Si Saint-Servais a remporté le titre chez les dames, Waregem s'est adjugé la Coupe de Belgique. Une épreuve dont Marc Foucart s'est fait une spécialité. Il a participé à neuf finales et les a toutes remportées: trois avec Courtrai, trois avec St-Servais et trois avec Waregem.
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Si Saint-Servais a remporté le titre chez les dames, Waregem s'est adjugé la Coupe de Belgique. Une épreuve dont Marc Foucart s'est fait une spécialité. Il a participé à neuf finales et les a toutes remportées: trois avec Courtrai, trois avec St-Servais et trois avec Waregem.Quel est votre secret?Marc Foucart : Une bonne préparation du match. Et un peu de chance, il faut l'avouer. On a beau donner des directives, encore faut-il qu'elles soient correctement exécutées. Je connaissais les points forts de St-Servais, qui sont essentiellement le jeu rapide et les tirs à distance de l'Américaine Ann Lemire et de la Française Laurence Clauss. Nous avons connu un début de match tonitruant et sommes parvenus à empêcher le départ de leurs contre-attaques. Ce fut la clef du succès. Lors des finales précédentes, vous étiez le coach de l'équipe la plus forte. N'est-ce pas la première fois que vous remportez la coupe en qualité d'underdog?Nous n'avions effectivement pas les faveurs du pronostic. Pour cette raison, cette victoire-ci est peut-être la plus belle de toutes. Bien que nous n'étions pas favoris, j'étais confiant car nous avions connu beaucoup de problèmes avec les blessures tout au long de la saison. Une éclaircie s'est dessinée au bon moment.Vous n'avez toutefois pas pu reproduire cet exploit en finale des playoffs.Gagner un match face à St-Servais, c'est possible. En gagner deux, c'est déjà plus difficile. Et comme l'équipe qui vient d'être battue est toujours avide de revanche, je m'attendais à une phalange namuroise très motivée. Effectivement, nos adversaires avaient tiré les leçons de leur défaite de la veille. Après avoir perdu le premier match à domicile, il devenait quasiment utopique d'espérer l'emporter à deux reprises au Hall Octave Henry. Ce qui m'a frappé, là-bas, c'est l'énorme pression qui pèse sur les joueuses namuroises. Gagner n'est plus suffisant: si l'adversaire n'est pas ridiculisé, le public n'est pas content. La fatigue a peut-être joué un rôle également dans les playoffs. A l'exception d'Elena Ovtcharova, qui a 36 ans, St-Servais possède une équipe très jeune. Comme le temps de récupération était très court entre les matches, c'était un facteur important. Mais, pour Waregem, la saison est déjà réussie avec cette victoire en Coupe de Belgique.