Le Lierse a entamé l'Intertoto à Andorre dimanche dernier, avec ses Espoirs qui ont repris le collier dès le 11 juin. Emilio Ferrera a préféré ménager son noyau A : " Et puis, voilà une belle occasion de permettre aux jeunes de jouer un match à enjeu, contre des amateurs qui ne s'entraînent que deux fois par semaine ".
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Le Lierse a entamé l'Intertoto à Andorre dimanche dernier, avec ses Espoirs qui ont repris le collier dès le 11 juin. Emilio Ferrera a préféré ménager son noyau A : " Et puis, voilà une belle occasion de permettre aux jeunes de jouer un match à enjeu, contre des amateurs qui ne s'entraînent que deux fois par semaine ". Emilio Ferrera : Oui. Ce sont des rendez-vous européens et le Lierse n'a guère d'expérience à ce niveau. Contrairement à Lokeren, par exemple, qui aligne beaucoup d'internationaux. Nous avons réussi à rétablir notre réputation à domicile et à stabiliser la défense mais nous n'exploitons pas encore pleinement le potentiel des joueurs. Le club vise les sept premières places, mais les joueurs et les entraîneurs sont plus ambitieux. Pour son expérience internationale et sa personnalité. C'est un gagneur. Il demande le ballon même quand l'équipe ne tourne pas. Ensuite, le Sporting a connu sa meilleure période avec Crasson. Je parle de la scène européenne car il est normal qu'Anderlecht gagne contre Westerlo, le Lierse ou Lokeren. Smeets est très bon. Il a reçu une nouvelle offre en février mais elle ne lui suffisait pas. Je suppose que c'est pour ça qu'il est parti. Non. J'avais trois priorités : Crasson, l'infrastructure et l'encadrement médico-sportif. On a bien travaillé. Début octobre, un nouveau complexe d'entraînement sera prêt à Berlaar, avec trois terrains pour le seul noyau A. Nous avons cinq entraîneurs pros : Rik Vandevelde, Patrick Deman et moi pour le noyau A, Eric Van Meir et Jean-Michel Lecloux pour le B. J'ai eu tout ce que je voulais. Ce club est très ambitieux. Je suis d'ailleurs étonné de lire tous les jours qu'il doit vendre des joueurs, car le président ne m'en a rien dit. Manchester United laisse partir Beckham et ne croyez-vous pas qu'Anderlecht et Genk feraient pareil pour Jestrovic et Sonck ? L'essentiel est que le président reste. Tant que Gaston Vets est là, je suis serein. Oui. Certains se sentent forts devant un journaliste mais se font tout petits quand ils doivent s'expliquer. Alors, ils jurent n'avoir rien dit. Mais je préfère être critiqué que susciter la pitié. Mes relations avec le président me suffisent. En football, tout le monde pense que son opinion est la bonne. On dirait que les gros titres deviennent l'essentiel. On fait du sensationnalisme, comme en Italie et en Espagne, à cette différence que là, avant de sombrer dans la sensation, on s'est beaucoup intéressé au jeu, surtout du temps de Cruyff. Nous avons besoin des journalistes pour éduquer les lecteurs mais je ne sais pas s'ils ont les moyens, ici, de suivre chaque entraînement et de tout analyser. Les entraîneurs utilisent beaucoup de clichés. Pour parler sérieusement, il faut définir un concept. Que signifie presser, jouer haut, dans le camp de l'adversaire ? C'est quoi, jouer offensivement ? Il n'y a pas de définition universelle. Du temps de Cruyff, c'était jouer en possession du ballon, comme à Beveren maintenant, mais Bruges le considère différemment. Nous employons donc des termes non définis. Jouer offensivement, ça sonne bien mais qu'est-ce que ça signifie vraiment ? Pour moi, se créer plus d'occasions de but que l'adversaire est un indice important. Quand je sens qu'un journaliste n'est pas objectif ou bien préparé, je le ressens comme un manque de respect. Ceux qui, après notre victoire à Anderlecht, se contentent de nous décrire comme une équipe de contre-attaque, se trompent. Il ne faut pas non plus passer son temps à voir en quoi peut encore progresser une équipe qui a terminé 15e un an avant et qui se retrouve dans le Top 5, voire sur le podium à la fin de la saison suivante.. Aucun mais je sais qu'il a raconté des choses négatives à mon sujet il y a quatre ans, quand j'ai fait mon entrée dans le monde du football. J'estime qu'on doit juger les gens sur leurs résultats. Quand je revois la carrière de Franky, je constate qu'il était un très bon joueur. Ma relation avec la presse a complètement changé. Au début, je parlais foot avec les journalistes comme avec des amis, je disais ce que je pensais. Mais mes propos ont été mal interprétés, donc, je ne le fais plus. Je m'intéresse surtout aux exercices fonctionnels. Je suis influencé par des entraîneurs qui font bien leur travail de terrain. Rien n'est plus beau que de revoir en match des phases exercées à l'entraînement. Quand j'étais avec Leo Beenhakker au Mexique, j'ai été impressionné par Marcelo Bielsa, qui entraînait l'Atlas. Le contenu de ses séances était parfait. J'ai toujours vécu pour entraîner. J'ai dirigé toutes les catégories d'âge et dans toutes les divisions. Maintenant, un entraîneur le devient parce que sa carrière de joueur est terminée et qu'il se demande ce qu'il va faire. Moi, je l'ai toujours désiré, comme j'ai voulu être enseignant. En primaire, j'aidais mes compagnons de classe. Nous formerions un bon staff mais ce serait difficile. Un Ferrera n'est déjà pas facile, alors imaginez ce que ce serait avec trois ! Je parle peu, j'ai peu de contacts... Je ne suis pas sociable. Je ne parle qu'avec les gens que je trouve intéressants. Je n'ai pas de temps à perdre. Et je suis timide. Je n'aime pas les fêtes. Quand je suis obligé de m'y rendre, je suis mal à l'aise. Je me sens mieux dans le giron familial ou avec des amis. Ce sont les mêmes qu'il y a 20 ans, d'ailleurs. J'aime aussi être sur le terrain ou dans mon bureau, avec les joueurs. Mais je ne ressens pas le besoin d'être sympathique à l'égard des autres. Je suis comme ça. Comment voulez-vous que je réponde ? Il y a cinq ans, j'étais à Lombeek, en Promotion. Donc, le Lierse constitue déjà une aventure fantastique. J'espère qu'elle durera. " Je préfère la critique à la pitié "