Pas facile, pour les gens de la VRT, de trouver un invité de Beveren après la finale de la Coupe de Belgique : les Ivoiriens sont francophones, le Letton ne dit pas un mot et les deux Belges inscrits sur la feuille n'ont peu ou pas joué.
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Pas facile, pour les gens de la VRT, de trouver un invité de Beveren après la finale de la Coupe de Belgique : les Ivoiriens sont francophones, le Letton ne dit pas un mot et les deux Belges inscrits sur la feuille n'ont peu ou pas joué. Le choix de la télé néerlandophone s'est donc porté sur TheoCusters, l'entraîneur des gardiens, et il n'y a pas de regret à avoir. Car Custers sait rire, y compris de lui-même. Il accepta ainsi de se faire raser, en studio, la moitié de la moustache qu'il porte depuis 35 ans. " L'autre moitié, on me la rasera à Beveren, comme promis ", dit-il. " Cela fait quand même bizarre, je me sens mal. Nu ? Non, j'ai souvent été nu : c'est encore autre chose ". L'ex-portier conserve aussi un franc-parler qui a de moins en moins cours dans le monde du football mais aussi une grande honnêteté qui flatte sa crédibilité. Quand on lui pose, pour la mille et unième fois, la question de savoir qui de lui ou de Jean-MariePfaff était le meilleur, il n'hésite pas : " Jean-Marie a joué 60 matches en équipe nationale, moi 11. C'était donc lui le numéro un ". Mais si Custers était en studio, c'était pour parler de Beveren et de son protégé, BarryCopa. " Sur le premier but, il hésite. Et le second est entièrement de sa faute. Mais je lui pardonne ". Il y eut aussi cette gifle à GaëtanEnglebert. Là, Custers fait la grimace : " Ce que Copa a fait n'est pas bien, c'est évident. Mais il ne faut pas sous-estimer la responsabilité d'Englebert non plus. Les adversaires savent que nos joueurs ont le sang chaud et ils n'hésitent pas à les provoquer ". Mais pour Custers, cela n'enlève rien à la classe de Copa. " C'est un super gardien et j'aimerais que Beveren puisse le conserver mais ce sera difficile. A moins que les supporters ne fassent une collecte. Je suis prêt à contribuer, d'autant que cela me permettra peut-être de garder mon job puisque je suis en fin de contrat ". Or, Custers est resté très longtemps à l'écart du monde du football. Etait-il malheureux pour autant ? " Je suis souvent heureux ! Toujours même ! La vie de tenancier de café ? C'était un choix, même si ce n'était pas facile tous les jours. Je pesais 117 kilos (107 aujourd'hui) et je n'étais pas saoul chaque soir, mais régulièrement tout de même. Ce n'est pas trop grave car j'aime bien faire le clown. J'ai 53 ans, je veux être adulte à 60 : il me reste un peu de temps. " Cette philosophie lui permet sans doute de relativiser les frasques des footballeurs africains de Beveren. " Pour nous, cinq minutes de retard, c'est grave mais ils arrivent parfois trente minutes après l'heure du rendez-vous. On dit que nous sommes devenus leurs boys et c'est peut-être vrai mais ils nous procurent aussi du plaisir. Il n'est pas donné à n'importe quel entraîneur de travailler avec eux et Herman Helleputte n'en a que plus de mérite. J'en connais qui deviendraient fous mais je ne veux pas citer de noms pour ne pas être désagréable ". (P. Sintzen)