Durant sa deuxième saison professionnelle, Thomas Pieters (23 ans) a parcouru plus de 137.000 kilomètres. Il voulait avant tout devenir plus régulier. Il a réussi 17 cuts, contre dix l'année dernière. Le golfeur belge a donc atteint son objectif. Mieux même : il a obtenu ses deux premières victoires au Tour européen en septembre, au KLM Open et aux Czech Masters. Il doit surtout sa progression à l'amélioration de son jeu court et de son putting car il a toujours été un ...

Durant sa deuxième saison professionnelle, Thomas Pieters (23 ans) a parcouru plus de 137.000 kilomètres. Il voulait avant tout devenir plus régulier. Il a réussi 17 cuts, contre dix l'année dernière. Le golfeur belge a donc atteint son objectif. Mieux même : il a obtenu ses deux premières victoires au Tour européen en septembre, au KLM Open et aux Czech Masters. Il doit surtout sa progression à l'amélioration de son jeu court et de son putting car il a toujours été un bon frappeur. Ses performances arrivent au bon moment : Pieters a vécu un été épouvantable, durant lequel des problèmes familiaux l'ont contraint à déclarer forfait pour plusieurs tournois. " Son grand-père, dont il était très proche, est tombé malade ", précise Lieselotte Pieters, soeur et manager de Thomas. " Pendant trois mois, il n'a vraiment pas eu la tête au golf. Notre grand-père est décédé en août. Thomas n'a repris goût à l'entraînement qu'à ce moment. Ses succès aux Pays-Bas et en Tchéquie l'ont aidé à se ressaisir. " Ces victoires ont permis au jeune Belge de remonter au classement : il est entré dans le top cent mondial et s'est qualifié parmi les trente premiers au Race to Dubaï, le critérium de régularité du Tour européen, comparable à la FedEx Cup au PGA Tour américain. La Race to Dubaï, emmenée par Rory McIlroy, connaît son apothéose ce week-end dans l'Etat du Golfe. Seuls les trente joueurs les plus réguliers du Tour européen peuvent y participer. Le Suédois Henrik Stenson a remporté les deux éditions précédentes. En plus de primes astronomiques (un million d'euros pour le vainqueur), un bon score offre un billet à l'Open de juillet. Il s'agit du plus ancien et du plus prestigieux major du golf. " Les dernières semaines de la saison revêtent un intérêt énorme ", poursuit Lieselotte Pieters. " Après Dubaï, Thomas se rendra sans doute en Afrique du Sud pour ce qui est en fait le premier tournoi de la prochaine saison. S'il est performant à Dubaï et en Afrique du Sud, il aura une chance de participer à une série de grands tournois, même si les Jeux de Rio constituent l'objectif majeur de l'année prochaine. " S'il avait entamé sa première année avec de multiples points d'interrogation, Pieters a acquis cette saison la sérénité requise, conclut Lieselotte, qui protège son frère de l'attention de la presse en ces semaines cruciales. PAR MATTHIAS STOCKMANS