Après s'être longtemps moqué des conséquences du coronavirus sur la population, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été admis le 6 avril aux soins intensifs de l'hôpital Guy's & St Thomas... La dernière fois que tu as foncé droit dans le mur ?

THOMAS DIDILLON : Quand je pensais encore naïvement qu'Anderlecht comptait vraiment sur moi. Je suis tombé des nues en l'espace de quelques semaines quand j'ai appris que ce n'était pas le cas. Ça a sans doute été une erreur de jugement de ma part, mais je reste sceptique. Je ne comprends pas pourquoi on ne m'a pas clairement dit les choses plus tôt.

Tout est vrai, ceci aussi : en voulant changer de pot, une Américaine a découvert que la plante qu'elle arrosait depuis deux ans était en fait en plastique. Toi aussi, tu as attendu le confinement pour te mettre à jardiner ?

DIDILLON : Malheureusement non, parce que j'ai emménagé à Genk dans une maison où les travaux venaient tout juste de se terminer. Ce qui fait que je n'ai pas encore de gazon... Juste un rosier sur la terrasse qu'on essaie péniblement de garder en vie. Et les plantes que ma chère et tendre, étudiante à Liège, a ramené de son appartement pour ne pas qu'elles meurent !

Alors que les États-Unis sont devenus l'un des foyers les plus importants de la contagion, une journaliste de Fox News s'inquiétait en direct à l'antenne du sort des femmes privées de leur coiffeur ou de leur manucure. Toi, c'est quoi qui te manque le plus en période de confinement ?

DIDILLON : Ça va aussi paraître idiot, mais c'est le foot. Notre saison a été stoppée deux jours avant le match le plus important de l'année et ça reste une frustration immense pour moi parce que, comme beaucoup de sportifs, j'aime mon métier. Je lui ai sacrifié toute ma vie, c'est dur d'apprendre à vivre sans.

En Autriche, le village de Sankt Corona, une station de ski, envisage de changer le nom de la mascotte touristique du village : une petite fourmi baptisée Corona. Toi aussi, tu penses que ta vie va changer après le confinement ?

DIDILLON : Je pense en tout cas que c'est une opportunité d'apprécier des choses différentes. Depuis un mois, je me suis remis à lire, à cuisiner des bons petits plats, à me balader en forêt. L'homme s'est toujours développé en s'adaptant. Là, par exemple, je viens de finir mon premier livre en anglais, " Grit " de Angela Duckworth. Probablement la première et la dernière fois que je faisais ça, mais je suis content de m'y être essayé.

Obligés de se réinventer, certains prêtres se sont mis à faire leur sermon sur YouTube. Au Royaume-Uni, pour sa première vidéo, Stephen Beach, le vicaire de la paroisse de St Budeaux a failli s'incendier en approchant sa caméra trop près d'un chandelier. Toi aussi, tu galères à faire des Skypes avec ta mamy depuis le début du confinement ?

DIDILLON : J'ai un contact régulier avec mes parents et mon frère et je dois dire que ça va. On maîtrise tous les bases des technologies modernes. Aucun incident à déplorer jusqu'ici. Je croise les doigts.

Une Indienne a donné naissance à des jumeaux en plein lockdown dû à la pandémie. Elle a décidé de les prénommer Corona et Covid. Toi, c'est quoi la moins bonne idée que tu as eue depuis le début du confinement ?

DIDILLON : D'avoir imposé " L'étrange Noël de Mr Jack " à ma compagne. Un chef-d'oeuvre de mon enfance qui n'a pas été apprécié à sa juste valeur ( rires).

Sue Radford, 45 ans, a donné naissance à une petite fille début avril, agrandissant au passage la plus grande famille du Royaume-Uni en accueillant son 22e enfant ! C'est quoi pour toi le nombre maximal pour un confinement optimal ?

DIDILLON : 24, c'est chaud quand-même ! En tout cas, si on veut s'offrir des petits moments de solitude. Moi, je suis en couple et on se supporte encore ( rires). Mais en vrai, qu'on soit deux, huit, seize ou 42, c'est un équilibre à trouver. Et clairement, ce n'est pas toujours facile.

© BELGAIMAGE
Après s'être longtemps moqué des conséquences du coronavirus sur la population, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été admis le 6 avril aux soins intensifs de l'hôpital Guy's & St Thomas... La dernière fois que tu as foncé droit dans le mur ? THOMAS DIDILLON : Quand je pensais encore naïvement qu'Anderlecht comptait vraiment sur moi. Je suis tombé des nues en l'espace de quelques semaines quand j'ai appris que ce n'était pas le cas. Ça a sans doute été une erreur de jugement de ma part, mais je reste sceptique. Je ne comprends pas pourquoi on ne m'a pas clairement dit les choses plus tôt. Tout est vrai, ceci aussi : en voulant changer de pot, une Américaine a découvert que la plante qu'elle arrosait depuis deux ans était en fait en plastique. Toi aussi, tu as attendu le confinement pour te mettre à jardiner ? DIDILLON : Malheureusement non, parce que j'ai emménagé à Genk dans une maison où les travaux venaient tout juste de se terminer. Ce qui fait que je n'ai pas encore de gazon... Juste un rosier sur la terrasse qu'on essaie péniblement de garder en vie. Et les plantes que ma chère et tendre, étudiante à Liège, a ramené de son appartement pour ne pas qu'elles meurent ! Alors que les États-Unis sont devenus l'un des foyers les plus importants de la contagion, une journaliste de Fox News s'inquiétait en direct à l'antenne du sort des femmes privées de leur coiffeur ou de leur manucure. Toi, c'est quoi qui te manque le plus en période de confinement ? DIDILLON : Ça va aussi paraître idiot, mais c'est le foot. Notre saison a été stoppée deux jours avant le match le plus important de l'année et ça reste une frustration immense pour moi parce que, comme beaucoup de sportifs, j'aime mon métier. Je lui ai sacrifié toute ma vie, c'est dur d'apprendre à vivre sans. En Autriche, le village de Sankt Corona, une station de ski, envisage de changer le nom de la mascotte touristique du village : une petite fourmi baptisée Corona. Toi aussi, tu penses que ta vie va changer après le confinement ? DIDILLON : Je pense en tout cas que c'est une opportunité d'apprécier des choses différentes. Depuis un mois, je me suis remis à lire, à cuisiner des bons petits plats, à me balader en forêt. L'homme s'est toujours développé en s'adaptant. Là, par exemple, je viens de finir mon premier livre en anglais, " Grit " de Angela Duckworth. Probablement la première et la dernière fois que je faisais ça, mais je suis content de m'y être essayé. Obligés de se réinventer, certains prêtres se sont mis à faire leur sermon sur YouTube. Au Royaume-Uni, pour sa première vidéo, Stephen Beach, le vicaire de la paroisse de St Budeaux a failli s'incendier en approchant sa caméra trop près d'un chandelier. Toi aussi, tu galères à faire des Skypes avec ta mamy depuis le début du confinement ? DIDILLON : J'ai un contact régulier avec mes parents et mon frère et je dois dire que ça va. On maîtrise tous les bases des technologies modernes. Aucun incident à déplorer jusqu'ici. Je croise les doigts. Une Indienne a donné naissance à des jumeaux en plein lockdown dû à la pandémie. Elle a décidé de les prénommer Corona et Covid. Toi, c'est quoi la moins bonne idée que tu as eue depuis le début du confinement ? DIDILLON : D'avoir imposé " L'étrange Noël de Mr Jack " à ma compagne. Un chef-d'oeuvre de mon enfance qui n'a pas été apprécié à sa juste valeur ( rires). Sue Radford, 45 ans, a donné naissance à une petite fille début avril, agrandissant au passage la plus grande famille du Royaume-Uni en accueillant son 22e enfant ! C'est quoi pour toi le nombre maximal pour un confinement optimal ? DIDILLON : 24, c'est chaud quand-même ! En tout cas, si on veut s'offrir des petits moments de solitude. Moi, je suis en couple et on se supporte encore ( rires). Mais en vrai, qu'on soit deux, huit, seize ou 42, c'est un équilibre à trouver. Et clairement, ce n'est pas toujours facile.