1. Tu as 37 ans. N'est-ce pas le moment de raccrocher et de laisser ta place à des jeunes ? A moins que tu ne continues faute de trouver un autre emploi qui paie aussi bien ?
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1. Tu as 37 ans. N'est-ce pas le moment de raccrocher et de laisser ta place à des jeunes ? A moins que tu ne continues faute de trouver un autre emploi qui paie aussi bien ? Hum... Les jeunes sont évidemment l'avenir d'un club et peut-être est-ce ce qui a incité Genk à prendre congé de moi. Pour que je ne barre pas un jeune, même si je restais important, grâce à mon expérience et à mon intuition. Tous les clubs subissent une certaine pression, pour jouer les PO1 ou pour éviter la relégation. Tôt ou tard, durant une saison, un club est confronté à une de ces situations et il a alors besoin de footballeurs chevronnés, qui sont capables de conserver leur niveau et leur sérénité car ce qui est en jeu, c'est le résultat. Mais si les jeunes font du sur-place, je peux les aider à passer ce cap, comme Paul Bosvelt et Pierre van Hooijdonk l'ont fait pour moi à Feyenoord jadis. Quant à l'aspect financier, j'ai reçu des offres pour entraîner les jeunes de Genk et travailler comme analyste ou commentateur. Si j'avais annoncé ma retraite, j'aurais reçu d'autres opportunités encore. En combinant plusieurs jobs, j'aurais donc conservé un revenu confortable. Cependant, les anciens collègues que j'ai consultés m'ont tous dit la même chose : essaie de jouer le plus longtemps possible, surtout si tu conserves ton niveau. 2. Que doit-il se passer, à quelle fréquence dois-tu jouer pour être satisfait, en fin de saison, d'avoir signé pour un an à Zulte Waregem ? Je pense que Zulte Waregem doit essayer de se qualifier pour les PO1. J'espère pouvoir l'y aider, sur le terrain comme en dehors. Découvrir la cuisine intérieure d'un autre club est intéressant en prévision du jour où j'arrêterai de jouer. Je conserve l'ambition de jouer mais j'ai aussi hâte de voir comment Francky Dury et son staff travaillent et ce dont Zulte Waregem est capable. Dès la première semaine, j'ai été agréablement surpris par l'encadrement et le professionnalisme du club, en tout cas. 3. Tu pouvais aussi rejoindre l'Antwerp : ton choix pour Zulte Waregem est-il aussi le choix d'un entraîneur moderne, Francky Dury, plutôt qu'un coach de la vieille école comme Laszlo Bölöni ? Je ne vais pas m'exprimer au sujet des autres clubs mais dès que les journaux ont signalé que j'étais libre, Francky Dury m'a téléphoné et il était très enthousiaste. Il est très motivé, même passionné quand il parle de football et c'est ce qui m'a décidé. 4. Tu restes à Kuringen. Quelles facilités Francky Dury t'accorde-t-il ? Par exemple, après un match à Genk, dois-tu retourner à Waregem avec le car puis revenir en voiture dans le Limbourg ? Nous n'en avons pas encore discuté. Je suppose que s'il y a entraînement le lendemain d'un match, je rentrerai avec le car et je passerai la nuit là. Pour le moment, je tâtonne. Faire la navette n'est pas idéal. J'ai besoin de repos et je dois encore trouver un équilibre. Heureusement, ce sont les grandes vacances. Mes enfants et ma compagne pourront être plus souvent auprès de moi. Je trouve important pour la stabilité de mes enfants qu'ils poursuivent leur scolarité dans le même établissement. Ils ont déjà traversé des moments pénibles mais ils ont reçu beaucoup de soutien dans la région. En plus, mon amie y travaille et peut dépanner. 5. Tu as publié un coeur bleu avec le message " goodbye isn't forever " sur les réseaux sociaux. Tu reconnais être un supporter enthousiaste de Genk et tu dis aussi que tu ne repousses pas le poste d'entraîneur des jeunes mais que tu l'étudies en fonction du déroulement de ta carrière. As-tu l'intention de retourner à Genk une fois ta carrière active achevée ? Passer neuf ans dans un club laisse des traces sur le joueur, le supporter et l'homme. Naturellement, le Racing est un beau club. Si je devais rester dans le milieu du football à l'issue de ma carrière, il y a de fortes chances que j'y travaillerais. Cette chance est même considérable.