" Dynamite Jack m'étonne depuis que je le connais et cela ne date pas d'hier. D'Ixelles au RWDM, durant les années 60 et 70, cet excellent attaquant gaucher (13 sélections nationales : 1 but) a joué dans quatre grands clubs bruxellois. Quarante ans plus tard, il réalise un exploit peu banal. Jacques Teugels (66 ans) a toujours été un comédien dans le bon sens du terme, quelqu'un qui aime s'amuser et... amuser les autres. Il a décroché un petit rôle dans le film du réalisateur bruxellois, et grand amateur de footb...

" Dynamite Jack m'étonne depuis que je le connais et cela ne date pas d'hier. D'Ixelles au RWDM, durant les années 60 et 70, cet excellent attaquant gaucher (13 sélections nationales : 1 but) a joué dans quatre grands clubs bruxellois. Quarante ans plus tard, il réalise un exploit peu banal. Jacques Teugels (66 ans) a toujours été un comédien dans le bon sens du terme, quelqu'un qui aime s'amuser et... amuser les autres. Il a décroché un petit rôle dans le film du réalisateur bruxellois, et grand amateur de football, Stephan Streker : Le monde nous appartient. Ce long métrage a été présenté à Gand et sera projeté sur les écrans bruxellois en fin d'année. Pour la petite histoire : depuis son rôle dans ce film, son épouse l'appelle Belmondo, haha. A sa façon, on peut dire que " TeugelsgoestoHollywood ". A Anderlecht durant les années 60, il est barré par une incroyable concurrence ( Paul VanHimst, Johan Devrindt, Jan Mulder, Wilfried Puis, Jacky Stockman) mais contribue à la conquête de deux titres, en 1967 et 1968. Anderlecht le prête durant trois ans à l'Union Saint-Gilloise, de 1968 à 1971. Il devient international en jouant au Parc Duden. A cette époque, Jacques est populaire et a ses entrées au journal LesSports dont le rédacteur en chef, le légendaire Jacques Lecoq, ne jure que par les " Jaune et Bleu " qui militent encore en D1. Alors, quand il a marqué un but le dimanche, notre homme sait où aller quelques heures plus tard pour obtenir la photo de son exploit. Après le bouclage du quotidien, la troisième mi-temps peut commencer avec les journalistes. Au menu, dans un bistrot situé près du journal : des montagnes d'£ufs mollets et des rivières de mousse. Notre homme a une préférence prononcée pour une bière danoise et mérite son deuxième surnom : Jacques Tuborg. Il signe au Racing White en 1971 et c'est le début d'une nouvelle aventure. Le stade Fallon est son troisième stade bruxellois de D1 et Jacques y confirme son statut d'attaquant en vue de notre D1. En 1973-74, Teugels accompagne ses équipiers au Daring pour former le RWDM, champion un an plus tard. Pourtant, ses débuts ne sont pourtant guère faciles au stade Edmond Machtens où les supporters lui préfèrent un excellent attaquant wallon : Philippe Garot. Jacques se retrouve même en équipe réserve avant de devenir un des grands artisans de la conquête du titre. Après, il évolue à La Louvière, à Heirnis Gand, Boitsfort et Ixelles et devient représentant de commerce en articles de sports et dans l'Horeca. Il a toujours sa propre société et continue à visiter ses nombreux clients. Je suppose que cet acteur de la grande histoire du football bruxellois doit leur parler de son film ( Le monde nous appartient) : non peut-être... " PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE BILIC