Quelques secondes après le coup de sifflet final, le capitaine Timmy Simons a expédié le ballon en l'air et les Diables Rouges ont hurlé leur joie. Il fallait gagner en Arménie et ils l'ont fait : 1-0. Une victoire à l'arraché, cinq occasions au cours des 45 premières minutes, dont deux très belles. Mais pour marquer, il aura tout de même fallu attendre un ballon aérien sur lequel les Belges, plus forts physiquement, se sont logiquement imposés. Daniel Van Buyten n'a pu placer qu'un heading mais ce fut le bon. Il a profité d'une rentrée de touche pour placer sa tête car avant cela les trois coups de coin belges furent mal négociés. Cette rentrée de touche avait été effectuée par Jelle Van Damme, qui le força lui-même en s'infiltrant dans la défense arménienne. Le défenseur d'Anderlecht entama pourtant le match de la même manière que ces dernières semaines dans son club : hésitant, moyen, il commit même une faute dans le rectangle qui avait des airs de penalty. Mais au fil des minutes, il se reprit.
...

Quelques secondes après le coup de sifflet final, le capitaine Timmy Simons a expédié le ballon en l'air et les Diables Rouges ont hurlé leur joie. Il fallait gagner en Arménie et ils l'ont fait : 1-0. Une victoire à l'arraché, cinq occasions au cours des 45 premières minutes, dont deux très belles. Mais pour marquer, il aura tout de même fallu attendre un ballon aérien sur lequel les Belges, plus forts physiquement, se sont logiquement imposés. Daniel Van Buyten n'a pu placer qu'un heading mais ce fut le bon. Il a profité d'une rentrée de touche pour placer sa tête car avant cela les trois coups de coin belges furent mal négociés. Cette rentrée de touche avait été effectuée par Jelle Van Damme, qui le força lui-même en s'infiltrant dans la défense arménienne. Le défenseur d'Anderlecht entama pourtant le match de la même manière que ces dernières semaines dans son club : hésitant, moyen, il commit même une faute dans le rectangle qui avait des airs de penalty. Mais au fil des minutes, il se reprit. Ceci est le résumé pratiquement complet d'un mauvais match, tels ceux que l'on avait vus contre le Kazakhstan ou à l'occasion des qualifications pour la Coupe du Monde à Belgrade. L'équipe était présente derrière et les Belges sont toujours capables de préserver le nul. Comme face aux Kazakhs, Stijn Stijnen s'est montré très attentif sur les quelques ballons qu'il a eu à se mettre sous la dent. A Bruges, on dit qu'il est le deuxième gardien du club. Il est possible que, sur papier, Glenn Verbauwhede détienne plus de classe mais le mental est aussi un atout et Stijnen dégage une grosse impression de calme. La défense s'est donc très bien comportée avec, à droite, un Pieter Collen gérant son registre habituel : meilleur défensivement qu'offensivement. Il n'est arrivé de l'autre côté du terrain qu'une seule fois mais il a effectué son travail sobrement jusqu'à ce qu'il se déboîte l'épaule dans un duel apparemment anodin. AnthonyVanden Borre est alors entré au jeu et lui aussi fut égal à lui-même : plus fort balle au pied mais aussi plus fougueux. En l'absence de ThomasVermaelen et VincentKompany (même si celui-ci n'a pas encore joué derrière depuis que René Vandereycken a repris l'équipe), Carl Hoefkens fut associé à Daniel Van Buyten. Un duo très fort physiquement qui ne fut pris en défaut qu'une seule fois sur une passe en profondeur. Heureusement, Stijnen était attentif. On peut reprocher au bloc défensif belge d'avoir trop reculé en deuxième mi-temps et de ne pas avoir soigné la relance. Le coach fédéral n'apprécie pas le football anglais parce que le jeu long fait en sorte que l'équipe perd trop souvent le ballon mais il n'hésite pas à demander à son équipe de pratiquer de la sorte. Tous les trous étaient bien bouchés et c'est l'essentiel. Le problème, c'est à nouveau dans la reconversion offensive qu'il résidait. L'entrejeu belge est composé de récupérateurs, de marathoniens. Trois des quatre joueurs alignés mercredi sont capables de s'infiltrer de la deuxième ligne et, en théorie, le danger peut donc venir de partout. Mais en pratique, les Diables Rouges ne sont jamais arrivés qu'une seule fois à mettre l'un des trois sur orbite. Peu avant la demi-heure, un changement d'aile rapide déséquilibra les Arméniens et la remise de Karel Geraerts isola Koen Daerden devant le but mais le Brugeois tira dans le filet latéral. Un bon Daerden aurait marqué, comme un bon BartGoor le faisait régulièrement voici quelques années. Mais Daerden ne respire pas encore la forme. Lorsqu'il entra au jeu, Goor apporta de la tranquillité et de la classe à l'équipe mais sa force de pénétration n'est plus ce qu'elle était. Offensivement, les médians belges ont trop peu apporté parce qu'ils se ressemblent trop et apportent peu de changements de rythme ou de passes en finesse. Les remises de Geraerts étaient souvent trop courtes, Englebert a très bien joué sur le plan défensif mais n'était nulle part offensivement. Le seul officier de liaison fut Steven Defour, qui jouait heureusement dans l'axe et pas sur le flanc comme au Standard. C'est là qu'on s'est aperçu que la technique restait la base de tout. Defour et Goor ont moins souffert de l'état du terrain ou du ballon tandis que les autres ont semblé se battre avec ces deux éléments pendant 90 minutes. Le plus affecté semblait être Luigi Pieroni. Constamment hors-jeu, il a peu combiné mais a tout de même tiré trois fois au but. Il sait le faire mieux que personne et c'est essentiel pour un attaquant. Mais cela suffit-il au niveau international ? Comme face au Kazakhstan, lorsqu'il entra au jeu, il a manqué quelque chose à l'attaquant liégeois qui n'a encore marqué que dans un seul de ses 17 matches internationaux : un peu trop court, mauvais contrôle, hors-jeu. Moussa Dembele, lui, fit quelques tours de magie avec le ballon. Ce n'était pas très efficace mais il eut le mérite d'entamer des actions. Il est cependant urgent qu'il joue davantage à AZ : 51 minutes en deux matches, c'est trop peu pour tenir tout un match avec les Diables et cela s'est remarqué à Erevan. Chaque match est différent mais, en principe, la deuxième mi-temps à Erevan, la capitale de l'Arménie, aurait pu constituer un très bon entraînement avant la rencontre du 7 octobre à Belgrade. La dernière fois que les Belges y ont joué, ils n'auraient jamais pu prétendre à mieux qu'un 0-0 et ils n'ont jamais réussi à placer un contre. A Erevan non plus, d'ailleurs. Le sélectionneur a encore beaucoup de pain sur la planche et il faudra plus qu'une tête chercheuse en Serbie. PETER T'KINT