjà les hurlements de protestation. C'est sans doute la faute à Dida, qui n'avait rien à faire dans sa surface de réparation bombardée ? John BaeteL'Inter aurait dû être SUSPENDUE UN AN de foot européen