Votre palmarès renseigne des titres avec Genk et Anderlecht, vous avez été Diable Rouge. Vous n'avez pas l'impression d'avoir bâclé votre fin de carrière à Mons avec cette descente en D2 ?

Oui, j'aurais préféré finir d'une autre manière. La saison a été mauvaise à tous les niveaux, avec la relégation et l'ambiance pourrie dans le vestiaire. Mais on ne choisit pas toujours sa sortie. Je sentais que le moment était venu. L'envie n'y était plus. L'année dernière, suite à la fin de mon contrat à Anderlecht, j'avais bossé physiquement et j'avais passé deux ou trois coups d...

Oui, j'aurais préféré finir d'une autre manière. La saison a été mauvaise à tous les niveaux, avec la relégation et l'ambiance pourrie dans le vestiaire. Mais on ne choisit pas toujours sa sortie. Je sentais que le moment était venu. L'envie n'y était plus. L'année dernière, suite à la fin de mon contrat à Anderlecht, j'avais bossé physiquement et j'avais passé deux ou trois coups de fil. Cette fois-ci, je ne me suis pas entretenu et je n'ai pas ressenti de manque. Je n'allais pas attendre octobre pour m'y remettre et j'en ai tiré mes conclusions. Si j'avais gratté, j'aurais pu retrouver un club en D1 ou en D2. Yannick Ferrera m'a dit que j'étais le bienvenu à Saint-Trond. Oui, j'ai eu des contacts avec Tournai ou les Francs Borains. Mais je n'étais pas tenté. Non et je tiens à le souligner. Si j'avais voulu me lancer en politique, j'aurais attendu une période d'élections. J'ai envoyé moi-même mon CV et mes motivations en expliquant que j'étais prêt à mettre mon expérience au service du ministère. On m'a recontacté deux ou trois semaines plus tard. C'est un beau challenge. J'aurai l'occasion d'aider les personnes en place au sein du cabinet, de partager mon expérience du foot belge, de représenter le ministre à Bruxelles, etc. J'aimerais faire bouger les choses dans des dossiers comme le sport de haut niveau ou le foot pour tous. Je ne suis pas convaincu. J'aime le côté gestion des hommes et des caractères. Mais c'est un métier qui a des conséquences négatives sur la vie de famille. Par contre, je ne ferme pas la porte à un rôle de directeur technique ou d'entraîneur des jeunes. Comme je ne suis pas hyper doué en paris, je vais y réfléchir à deux fois ! (il rit) Madame l'avait bien pris... mais seulement deux jours ! Disons que j'aime l'idée de lier ma compétence en matière d'analyse et le plaisir de partager des émotions positives. PAR SIMON BARZYCZAK" Je ne compte pas me lancer en politique "