" Je ne comprends pas que Luzon n'ait jamais fait la une de Charlie Hebdo ", " C'est un bon joueur mais il a deux neurones qui se télescopent " : directs, vos propos mêlent provocation et dérision. C'est assez atypique pour un journaliste/consultant, non ?

Le but de la provocation est de donner de l'ampleur à des choses qui semblent minimes. Ce qui est difficile dans le registre oral de la dérision, c'est qu'il n'y a pas de petit smiley à ajouter. J'espère ne pas être mal compris. Il m'est arrivé de blesser certaines personnes, c'est gênant mais j'aime les risques. Je me fous de la gueule des autres depuis tout petit. Le monde du...

Le but de la provocation est de donner de l'ampleur à des choses qui semblent minimes. Ce qui est difficile dans le registre oral de la dérision, c'est qu'il n'y a pas de petit smiley à ajouter. J'espère ne pas être mal compris. Il m'est arrivé de blesser certaines personnes, c'est gênant mais j'aime les risques. Je me fous de la gueule des autres depuis tout petit. Le monde du foot se prête bien à la dérision car c'est un spectacle et un jeu surinvestis par des enjeux sociaux, émotionnels et financiers. Certains en vivent et, pour d'autres, il représente une respiration dans une vie pourrie. Je travaille avec Patrick de Koster, l'agent de Kevin de Bruyne. Le but est d'offrir une aide quotidienne à des joueurs pour qu'ils n'aient qu'à penser à leur match. J'essaie de ne pas les évoquer dans les médias car je ne serais pas objectif. Je travaille pour Paris Match mais je ne suis plus journaliste sportif. Je n'ai pas de carte de presse et je n'appartiens à aucun syndicat ou corporation. En radio, je suis consultant, animateur, chroniqueur, appelez-moi comme vous voulez, et je me définis comme arbitraire et subjectif. Patrick Vervoort, un des meilleurs analystes télé en Flandre, et Khalilou Fadiga travaillent aussi dans le management. Je ne vais pas jouer les faux ambitieux : oui, j'en ai envie, tout en veillant à ne pas tomber dans le piège de l'égo. La radio m'a toujours fasciné mais, si on me propose la télé, je fonce les yeux fermés. J'apprécie plusieurs journalistes, à l'image de Rodrigo Beenkens, un vrai modèle qui m'a bien conseillé. Mais, sans juger ce que d'autres ont fait, ce serait impossible. J'ai un sentiment quasi filial vis-à-vis de RTL. Et Stéphane Pauwels compte beaucoup pour moi. Il a cette générosité rare dans les médias de faire grandir les autres autour de lui. PAR SIMON BARZYCZAK" Stéphane Pauwels a cette générosité rare de faire grandir les autres "