T jörven De Brul : " Je n'ai jamais fait de fixation quant à l'identité du joueur avec lequel je procédais au traditionnel échange de maillots après un match. Le plus souvent, il en allait là, tout simplement, de l'adversaire le plus proche de moi au moment de regagner les vestiaires. C'est ce qui explique pourquoi mon armoire aux souvenirs ne regorge pas que de noms des plus ronflants. Face à l'Olympique Lyonnais, tourmenteur du Club Bruges en 1/8e de finale de la Coupe de l'UEFA 2001-02, j'avais par exemple hérité de la vareuse d' AlainCaveglia, qui n'était sûrement pas le plus prestigieux des joue...

T jörven De Brul : " Je n'ai jamais fait de fixation quant à l'identité du joueur avec lequel je procédais au traditionnel échange de maillots après un match. Le plus souvent, il en allait là, tout simplement, de l'adversaire le plus proche de moi au moment de regagner les vestiaires. C'est ce qui explique pourquoi mon armoire aux souvenirs ne regorge pas que de noms des plus ronflants. Face à l'Olympique Lyonnais, tourmenteur du Club Bruges en 1/8e de finale de la Coupe de l'UEFA 2001-02, j'avais par exemple hérité de la vareuse d' AlainCaveglia, qui n'était sûrement pas le plus prestigieux des joueurs rhodaniens. Un an plus tôt, au même stade de l'épreuve, j'avais toutefois fait une exception pour un attaquant bien précis : Patrick Kluivert, que j'étais appelé à affronter, avec les mêmes Bleu et Noir, à la faveur d'une double confrontation de prestige face au FC Barcelone. Le Hollandais n'est sans doute plus tout à fait hot aujourd'hui, mais à l'époque de notre duel, il était encore plutôt bien en jambes. C'était une figure emblématique du football international et, à ce titre, son maillot m'intéressait au plus haut point. Je me souviens qu'à deux reprises, je lui avais demandé de ne pas m'oublier en fin de match : la première fois dans le couloir menant au Camp Nou, et la deuxième en cours de partie. C'est dire si je tenais tout spécialement à ce bien (il rit). Parmi les autres avants de renom dont j'ai gardé une relique, je citerai en premier lieu Ole-Gunnar Solskjaer. L'échange, je m'en souviens comme si c'était hier, avait eu pour cadre le stade Roi Baudouin, le 25 mars 1998. Ce soir-là, face à la sélection nationale de la Norvège, j'avais effectué mon maiden match chez les Diables Rouges et je n'aurais bien sûr pu rêver de plus beau souvenir que le shirt de celui qui faisait alors figure d'incontournable tant dans l'équipe représentative de son pays qu'à Manchester United. Plus tard, j'ai encore obtenu la tunique d'un autre joueur de ce pays, mais un médian cette fois : Roar Strand, que j'ai rencontré, toujours avec le Club Bruges, face à Rosenborg Trondheim. Avec la Belgique, j'ai disputé une dizaine de joutes internationales. Toutes ne concernaient pas nécessairement des teams prestigieux. J'ai notamment joué contre le Luxembourg et Chypre, qui n'étaient pas à proprement parler des ténors du football européen. Mais d'autres noms étaient plus prestigieux. Comme la Bulgarie, emmenée à l'époque par Hristo Stoïchkov. Je ne sais pas qui a eu son maillot au terme de la partie. Moi, j'ai fait l'échange avec Stilian Petrov. Face au Japon, par la suite, j'ai encore eu droit à la vareuse de Masashi Nakata, actif à Perugia à ce moment-là. Il n'était peut-être pas aussi célèbre que son homonyme, HidetoshiNakata, mais il valait le détour quand même (il rit). Pour l'anecdote, je citerai, qu'à une occasion bien précise, un adversaire me réclama mon maillot. C'était après un match amical face à Benfica et il s'agissait de Dean Saunders. Il va sans dire que c'est avec plaisir que je me suis exécuté et que je lui ai réclamé la pareille. Car l'ancien puncheur de Liverpool et d'Aston Villa n'était évidemment pas le premier venu, lui non plus ".l BRUNO GOVERS