Feyenoord n'a pas raté son départ, avec deux victoires en deux matches. Les Rotterdamois ont vaincu De Graafschap, promu, 6-1, puis aisément défait Willem II 0-4. D'après les observateurs, Feyenoord a joué de manière frivole, alliant domination physique et technique. L'équipe de Bart Goor et de Ruud Gullit n'a pas encore subi de véritable test mais son départ est prometteur. Un regret, toutefois : pour l'heure, Thomas Buffel est sur le banc. A Tilburg, il est resté sur la touche pendant 90 minutes, alors que Dirk Kuijt et Salomon Kalou évoluaient en pointe. Kuijt a joué avec panache, d'ailleurs, car il a marqué quatre buts en deux matches. La saison passée, il avait trouvé le chemin des filets systématiquement, lors des six dernières journées. Pour beaucoup de Néerlandais, il est le favori au titre de meilleur buteur. Mais devons-nous nous tracasser à propose de Buffel ?

Thomas Buffel : Pas vraiment, la saison est encore longue. J'ai déjà été important pour Feyenoord, dans le passé, et je conserve le sentiment de pouvoir l'être encore à l'avenir.

Comment gérez-vous la pression ?

Elle croît évidemment car tout le monde veut savoir ce qui arrive et pourquoi. Je ne peux pas dire grand-chose, si ce n'est que je vais essayer de prouver que je suis prêt si l'entraîneur me donne ma chance. Je tenterai de faire basculer un match. C'est peut-être plus important que de tourner dans une équipe qui s'impose par cinq ou six buts d'écart.

Vous avez eu un entretien avec Ruud Gullit avant le premier match de la saison.

En effet.

Et au repos, vous avez été remplacé.

C'est exact.

Conclusion : vous n'avez pas fait ou apporté ce que l'entraîneur demandait.

Je trouve avoir bien joué mais de Graafschap a été très défensif. Je ne souhaite pas dévoiler pour l'instant ce que Ruud Gullit m'a dit. C'est prématuré. D'ailleurs, j'ai le sentiment d'être déjà sur le chemin du retour car je reçois des signaux positifs.

Que peut faire Salomon Kalou de plus que vous ?

Je préfère ne pas répondre. Posez la question à Ruud Gullit.

Il aime aussi réaliser des actions, vous avez la même taille. Est-ce une question de puissance et de finition ?

Ce sont des questions difficiles. Je veux laisser parler mes pieds, être affûté sur le terrain. Aujourd'hui, je préfère ne pas trop en dire. Tout est nouveau pour moi. Jamais je n'ai vécu ça à Feyenoord. Les gens croient toujours en moi, ici, je le sens. C'est pour ça que je préfère rester serein et discret.

Aimé Anthuenis s'est effrayé en apprenant la nouvelle. Dans quelle mesure une sélection nationale vous apporte-t-elle une certaine sérénité ?

C'est une parenthèse dans le rythme quotidien. Une bonne occasion de montrer que je suis un des meilleurs. De ce point de vue, ma prestation en Norvège a été un soulagement. Elle m'a permis d'émerger d'une situation étrange et j'ai marqué deux buts. Pour un attaquant, c'est évidemment crucial.

Les Diables Rouges sont-ils prêts pour les qualifications du Mondial ?

Je l'espère. Il faut en tout cas gagner le premier match. Ce ne sera pas facile, même si ce premier adversaire n'est pas des plus prestigieux.

En Norvège, les phases arrêtées ont à nouveau posé problème.

Les Norvégiens sont spécialistes en la matière. D'autre part, je trouve que nous n'avons pas opposé assez de résistance. J'ai appris qu'à ce niveau, on ne marque pas si facilement de la tête. Il faut opérer intelligemment et déséquilibrer l'adversaire. Sur la scène internationale, on ne siffle de toute façon pas, surtout si on s'y prend bien et qu'on prend soin de laisser l'adversaire entre soi et l'arbitre.

Est-ce une question d'entraînement ?

Une équipe nationale a rarement beaucoup d'automatismes. Il faut prendre l'adversaire individuellement, pas en zone. La manière m'importe peu, pour autant qu'on réussisse.

par Frédéric Vanheule et Peter T' Kint

Feyenoord n'a pas raté son départ, avec deux victoires en deux matches. Les Rotterdamois ont vaincu De Graafschap, promu, 6-1, puis aisément défait Willem II 0-4. D'après les observateurs, Feyenoord a joué de manière frivole, alliant domination physique et technique. L'équipe de Bart Goor et de Ruud Gullit n'a pas encore subi de véritable test mais son départ est prometteur. Un regret, toutefois : pour l'heure, Thomas Buffel est sur le banc. A Tilburg, il est resté sur la touche pendant 90 minutes, alors que Dirk Kuijt et Salomon Kalou évoluaient en pointe. Kuijt a joué avec panache, d'ailleurs, car il a marqué quatre buts en deux matches. La saison passée, il avait trouvé le chemin des filets systématiquement, lors des six dernières journées. Pour beaucoup de Néerlandais, il est le favori au titre de meilleur buteur. Mais devons-nous nous tracasser à propose de Buffel ? Thomas Buffel : Pas vraiment, la saison est encore longue. J'ai déjà été important pour Feyenoord, dans le passé, et je conserve le sentiment de pouvoir l'être encore à l'avenir. Elle croît évidemment car tout le monde veut savoir ce qui arrive et pourquoi. Je ne peux pas dire grand-chose, si ce n'est que je vais essayer de prouver que je suis prêt si l'entraîneur me donne ma chance. Je tenterai de faire basculer un match. C'est peut-être plus important que de tourner dans une équipe qui s'impose par cinq ou six buts d'écart. En effet. C'est exact. Je trouve avoir bien joué mais de Graafschap a été très défensif. Je ne souhaite pas dévoiler pour l'instant ce que Ruud Gullit m'a dit. C'est prématuré. D'ailleurs, j'ai le sentiment d'être déjà sur le chemin du retour car je reçois des signaux positifs. Je préfère ne pas répondre. Posez la question à Ruud Gullit. Ce sont des questions difficiles. Je veux laisser parler mes pieds, être affûté sur le terrain. Aujourd'hui, je préfère ne pas trop en dire. Tout est nouveau pour moi. Jamais je n'ai vécu ça à Feyenoord. Les gens croient toujours en moi, ici, je le sens. C'est pour ça que je préfère rester serein et discret. C'est une parenthèse dans le rythme quotidien. Une bonne occasion de montrer que je suis un des meilleurs. De ce point de vue, ma prestation en Norvège a été un soulagement. Elle m'a permis d'émerger d'une situation étrange et j'ai marqué deux buts. Pour un attaquant, c'est évidemment crucial. Je l'espère. Il faut en tout cas gagner le premier match. Ce ne sera pas facile, même si ce premier adversaire n'est pas des plus prestigieux. Les Norvégiens sont spécialistes en la matière. D'autre part, je trouve que nous n'avons pas opposé assez de résistance. J'ai appris qu'à ce niveau, on ne marque pas si facilement de la tête. Il faut opérer intelligemment et déséquilibrer l'adversaire. Sur la scène internationale, on ne siffle de toute façon pas, surtout si on s'y prend bien et qu'on prend soin de laisser l'adversaire entre soi et l'arbitre. Une équipe nationale a rarement beaucoup d'automatismes. Il faut prendre l'adversaire individuellement, pas en zone. La manière m'importe peu, pour autant qu'on réussisse. par Frédéric Vanheule et Peter T' Kint