Au terme du premier tour, le bilan personnel de Tim Smolders (24 ans) au RBC n'est pas mauvais : quatre buts en 17 rencontres, c'est mieux que ses statistiques au Club Bruges. L'ancien international Espoir végète pourtant dans les caves de l'Eredivisie, malgré un bon début de championnat. Il s'agira donc de bien repartir au second tour.
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Au terme du premier tour, le bilan personnel de Tim Smolders (24 ans) au RBC n'est pas mauvais : quatre buts en 17 rencontres, c'est mieux que ses statistiques au Club Bruges. L'ancien international Espoir végète pourtant dans les caves de l'Eredivisie, malgré un bon début de championnat. Il s'agira donc de bien repartir au second tour. Tim Smolders : Absolument car nous ne nous y attendions vraiment pas. Le RBC a achevé la saison passée à la 12e place, sans problème. Or, quand on compare les noyaux des deux exercices, on ne peut que constater que nous avons davantage de talent. Nous voulions passer la saison dans le ventre mou tout en réalisant de temps en temps un exploit contre une grande équipe. Il y a souvent un monde de différences entre rêve et réalité... Oui, surtout parce que j'ai joué chaque semaine. Un footballeur en a besoin, comme je le remarque. Je continue à m'amuser, même si j'ai marqué moins souvent après le début de championnat. Mes buts n'ont pas apporté grand-chose car nous avons généralement perdu ces matches. J'ai dû me réhabituer à ne plus gagner : au Club Bruges, ce n'était pas fréquent. J'étais gâté ! Je dois malheureusement vous répondre par des clichés : beaucoup de blessures, quelques suspensions survenues à des moments malheureux... Du coup, nous avons dû changer l'équipe à chaque match. Mais ce ne sont là que des excuses bon marché. Il est grand temps que certains se mettent en évidence et songent plus au collectif. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons livrer un bon deuxième tour. Non. L'un veut aller de l'avant, l'autre reculer, d'où de nombreux malentendus. Nous communiquons mal ou trop peu. Tout cela génère des problèmes. En tirant à la même corde, c'est tout ! Nous devons faire ce que l'entraîneur dit, sans suivre le cours de nos pensées. Les Néerlandais savent toujours tout mieux que tout le monde. Leur football est très ouvert mais nous manquons de cohésion et nous ne sommes pas assez compacts. Je pense souvent à Trond Sollied, à ses consignes et à son occupation de terrain immuable. C'était toujours 4-3-3. Il ne s'est pratiquement jamais départi de ce système. Tous les joueurs savent, à tout moment, que faire. Le RBC n'a pas cette clarté. Nous avons besoin de règles bien établies. Pas du tout. Je suis sûr que nous n'allons pas être relégués. Sinon, nous en serions les seuls coupables. Il appartient aux joueurs plus chevronnés de prendre les rênes. Je m'inclus dans ce groupe. Il communique beaucoup avec ses joueurs. C'est normal car c'est plus facile avec 13 éléments qu'avec 30. On me respecte beaucoup et on apprécie mes performances. Je reste cependant critique : je peux notamment améliorer mon démarrage. Mais je parle plus sur le terrain. Oui mais nous pouvons déjà nous estimer heureux de rester où nous sommes. L'ambiance est bonne. C'est peut-être un mauvais signe, d'ailleurs : il n'est jamais question de déception. D'autre part, chacun veut éviter la relégation. C'est une expérience nouvelle pour moi mais je m'y fais. Nous avons une chance : au début du second tour, nous affrontons des adversaires à notre portée. Quelques victoires nous offriraient le revirement escompté. par Fréderic Vanheule